Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc

2008

20-Déc-2008 - Madame Kosciusko-Morizet nous reçoit.    [Galerie photos]

Venue en Haute-Savoie saluer les mesures prises en matière d'amélioration de la qualité de l'eau, de l'Arve en l'occurrence, Madame Nathalie Kosciusko-Morizet, Secrétaire d'état à l'écologie, nous a reçus à l'initiative de M. Martial Saddier député. L'occasion pour l'ARSMB, PRO-MONT-BLANC, la FRAPNA et ASTERS d'évoquer avec la ministre nos préoccupations respectives. L'occasion également de jauger nos chances de voir aboutir nos propositions à plus ou moins long terme, chacun ayant bien conscience que patience est plus précieuse des vertus.
Ont été abordés les questions relatives à l'écoredevance, le report modal, le suraménagement de la montagne, les carrières sauvages, le classement du Mont-Blanc au patrimoine mondial de l'UNESCO, l'aménagement du territoire, le conservatoire des espaces naturels. Autant de nos objectifs à réaffirmer en haut lieu, pour la préservation de notre territoire si "culturellement" riche, et aussi pour l'intérêt général et celui des générations à venir. Le message est passé, comme autant de germes en un sol prometteur.

Pour nous envoyer un email a ce sujet cliquez ici
 

19-Déc-2008 - Une bonne initiative.

Organiser une conférence à Cluses sur le thème"La pollution dans la vallée de l'Arve, conséquences et remèdes", relève d'un certain courage ou en tout cas d'une certaine prise de risques. Et pourtant le pari a été réussi par l'Association "Sentiers citoyens" et son président Philippe Deparis.
Une salle comble, un débat animé mais constructif, démontraient la curiosité des gens de la vallée, leur inquiétude aussi. D'autant que le diaporama commenté par Didier Chapuis de "L'air de l'Ain et des pays de Savoie", bien qu'objectif et étayé par des données irréfutables, n'était pas fait pour complètement rassurer.
L'exposé initial sur la loi L.A.U.R.E déclinant le droit universel à respirer un air pur montrait les écarts entre les bonnes intentions légiférées et la réalité du terrain: Principaux accusés: le chauffage domestique et l'inéluctable trafic routier. Et de dénoncer l'inefficacité des pseudo mesures prises par le Préfet lors des pics de pollution dépassant les seuils autorisés. Et de constater que seule une providentielle averse avait le pouvoir de chasser cet inévitable nuage, chargé par la fatalité bien sûr, en poussières fines, et en oxydes en tous genres, tous autant cancérigènes les uns que les autres. De confirmer également que hors les pics de pollution, c'est une exposition chronique à un air médiocre ou moyen qui est la plus nocive à la santé publique. Et chacun d'émettre des solutions pour tenter d'améliorer la situation: Les comportements individuels, le report modal, l'éducation des Jeunes, et bien sûr de courageuses décisions politiques.
Vous avez dit politiques? Pas un dans la salle, pas un seul, pas plus qu'un seul médecin. Il est vrai que les salles d'attente en cette période de l'année sont combles. Alors on a fait sans eux dans des échanges riches et avertis, lanceurs d'alerte, mais empreints d'un tenace espoir.

Pour nous envoyer un email a ce sujet cliquez ici
 

18-Déc-2008 - Le Fréjus ferme le Mont-Blanc carbure....    [Galerie photos]

Alors que dans notre vallée tant d’efforts sont faits en direction de ces modes de transport faiblement émetteurs de gaz à effet de serre, moins consommateurs d’énergie et plus respectueux de ce merveilleux environnement du Mont-Blanc ;
Alors que dans le domaine du chauffage les modes alternatifs ( chaudières gaz, granulés bois…) se développent de plus en plus ;
Est-il raisonnable d’accepter que chaque année quelques 600.000 poids lourds continuent de polluer le pays du Mont-Blanc ?
D'autant que suite à un accident survenu dans le tunnel du Fréjus ayant endommagé les gaines de ventilation, l'ouvrage sera fermé à la circulation pour plusieurs jours. Le report se fait tout naturellement au Mont-Blanc. Et voilà de retour le stockage sur l'autoroute, et une fois de plus le talon d'Achille du système tout routier.


Pour nous envoyer un email a ce sujet cliquez ici
 

17-Déc-2008 - Des efforts très louables.    [Galerie photos]

L’ARSMB prend acte avec satisfaction des actions concrètes engagées par l’ensemble des acteurs et des habitants afin de réduire l’« empreinte écologique » des déplacements internes à la vallée.
Après l’amélioration du cadencement des trains sur la ligne SNCF Le Fayet/Martigny, la mise en place de sa gratuité entre Servoz et Vallorcine, la mise à disposition des « Mulets » pour les déplacements en centre ville, la réalisation de parking relais, voilà que le transport urbain desservant toute la vallée se dote des matériels roulants les plus performants à ce jour en terme de norme anti-pollution.
Cette présentation d’autobus Euro V sur le parking du Grepon est d’autant plus symbolique qu’elle se déroule à l’endroit précis où pétaradaient les bolides de « feu » les fumeuses 24 heures sur glace d’antan.
Que de chemin parcouru…

Pour nous envoyer un email a ce sujet cliquez ici
 

03-Déc-2008 - Echange TLF (Transport et Logistique de France)et ARSMB

C'est suite à la parution d'un article du Dauphiné Libéré, relatant les démarches de notre député Martial Saddier à l'Assemblée Nationale, que TLF nous a communiqué sa réponse. Evidemment nous avons réagi.
Voici le contenu des échanges:
TLF
PAYS DE SAVOIE COMMUNIQUE DE PRESSE
Le lundi 17 novembre 2008

LA TAXE POIDS LOURDS EN QUESTION


Dans votre article du lundi 10 novembre 2008 intitulé : « Saddier et la taxe poids lourds », le rédacteur de votre journal semble accréditer les propos émis par le député SADDIER en concluant : « D’où le besoin de cette éco-redevance. » En guise de synthèse, on peut décemment affirmer que votre journaliste et notre représentant haut savoyard à l’Assemblée nationale laissent miroiter à vos lecteurs que la mise en œuvre de cette nouvelle taxe induira une baisse systématique du trafic des poids lourds sur notre département en général et au sein de la vallée de Chamonix en particulier.

En tant que représentant des entreprises du transport routier de marchandises, nous tenons à alimenter la réflexion de nos concitoyens en leur communiquant les éléments suivants :

- Aujourd’hui, aucune alternative crédible et efficiente ne peut se substituer au transport par voie routière. Certes, à moyen et long terme, les grandes lignes du fret ferroviaire permettront, peut-être, d’endiguer une partie des grands flux. Mais, les multiples dessertes régionales et départementales exigeront toujours l’utilisation du camion pour continuer à exister. Aux vues de ces éléments, force est de constater que le poids lourds, oh combien maudit et décrié (alors que les nouvelles normes techniques et réglementaires auxquelles il est soumis génèrent un amoindrissement conséquent des pollutions environnementales qu’il produit), représente et représentera encore pour longtemps la pierre angulaire de l’économie française. Alors oui, on peut se passer du camion à la seule condition sine qua none de cesser de consommer 98 % des produits que nous utilisons au quotidien en faisant au passage, le deuil définitif de notre mode de vie et de l’ensemble de notre activité économique.
- Par ailleurs, le Gouvernement a assuré que la mise en œuvre de cette nouvelle taxe s’accompagnera d’un mécanisme de répercussion assorti d’une clause pénale qui obligera les transporteurs à impacter cette charge supplémentaire à leurs clients. Alors, sauf si les industriels et les distributeurs consentent à rogner leurs marges pour financer ce nouvel impôt, en bout de chaîne, le consommateur paiera pleinement ce surcoût qui amputera mécaniquement son pouvoir d’achat.
- Sur un plan parallèle et complémentaire, nous tenons à vous rappeler ici qu’en comptant plus de 64 000 salariés, les entreprises de Transport et Logistique demeurent le premier employeur de la région Rhône-Alpes.


Au niveau national, TLF représente près de 10 000 entreprises de Transport et Logistique qui rassemblent plus de 300 000 salariés sur l’ensemble du territoire français et plus de 30 000 salariés sur la région Rhône-Alpes (500 adhérents directs en Rhône-Alpes).TLF représente 55% du parc routier, 80% des activités de la messagerie et 80% des activités de la logistique.
M.Bovero.

Réponse ARSMB du 03 décembre:
Monsieur,

Vous avez bien voulu nous communiquer votre avis sur la « taxe PL » (communiqué de presse au D.L.du 17/1108).

Rassurez vous, nous ne sommes ni naïfs ni tombés de la dernière pluie. Il se trouve simplement qu’à notre avis les activités du transport des marchandises comme celle des personnes à base d’énergie fossile ont aujourd’hui du plomb dans l’aile. Pénurie du pétrole et réchauffement climatique obligent. 
Alors certes, vous voulez continuez d’exister et c’est votre droit. Mais de là à affirmer que  « le camion représentera encore pour longtemps la pierre angulaire de l’économie française » et que sans lui  nous devrons faire « le deuil de notre mode de vie et de l’ensemble de notre activité économique », c’est mettre la tête dans le sable, voire pousser un peu loin le bouchon.
Un exemple : En face de ma maison familiale, à Chamonix, exerçait dans les années 1950 un maréchal-ferrant. Sa clientèle principale : les derniers mulets de la glorieuse Ecole Militaire de Haute Montagne et quelques chevaux de trait d’agriculteurs ou de forestiers. Il n’aura fallu qu’un quart de siècle pour que son activité disparaisse au même titre que la marine à voiles. La faute au cheval mécanique…
Aujourd’hui, le watt remplace le cheval-vapeur, l’électricité la bougie. C’est ainsi et cela s’appelle le progrès. Alors de deux choses l’une : ou on refuse le mouvement et l’on meurt, ou on anticipe. Et n’est-ce point le rôle d’un syndicat que de prévoir l’avenir, surtout de la part de spécialistes de « logistique » ?

Mais venons en à cette « taxe » poids lourds.
Objection votre honneur ! Il s’agit d’une éco-redevance* basée sur le principe de la R.P.L.P. suisse, à savoir une redevance due par les poids lourds en contrepartie de prestations qui leur sont consenties et relative à des coûts qu’ils ne supportent pas.
Par ailleurs et jusqu’à preuve du contraire le Grenelle de l’Environnement a montré un consensus de la part de toutes les instances présentes, les nôtres et y compris les vôtres. Vous avez même obtenu du Gouvernement la baisse anticipée de la taxe à l’essieu dès le 1er janvier 2009 alors que cette « eco-redevance » ne sera, elle, applicable qu’en 2011. De quoi vous plaignez-vous ?
Quant à cette clause qui « obligera  les transporteurs à impacter cette charge supplémentaire à leurs clients » donc au bout de la chaîne les consommateurs « qui paieront pleinement ce surcoût qui amputera leur pouvoir d’achat », reconnaissons que venant de votre part la ficelle est un peu grosse puisque c’est vous qui êtes à l’origine de cette clause. Et je passe sur votre chantage à l’emploi et la qualification de « TLF pays de Savoie » = premier employeur de la région Rhône-Alpes. Les routiers sont peut être encore sympa mais à ce point…

Donc un peu de sérieux, et permettez à l’ARSMB d’alimenter à son tour votre réflexion :
Depuis 17 ans nous nous battons contre le doublement du Tunnel du Mont-Blanc et pour le transfert modal des marchandises sur les trains. Notre cible principale est le trafic international routier longue distance (les T.I.R)que nous jugeons incompatible avec l’activité touristique et la sensibilité environnementale de nos montagnes. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à être convaincus de la justesse de ce positionnement. Les preuves en sont :
la volonté affichée (mais n’est-ce qu’un leurre ?) par le Gouvernement et le Parlement de donner une priorité aux modes alternatifs à la route.
la prise de conscience par tous de cette problématique environnementale qui s’inscrit maintenant dans la Constitution française.
Pour nous comme pour le Gouvernement, le renchérissement du transport routier par cette éco-redevance ne vise pas à la disparition de votre corporation qui reste indispensable au niveau local et régional, mais à la régulation du trafic des camions TIR, à établir une concurrence équilibrée entre les transporteurs européens, à intégrer cette activité dans une organisation des transports plus pertinente pour la société, plus soutenable pour l’environnement et la santé des populations, et in fine compatible avec les engagements internationaux de la France.
Bien sûr, cette disposition ne peut pas résoudre à elle seule les problèmes générés par cette mobilité « à pétrole » mais nous pensons qu’elle doit être un outil incitatif de restructuration des entreprises de transport routier dans le cadre d’une politique environnementale exemplaire. Une productivité accrue, moins de transports inutiles et de retours à vide sont à même de réduire dans un premier temps le nombre de camions sur les routes. Pour le reste, et surtout en ce qui concerne les grands flux, seuls les modes combinés et non accompagnés nous paraissent d’avenir.
Que vous le vouliez ou non, vous les entreprises de transport routier, vous devrez vous adapter ou disparaître. Question d’« énergitude »:
-Nous savons que le transport par la route émet 50 fois plus de CO2 que le transport par voie ferrée.
-Nous savons que 1kg de pétrole permet de transporter sur un kilomètre 39 tonnes de marchandises par la route et 174 tonnes par le rail.
-Nous savons que les zones de montagnes sont 5 fois plus sensibles que les plaines aux nuisances engendrées par le trafic routier.
-Nous savons que dans le domaine de la mobilité, le rail est le mieux placé grâce à son mode de traction électrique.
-Nous savons que la meilleure économie d’énergie est celle que l’on ne dépense pas.
-Nous savons qu’en zone de montagne, une motrice électrique permet de renvoyer en ligne l’énergie produite par la descente.
ON N’A PAS ENCORE VU UN MOTEUR DIESEL PRODUIRE DU COURANT !

C’est pourquoi nous pensons que dans ce domaine des transports routiers il y a matière à réfléchir. Et pourquoi pas ensemble autour d’une table ?
L’éco-redevance, nous sommes POUR. L’éco-taxe, vous êtes CONTRE ! Ni les uns ni les autres sommes propriétaires d’une certitude. Vous et moi nous sommes au pied d’un mur avec pour seule alternative: le franchir sans trop de dégâts ou disparaître.
Question de « logistique »…

Cordialement.
J.Martinetti (ARSMB)

(*) éco-redevance= pour nous, il s’agit d’une contribution financière, d’une participation due en contrepartie d’un service rendu.

Pour nous envoyer un email a ce sujet cliquez ici
 

25-Oct-2008 - Pas d'écotaxe bidon sur la RN 205.... ni ailleurs.    [Galerie photos]

Des militants ont pris possession du viaduc Sainte-Marie aux Houches, ce 25 octobre 2008, pour déployer une banderole au slogan aussi vindicatif que signe d'une vigilance toujours acérée:
« Grenelle: une écotaxe bidon ? »
Bien sûr « Grenelle 1 » va dans le bon sens. C’est une loi qui fixe de grands principes. Seulement son vote définitif est reporté à janvier 2009 et reste à savoir quelles seront les modalités pratiques de son application dans nos vallées de montagne…Et là, le moins que l’on puisse dire pour « Grenelle II » ce n’est pas demain la veille…
Quant à la fameuse « eco-redevance » dite écotaxe sur les poids lourds, elle est déjà abattue en plein vol :
« Cette taxe pourra s’appliquer en 2011…son produit ira en partie à la route et pas aux modes de transports alternatifs…des mesures d’accompagnement seront étudiées à destination des transporteurs…des compensations, des aménagements tarifaires seront prévus…le réseau taxable sera redéfini… » sans compter une face cachée des accords sur l’autorisation généralisée des camions de 44 et 60 tonnes.
Ainsi, sous la pression des transporteurs routiers, cette écotaxe est déjà vidée de sa finalité environnementale avant son éventuelle application. Exit la prise en compte des véritables coûts routiers au nom du principe pollueur-payeur ; exit l’objectif de rééquilibrage entre le rail et la route.
Au bout du compte, une disposition fondamentale du Grenelle de l’Environnement portée à bout de bras par l’ARSMB passe à la trappe?
Nos montagnes encore et toujours transformées en couloirs à camions : Nous ne l’acceptons pas ! Et les militants, comme le montrent les photos, s'accrochent et ne lâcheront pas...

Pour nous envoyer un email a ce sujet cliquez ici
 

12-Sep-2008 - communiqué de presse    [Galerie photos]

Quand le feu couve......

-A plusieurs reprises en 2007 et 2008 des départs de feu ont eu lieu sous le tunnel du Mont-Blanc heureusement rapidement maîtrisés.
-Le 3 Août dernier un camion prenait feu sous le tunnel du Chatelard, sur la RN 205 menant à la rampe d'accès au tunnel du Mont-Blanc. Pas de victimes mais des dégâts importants subis par la voûte de l'ouvrage, nécessitant sa fermeture durant de longues semaines et la mise en double sens de la voie descendante.
-Hier, 11 Septembre au matin, un camion subit un départ de feu sous le tunnel du Mont-Blanc dans le sens France-Italie. Les usagers pris au piège restent 2h dans les abris après avoir abandonné leur véhicule. Le trafic est arrêté dans les deux sens et reprendra en cours de journée. Pas de victimes.
-Hier, 11 septembre encore, un camion s'embrase sur le train Eurostar Fret dans le tunnel sous la Manche. Le sinistre se répand à 27 autres camions et au convoi entier.Une dizaine de personnes intoxiquées par les fumées, et des dégâts matériels importants qui vont nécessiter la fermeture du tube pour une durée indéterminée.

L'Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc fait à nouveau le constat suivant:
-Un camion en milieu si confiné représente une véritable bombe à retardement.
-Dès lors qu'est passé le stade « départ de feu » le travail des secours est très compliqué au vu de la chaleur 1000 à 2000°, de la puissance thermique et des fumées.
-Les dispositifs de détection de surchauffe auxquels sont soumis les poids lourds à l'entrée des tunnels s'avèrent inefficaces.
-Les dispositifs de sécurité à l'intérieur de l'ouvrage, même sophistiqués, restent aléatoires (voir témoignages des « rescapés »).
-Le salut des personnes prises au piège est en partie dû à leur fuite.
-Les rapports des exploitants de l'ouvrage, les communiqués des responsables politiques, à chaud, sont toujours minimisés et bien en deça des bilans réels.

L'Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc déplore une fois de plus la lenteur et le peu de volonté affichée dans une réelle mise en place d'une autre politique des transports, prenant en compte le report modal, le rail en containeurs, le fluvial et les autoroutes de la mer.
Une autre solution ne réside-t-elle pas dans une diminution sensible du volume transporté par une relocalisation des lieux de production?
Régulièrement des accidents ravivent le douloureux souvenir de la catastrophe de mars 1999, bien que le flux quotidien des poids lourds continue à porter atteinte à la santé publique, à l'environnement et à la sécurité.

Chamonix le 12 septembre 2008.

Pour nous envoyer un email a ce sujet cliquez ici
 

04-Jun-2008 - La montée blanche 2008.    [Galerie photos]

Ce samedi 31 mai, depuis tôt le matin le ciel menaçait. A midi, les nuages déversaient sur la vallée à la fois interrogations et pluie sardonique.
Il en fallait plus pour décourager les responsables de l'ARSMB, eux qui, par leur pugnacité et malgré la non autorisation du Préfet, avaient obtenu l'appui de la gendarmerie pour l'indispensable sécurisation de l'évènement: Ce qui fut fait et bien fait, à la satisfaction générale des organisateurs et des participants.
L'éclaircie providentielle du début d'après-midi, d'abord hésitante, permit aux quelques 300 courageux d'atteindre Chamonix....sous le soleil. Auparavant, au ravitaillement des Houches, un vibrant hommage fut rendu à la mémoire de Marie-Jo et Pierre Trappier.
Tout était réuni, tout au long du parcours, pour apprécier le silence retrouvé de la vallée et pour ressentir les vertus amnésiques de la mobilité douce, jusqu'à redire le besoin urgent de mettre enfin le bon sens sur les rails.
Autant de bonnes intentions et d'espoir énoncés au micro par le Président Jean Pierre Coméliau et repris par les élus venus en tenue de vrais cyclistes appuyer la requête.
Monsieur Martial Saddier, député, réaffirmant son attachement à la préservation du site et à la montagne en général.
Madame Laure Schmutz, maire de Servoz, militante de longue date, confirmant la poursuite du combat.
Monsieur Eric Fournier, maire de Chamonix, accompagné de membres du conseil municipal, déclarant sans équivoque la légitimité d'un tel évènement.
Saluons aussi bien sûr les sympathisants, les anonymes, venus par conviction ou pour le plaisir, les enfants notamment et les ados, confrontés au rude apprentissage de l'effort, au service du mieux être.
Une chanson du groupe musical animant l'après midi disait:  "  L'eau, les monts, les forêts, elle est vraie, elle crée, Madame Nature " . Ce groupe se nomme "  Lindo momento" traduction de l'espagnol  " un doux moment ".
Il fut bon à prendre.





Pour la galerie photos veuillez cliquer sur les 3 pages.




Pour nous envoyer un email a ce sujet cliquez ici
 

15-Mai-2008 - La montée blanche ce 31 mai 2008.

Communiqué de presse:

Tous à vélo contre les pollutions.

L'Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc organise sa traditionnelle montée blanche le samedi 31 mai 2008. Elle invite adhérents et sympathisants de tous âges à cette montée à vélo dès 14 heures à l'aire de régulation des poids lourds à Passy. Possibilité de ralliement à Servoz à 14h 45, aux Houches à 16h 15, arrivée à Chamonix centre vers 17 heures.
Plus que jamais, il est important d'afficher une volonté de changement global en matière de transports et une détermination intacte face aux lobbies routiers.
Parce que la situation dans la vallée de l'Arve ne cesse de se dégrader au regard des nuisances atmosphériques et sonores engendrées par le trafic routier, l'A.R.S.M.B réinvestit le terrain tout en restant extrêmement ferme sur les avancées du Grenelle de l'Environnement d'octobre 2007.

Pour nous envoyer un email a ce sujet cliquez ici
 

21-Mar-2008 - Emportés par une avalanche.

C'était leur jardin.Ils allaient atteindre le couloir qui porte leur nom.
Marie-Jo et Pierre Trappier nous ont quittés, unis à jamais .
Pierre, membre actif du Club alpin prenait plaisir à transmettre sa passion de la montagne.
Marie-Jo, militante infatigable, Présidente du Comité de Préservation du Village des Houches, membre active de l'ARSMB, savait allier sourire et détermination.
C'est toute une vallée qui a exprimé sa peine et son soutien à leur Famille ce mercredi 19 Mars.Une vallée marquée de leur empreinte, tant par leur activité professionnelle que par leur engagement associatif.
Leur image et leur exemple continueront d'arpenter longtemps ces espaces qui nous entourent, comme un rappel et un devoir.

Pour nous envoyer un email a ce sujet cliquez ici
 

29-Fev-2008 - Assemblée Générale de l'ARSMB 2008    [Galerie photos]

Assemblée Générale du 27 Février 2008.

Chamonix le Majestic.Assemblée Générale débutée à 20h35.
150 personnes présentes.
1. Rapport moral du Président Jean Pierre Coméliau.
 
1.   Le point de la situation :
 En 2007, quelque chose a changé :
- Le travail collectif des Associations environnementales,
- Le réchauffement climatique dont on parle tous les jours,
- La crise et le coût du pétrole,
     -  Le Pacte écologique proposé par N. HULOT ,
- L’élection d’un nouveau président de la République qui promet de faire du respect de l’environnement, une priorité ,
- La tenue du Grenelle de l’Environnement cet automne et les premières mesures annoncées qui
   font qu’aujourd’hui, l’Ecologie est devenue un thème politique majeur.
 
Tout cela nous laisse espérer que 2008 verra enfin la mise en place de mesures concrètes.   
Ce contexte explique le rôle de l’ARSMB aujourd’hui :
Un travail de fond, moins visible peut-être, loin des feux médiatiques, mais un travail indispensable, fait de sensibilisation, d’informations, de dialogue, de propositions et de pression vis à vis des politiques.

 2. Le rapport d’activités en 2007 :
     -    23 mars : Congrès ITE au Montgenèvre.
-   24 mars : Manifestation RN205 inter associative.
-   28 mars : Rencontre avec Bruno REBELLE, responsable environnement de Ségolène ROYALE dans le cadre de la campagne électorale aux Présidentielles.
-   29 mars : Rencontre avec le candidat Nicolas SARKOZY,  dans le cadre de la campagne électorale aux Présidentielles.
  - 1 avril : Présence à Paris au Trocadéro avec Nicolas HULOT.
-   2 juin : Montée à vélo.
-   18 et 25 juillet : Présence devant la Poste à Chamonix.
-   15 août  : Participation à la Fête des Guides.
-        Début septembre :   l’ARSMB en collaboration avec FNE (France Nature Environnement) réclame au GRENELLE :
*la taxation du Transport International Routier pour financer et rendre
plus compétitifs les autres modes de transports,
* la réalisation du Lyon-Turin à condition qu’il absorbe le trafic au Mont-Blanc et au Fréjus, et qu’il soit accompagné de mesures incitatives ;
* l’application stricte de la règlementation routière ;
* l’interdiction aux Poids Lourds de rouler la nuit;
* l’application de mesures en matière de pollution ;
* l’arrêt des projets routiers et autoroutiers ;
* la participation et le suivi des mesures prises au GRENELLE.
 
-    8 octobre : Rencontre avec les dirigeants ATMB (Autoroute et Tunnel du Mont-Blanc) confirmant le lancement des études sur les rejets des fumées du tunnel.
-   12 octobre : débat public à Annecy le Vieux sur le Grenelle.
-    24 octobre : Réunion à Modane : SFTRF(Société Française du Tunnel Routier du Fréjus) et
initiateurs du projet de la galerie dite de sécurité du Fréjus.
-   Fin octobre : Le Président de la République annonce les mesures retenues à l’issue du Grenelle :
* limiter les infrastructures routières ;
* augmenter de 25% le fret ferroviaire ;
* promouvoir le transport combiné et les autoroutes ferroviaires (2020 : 50% du trafic PL sur les rails !)
* mise en place d’une éco-taxe sur les P.L.
* construction de 2000 km de ligne TGV…
Et il ajoutait : ?  toutes les décisions publiques seront désormais arbitrées en intégrant leur coût pour le climat, leur coût en carbone…
 Ce sera aux projets non écologiques de prouver qu’il n’était pas possible de faire autrement, et nous allons immédiatement appliquer ce principe à la politique des transports… ?

-9 novembre: réunion inter associative à Perrigny Jura:quel avenir fret ferroviaire?
 
-    28 novembre : réunion à Modane avec les Associations REAGIR et VIVRE en MAURIENNE.
  -    6 janvier 2008 : Emission sur M6.
 
- 25 janvier : Entrevue à Paris avec le Conseiller transport de Mr BORLOO, qui nous déclare :
* Que les mesures retenues au Grenelle seront  soumises au Parlement après les Elections Municipales, et appliquées au plus vite ;
* que l’éco-taxe ne peut pas s’appliquer sur les autoroutes (ou les modalités de péage ont été définies au moment de la concession).
* que cette taxe serait expérimentée en Alsace en 2010 et généralisée en 2011.
* que chaque projet autoroutier sera étudié en fonction de son impact environnemental.
* que la fermeture des gares ne va pas diminuer le fret ferroviaire mais le rendre plus compétitif.
* que la libéralisation de ce secteur va ‘booster’ la SNCF qui restera majoritaire mais qui devra être plus compétitive.
* Enfin, que le Lyon-Turin commencera en 2012 pour être fini en 2020.
  -        26 janvier : réunion inter-associations à Lyon sur le Grenelle et les projets actuels routiers et autoroutiers en Rhône-Alpes.
-        29 janvier : visite du Tunnel du Mont-Blanc avec ATMB (filtrage, alternat !)
-        6 février : visite au Préfet de Haute-Savoie: pollution (regret : tout le monde s’en moque : Préfet, député, Mairies, Guides, Moniteurs, Office du Tourisme, Médecins…. ?)
-        20 février : Vigie, distribution de tracts aux usagers.
 
-    S’ajoutent : - 4 soirées de sensibilisation avec des étudiants de  Lycées ou Universités.
                      - 14 réunions du Conseil d'Administration de l'Association.
                      - Une dizaine de courrier aux politiques.
                      - La rédaction et la distribution de 3 bulletins d’informations aux adhérents .
3. Quel est donc le bilan réel aujourd’hui ?
A:Positif :  -
- tout porte à croire qu’une nouvelle politique des transport se met en place.
-  la promesse d’augmenter de 25% le fret ferroviaire fluvial et maritime .
-  la réalisation du projet Lyon-Turin qui semble se confirmer .
-  le combiné rail/route est en croissance de 15% et est prometteur (Mt Cenis/ Luxembourg-Perpignan, Le Havre)
-  l’arrêt annoncé des projets autoroutiers.
-  la taxation du trafic routier annoncée sous forme d’Ecotaxe .
-  toutes les mesures environnementales annoncées par le chef de l’Etat à l’issue du Grenelle.
- sur le plan local : - 20% de camions en moins, et il sont moins polluants (Euro 5  sur le marché)
       -  l’étude sur les rejets du tunnel sont enfin en cours, en vue de leur filtrage.
 
B:Négatif :  Nous sommes inquiets de par le ? détricotage ? du Grenelle :
-        Eco-taxe uniquement appliquée sur le réseau non concédé et compensations fiscales qui maintient le Routier le mode de transport le moins couteux .
-        L’Etat poursuit le lancement de plusieurs projets routiers et auto-routiers.
-        La SNCF par sa gestion calamiteuse, par ses grèves à répétition, et par l’abandon progressif du fret ferroviaire, continue à envoyer des milliers de camions sur les routes.
-        Le budget 2008 du gouvernement ne dégage pas de financement en faveur du transport modal.
 
 
Pourtant, jamais les conditions n’ont été à ce point réunies pour qu’enfin les choses bougent : l’espoir est donc énorme, mais attention : la déception risque d’être proportionnelle, donc, catastrophique si rien ne se fait ! Et dans ce cas, on se réserve le droit de revenir à des actions plus musclées.

4. Quels sont nos projets ?
 -  Nous devons être  vigilants et actifs,   en nous immisçant dans les instances décisionnelles, pour nous assurer de la mise en place concrète des mesures annoncées , par la pression sur les politiques, et, s’il le faut, par des actions sur le terrain.
 -  Le Mont-Blanc doit rester un symbole environnemental, et donc doit être  protégé des nuisances du trafic routier. A ce titre, nous allons exiger que l’Ecotaxe soit appliquée  sur la Nationale 205.
Mais qu’on ne s’y trompe pas : ce qui est obtenu pour le Mont-Blanc doit l’être pour toutes les vallées de montagne et tout le réseau routier.
 Jamais, nous n’avons été si près d’une amorce de changement.
Certes, nous n’obtiendrons pas tout ce que nous demandons, mais 2008 sera le début d’une révolution écologique parce que nous y sommes forcés et contraints.
Soyons donc vigilants, mais aujourd’hui, il faut  y croire.
--------------------------------------------
M.François Tucoulou soumet à l'Assemblée l'approbation du rapport moral du Président.Le rapport moral est adopté à l'unanimité.

2.Rapport financier:
Il est énoncé par la Trésorière de l'Association.
1.RECETTES:
Cotisations: 16703,00
Ventes de T.shirt et autocollants 320,00
Produits annexes 378,25
Dons 1197,00
Produits financiers 761,32
Total des Recettes 19359,57

2.DEPENSES:
Matériel de propagande 1297,94
Fournitures administratives 186,45
Locations mobilières 509,60
Assurances multirisques 496,86
Documentation 50,00
Honoraires 2411,14
Tracts affiches autocollants 1235,92
T-shirts combinaisons 62,64
Films et photos 160,15
Frais d'animation des manifestations 750,00
Impression des bulletins d'information 2810,52
Voyages et déplacements 1605,07
Frais fixes des responsables 1800,00
Affranchissement 1808,58
Téléphone 778,45
Internet 404,16
Services bancaires 37,16
Cotisations aux associations 514,00
Dotations aux amortissements 593,50
Salaires 1289,24
Charges sociales 326,13
TOTAL DES DEPENSES 19127,51
RESULTAT 232,06

Me Maryline Métral, trésorière, se félicite du fait que l'Association ait réussi à équilibrer ses comptes et puisse se prévaloir d'une trésorerie saine.
M.François Tucoulou soumet à l'Assemblée l'approbation du rapport financier.Le rapport financier est approuvé à l'unanimité.
----------------------------------------
3.Renouvellement du tiers sortant:
M.Xavier Collard ne se représente pas.Le tiers sortant est constitué de Yvonne Villaume, Roland Berthet et Jean Loup Martin.Ces trois membres renouvellent leur candidature au C.A.
M.François Tucoulou soumet à l'Assemblée le renouvellement du tiers sortant.Le renouvellement est approuvé à l'unanimité.
Monsieur Bernard Barrel a sollicité sa candidature au C.A.Elle est approuvée à l'unanimité.
------------------------------------------
Le Président remercie chaleureusement les trois Maires des communes de Chamonix, Les Houches et Servoz, de leur soutien lors des actions de l'ARSMB et émet le souhait de poursuivre cette entente avec les nouvelles équipes muinicipales qui sortiront des urnes.
4.Le Débat:
Un débat va s'instaurer avec la salle, sur les problèmes de la RN 205, du Lyon-Turin, de la pollution, de la fiscalité, des transports collectifs dans la vallée.
Un adhérent demande quelle serait la capacité du Lyon-Turin:M.Eric Fournier évoque la capacité de 40 millions de tonnes mais émet des doutes:les délais sont rallongés, il faut aussi mettre à niveau le réseau classique.M.Jean Martinetti précise l'axe Mont-Cenis et salue la présence du Président de l'Association mauriennaise ォ  Réagir サ.
M.Christian Mollier évoque les problèmes liés à la pollution dans toute la vallée.M.François Tucoulou en reprécise les origines, évoque la réglementation préfectorale en matière d'information.
Me Christine Mattel répond à une question relative à la bourse de transit qui serait un outil supplémentaire mais dont il ne faut attendre de miracles.
Un adhérent s'étonne de voir tant de camions circuler le dimanche alors que seuls ceux soumis à dérogation sont susceptibles de rouler.M.François Tucoulou annonce une moyenne de 600 camions le dimanche.A fin d'éviter de voir des camions frigorifiques transporter du marbre ou des meubles, M.Jean Martinetti réclame plus de contrôles, sur ces dérogations mais également sur les surcharges , les temps de conduite .
M.Michel Maniglier annonce que suite aux pics de pollution, mais également à une exposition au quotidien, il dépose plainte contre X en vertu de l'article 223-1 du code pénal.Dans une région si touristique dit-il on ne peut continuer à inviter les touristes à venir dans notre vallée pour se faire bronzer les poumons.L'ARSMB collera au dossier de ces plaintes annoncées.
Une adhérente émet le souhait de voir réduire sensiblement le nombre de voitures au profit de transports collectifs.M.François Tucoulou évoque les efforts des municipalités en la matière mais on reste submergé par les VL.
Me Chantal Bodaert précise qu'il en est de même dans le bas de la vallée, jusqu'à Annemasse.Plusieurs interventions confirment.M.Jean Martinetti, explique les choix de l'ARSMB de lutter en priorité contre le Trafic routier international.Il faut être nombreux ,on doit connaître parfaitement les dossiers.
M.Alain Durand accuse le chauffage individuel comme source importante de pollution et prône le Solaire.
Me Yvonne Villaume regrette qu'on découvre seulement mainenant la forte pollution à Sallanches.Une liste électorale réclame la pose d'un capteur.Il serait bon d'en poser jusqu'à la frontière suisse.
M.Denis Ducroz rappelle les relations passées entre le bas de la vallée,( notamment Bonneville fief du député),et l'ARSMB.Il précise que la responsabilité est aussi individuelle,que l'on doit balayer devant sa porte, et faire preuve de cohérence dans un espace inextensible à qui l'on demande toujours davantage.
Me Marie Jo Trappier s'inquiète du devenir de la RN 205 et de sa qualification en autoroute.L'état se désengage.M.Jean Martinetti rappelle la réglementation en matière de concession et de requalification de voies de circulation.
D'autres adhérents avancent une modification radicale de nos modes de production,distribution et consommation.La pédagogie est importante.
Des échanges s'installent sur les transports collectifs.Des communes investissent en finançant la SNCF en ce sens.M.Eric Fournier argumente:Il faut continuer à investir au vu de la saturation de l'offre actuelle, pour le cadencement, la fréquence,du nouveau matériel.
M.Eric Lasserre tient à saluer la ténacité de l'ARSMB qui est toujours là,qui suit les dossiers et qui ne lâche pas.Il propose d'être vigilants et présents lors des débats parlementaires.
M.Jean Martinetti fait un distingo entre les poussières fines, le NO2, très nocifs pour la santé et l'environnement et d'autre part le CO2 lui très nocif pour la planète car générant l'effet de serre.Notre lutte doit dond prendre en compte ces deux composantes.
M.Jean Pierre Coméliau évoque la galerie de sécurité du Fréjus et les déclarations du Directeur de Cabinet de M.Borloo, n'excluant pas la mise en circulation de cet ouvrage.Nos craintes se confirment et la presse semble se saisir du dossier.Le Président de ォ  Réagir サ rappelle les stades de procédure et informe que le dossier traîne.
M.Jean Pierre Coméliau rapporte le pessimisme des militants italiens et de la résignation du Val d'Aoste dont le conseil régional a fait adopter le décret autorisant le quota de 1600 camions/jour au tunnel, avec l'aval des autorités d'état.On ne doit donc pas montrer le moindre laxisme envers les intentions tues de certains de doubler aussi le tunnel du Mont-Blanc.
Me Maryline Métral invite les adhérents à répondre en masse lors de nos actions sur le terrain.
M.Jean Pierre Coméliau interroge M.Eric Lasserre sur l'état d'esprit actuel de Nicolas Hulot quant aux suites du Grenelle et son niveau d'optimisme.Nicolas Hulot est sur le pied de guerre, il est inquiet, il assiste à un début de détricotage du Grenelle de l'Environnement et redoute davantage.Il se prépare à remonter au créneau notamment durant les débats parlementaires.
Pour terminer, M.Jean Pierre Coméliau interroge M.Christian Mollier et M.Denis Ducroz, les fondateurs de l'ARSMB, sur leurs impressions et leur perception des orientations actuelles de l'Association:M.Christian Mollier évoque la réflexion qu'ils menaient déjà à l'époque entre les problématiques locales et les solutions globales.Déjà dans les années 90 il n'était pas de bon ton, sur Chamonix, de dénoncer aux yeux de certains une réalité pas bonne à dire.
M.Denis Ducroz évoque le fait que déjà au début, on nous menait en bateau:Il conclut sous forme de conseil amical mais convaincu: ォ  Ne croyez jamais en personne サ.
Le Président lève la séance à 23h10.
 

18-Jan-2008 - Le rouge est mis    [Galerie photos]

La période des Fêtes et le début 2008 ont connu des pics de pollution dépassant les seuils d'alerte.
Il a bien fallu se résigner à réduire sa vitesse de 20km/h sur l'A40 et inciter enfants et personnes fragiles à ne pas sortir. Pour les adultes valides, pas question de faire le moindre effort physique à l'extérieur, au risque de se faire bronzer les poumons.
A en croire ce qui a été dit ou écrit durant cette période, le seul responsable de cette situation inquiétante fut le beau temps, avec son lot de conditions anticycloniques. Et rien d'autre.
On va finir par se faire à l'idée que c'est la météo qui fait la qualité de l'air ou en l'occurence sa nocivité.
A croire que dans notre si belle vallée il fait beau lorsque s'installent le vent, les bourrasques, la pluie, bref le système dépressionnaire.
"Demain on sort, pourvu qu'il pleuve!".
Et c'est ce qui est enfin arrivé au bout d'une bonne quinzaine de jours à espérer que ce fichu soleil radieux aille se faire voir ailleurs, guettant fébrile cette perturbation bienfaitrice venue de l'ouest.
Tout le monde dehors: Vous pouvez reprendre skis, vélos, rollers et autres crampons.
Qu'en disent maintenant les médecins de la vallée? Il nous serait utile de connaître l'analyse qu'ils font, localement, de leurs constats et des relations de cause à effets, notamment en matière de poussières fines.
Des études ont été faites aux Etats Unis, en France et en d'autres pays européens. Les récentes conclusions sont accablantes et hélas, pas seulement lors des pics. Les effets les plus graves sont diagnostiqués suite à des expositions au quotidien, hors phases de crise, celles auquelles on ne prête guère attention car en deça des seuils règlementaires d'alerte.
Des médecins épidémiologistes français sont sur le pied de guerre, notamment à l'unité surveillance de l'Institut de veille sanitaire.
Nous réclamons le droit à l'information, à la transparence, pour que le silence ne puisse
ressusciter les démons du sang contaminé, de l'amiante, ou d'un certain nuage venu de l'est celui là?
Le Mont-Blanc aura l'outrecuidance de nous survivre.
Pour ses hôtes, à ses pieds, il fera beau, vraiment beau, lorsque notre sens des responsabilités et notre courage auront eu raison de cet objet auquel nous tous, sommes lâchement accrochés: notre parapluie.

Pour nous envoyer un email a ce sujet cliquez ici
 

05-Jan-2008 - Grenelle:Le rapport Tuot

Ci dessous un extrait du rapport Tuot,rapporteur général des six groupes de travail au Grenelle de l'environnement,relatif au transport:



Des transports de masse accessibles
Les transports sont, avec l’habitat, les vecteurs principaux d’une politique de réduction des GES. Il sont
aussi à l’intersection des contraintes et des objectifs : plus de transports en commun ou en site propre
peut demander des infrastructures consommatrices de crédits, d’espaces occupés, interrompant les
liaisons essentielles à la biodiversité ; réduire les déplacements urbains impose des choix collectifs
d’utilisation de l’espace qui peuvent contredire les exigences de l’agriculture et ont des impacts
économiques forts (taxer les carburants et dissuader d’utiliser les transports les plus polluants a un
impact sur des industries essentielles à la France en termes d’emploi, de commerce et de technologie,
comme l’aéronautique ou l’automobile…).
L’action en la matière doit donc être à la fois la plus européenne possible (pour égaliser les conditions de
concurrence) soigneusement arbitrée, et d’une continuité de long terme assurée, car les modifications
attendues prendront du temps.
Il est certes possible, et peut-être nécessaire, de prendre rapidement des mesures qui marqueront pour
l’opinion ou les secteurs concernés la fin de l’insouciance et la prise de conscience de l’urgence des
actions. L’éventail des mesures proposées par les groupes de travail est large, et aucune des mesures
ne fait l’objet d’un consensus, qu’il s’agisse d’une limitation de vitesse nouvelle (au moins pour les poids
lourds, ou sur autoroute), d’une taxe à forte portée symbolique (éco-pastille de contribution individuelle à
la lutte contre le réchauffement climatique, ou contribution climat énergie), ou de nouvelles obligations
réglementaires (d’incorporation des biocarburant, de mise à disposition de services publics de transport
individuel là où le collectif n’est pas possible, d’émission de CO2 pour les véhicules).
Mais sur le long terme, c’est la réorientation des moyens et des offres de transport qui pourra répondre
durablement au défi climatique. L’amélioration des véhicules (pas seulement des voitures individuelles,
du reste) doit faire l’objet d’un contrat avec les industriels sur l’évolution des normes qui leur seront
imposées et des aides à la recherche qu’ils pourront escompter. Les infrastructures existantes doivent
être réévaluées pour penser leur entretien et leur développement non dans une logique d’impossible et
illusoire «achèvement» d’un maillage mais d’abord en termes d’économie de CO2. Ceci conduit à ne pas
exclure de nouvelles infrastructures routières le cas échéant, là où leur bilan en termes de sécurité ou de
CO2est positif, mais à privilégier l’approche d’ensemble suggérée à l’axe infrastructures. Le
développement des transports en commun est encore possible, mais à condition que la qualité du
service et la performance d’exploitation soient au rendez-vous, et en tenant compter des nouveaux
comportements. La programmation de l’usage des espaces, notamment aux périphéries des centres
urbains, et la conception simultanée des infrastructures nouvelles, des zonages d’usage et des
consommations d’énergie doit se généraliser, à une échelle territoriale qui souvent s’avèrera plus
étendue que les périmètres actuels d’agglomération quoique infra régionale.
La construction des infrastructures qui en découlera (cf infra axe infrastructures…) doit faire passer en
France les moyens de transport et de déplacement alternatifs à la route et aux liaisons aériennes
intérieures au premier plan. Les conséquences économiques et sociales qui en découlent doivent
évidemment être d’emblée appréhendées et traitées.
Rapport général
Rapport de M. Thierry Tuot - p 13
Des infrastructures cordonnées construites contre le réchauffement
La construction d’infrastructures de transport (de voyageurs, de fret, d’énergie) doit désormais être
refondée selon une logique entièrement nouvelle. Leur finalité première ne doit plus être de supporter les
flux constatés ou subis, dans une logique d’adaptation réactive ou de «bouclage» ou «achèvement»
(méthode souvent mise en avant pour demander qu’une maille du réseau routier soit ajoutée,
indifféremment des trafics réellement observés) mais exclusivement au service, certes, conjoint des
besoins de l’économie et des personnes désormais, mais, en outre, combinés, sur le même plan de
priorité, avec les objectifs assignés à la politique environnementale – lutter contre le réchauffement,
préserver la biodiversité, réduire les pollutions.
Il doit donc y avoir de nouvelles infrastructures, y compris routières, toutes les fois où les besoins du
développement national appréciés dans le cadre des trois objectifs environnementaux majeurs du
développement le permettent ou le demandent. Contrairement à ce qui est parfois soutenu ou redouté, le
développement durable devrait augmenter significativement les ouvertures de chantier d’infrastructures,
non les réduire, mais dans un contexte renouvelé.
La demande d’arrêt immédiat de toute construction qui a été formulée par certains participants en la
matière repose sur l’hypothèse que les infrastructures créent les trafics plus qu’elles n’y répondent. On
peut cependant observer que dans certains cas les mêmes infrastructures, en fluidifiant le trafic ou en
déplaçant certains de ses axes ont un effet bénéfique sur l’environnement : si demain une autoroute
supprime des bouchons et des traversées de ville ou de quartiers (le plus souvent d’habitat social
d’ailleurs…) le moratoire n’est pas la réponse adaptée. C’est dire que l’affirmation pure et simple de la
nocivité absolue de certaines infrastructures est une position de principe qui ne fait pas l’unanimité.
En revanche, les critiques de fond portées sur les conditions d’élaboration de ces infrastructures
réunissent un consensus assez large. Chaque mode de transport est pensé de façon trop cloisonnée,
avec une insuffisante attention portée à la cohérence des modes de transport entre eux et de ceux ci
avec les usages programmés des espaces (Port 2000 réalisé sans conception d’ensemble des flux de
marchandises, notamment sans infrastructures ferroviaires et fluviales associées en est un bon
exemple ; l’aéroport de ND des Landes ne doit pas en devenir un autre…) ; les modes d’appréciation
des mérites des projets font une part trop faible aux exigences de la lutte contre le réchauffement et trop
marginale à la préservation de la biodiversité ; les procédures d’enquête et d’expertise suscitent des
interrogations, et souvent des frustrations, aucune évaluation n’étant par ailleurs conduite, les décisions
paraissent parfois se faire l’écho de développements exogènes inéluctables (la concession d’un tronçon
appelle le suivant, la hausse du trafic exige une nouvelle plate-forme) plus que comme le reflet de
décisions de politiques publiques visant à conduire la réalité vers des objectifs autant qu’à refléter ses
exigences.
Les orientations de fond des axes transport et énergie répondent assez largement aux interrogations
exprimées sur ces sujets. Les processus décisionnels engagés pour les infrastructures autoroutières et
aéroportuaires ne pourraient être interrompus que si le bilan coût avantage de leur réalisation
démontrait, au regard de ces orientations de fond -qui ne vise aucunement à interdire toute construction
d’infrastructures nouvelles, mais à les situer dans un nouveau paysage de référence reposant sur un
changement de paradigme, les infrastructures de transport devenant des vecteurs de développement
durable.
Il est possible de procéder de façon très rapide et contradictoire ou transparente à une telle vérification.
Sans attendre les évolutions de fond des procédures et des programmations, qui, pour être utiles et
efficaces demanderont outre le temps de la concertation démocratique, des délais d’élaboration,
d’expertise et de mise en oeuvre relativement longs, il est possible de missionner des experts
indépendants pour apprécier si, dans un contexte de développement durable et au service des objectifs
du Grenelle, les infrastructures en cours d’autorisation – non seulement aéroportuaire et autoroutières,
mais de toute nature (relevant du seuil du débat public, par exemple) posent ou pas un problème
sérieux ; conduite par des experts nationaux et internationaux reconnus, étatiques ou associatifs ou
universitaires le cas échéants, ces expertises seraient rendues publiques (méthodologie et résultats)
ainsi que les conséquences éventuelles de l’arrêt de l’infrastructure examinée (coût, solutions
alternatives, effet sur les trafics concernés).
Rapport général
Rapport de M. Thierry Tuot - p 14
Pour crédibiliser la démarche de changement de paradigme, l’Etat devrait lancer dans des délais très
brefs plusieurs chantiers significatifs concernant des modes de transport, notamment de marchandise,
au service des objectifs du Grenelle : des sillons ferroviaires dédiés aux marchandises, que des
partenariats public-privé permettraient de financer sans attendre les nouveaux équilibres budgétaires
qu’appellent les réorientations proposées, par exemple, constitueraient une preuve concrète de la
volonté publique en la matière, volonté publique qui doit s’insérer dans une ambition collective de long
terme radicalement rénovée.
La démarche de programmation de long terme doit être globale : il ne saurait être question de juger de la
pertinence d’un choix d’infrastructure sans le lier à une analyse d’ensemble y associant l’ensemble des
flux, des autres modes de transport, des évolutions prévisibles, des comportements induits par
l’infrastructure elle même (dont la présence attire des activités à certains points nodaux, engendrant des
trafics futurs et des contraintes sur les autres infrastructures existantes qui doivent être pris en compte).
Il ne saurait ainsi, par exemple, être question des développements nécessaires des grands ports
français sans y associer les dessertes routières et ferroviaires. Aucune infrastructure ne peut être
considérée comme un tracé linéaire, mais doit être vue comme une succession de points nodaux (qu’elle
crée ou dessert) entraînant des reports modaux ou des diffusions dont les conséquences doivent être
appréhendées de façon synthétique. A ce titre, les ports autonomes devraient être les premiers outils
dont le statut devrait être refondu afin de devenir non les lieux de déchargement de marchandises, mais
des moteurs de développement durable, plateformes de report modal et de traitement des marchandises
économisant les transports les plus polluants. La nécessité des arbitrages dans l’usage des sols (entre
l’avantage d’utiliser les rives et rivages pour y implanter des activités afin de limiter les infrastructures à
construire dans les terres et les transports associés, et l’inconvénient de porter atteinte aux paysages et
aux milieux, notamment) et la hiérarchisation des priorités par le Parlement seront deux étapes cruciales
du changement de paradigme nécessaire. La coordination de ce schéma national intégré des transports
et de la trame verte est une condition essentielle de réussite durable des politiques dont les deux
instruments sont les porteurs.
Cette approche globale doit aussi reposer sur une hiérarchisation des modes de réponse aux besoins
des populations et activités en réseaux : préférer la production décentralisée utilisant les énergies
renouvelables disponibles localement, ou réduire les besoins énergétiques, plutôt que de créer de
nouvelles section de réseaux de distribution ou de transport, notamment pour les énergies diffusant des
GES ; préférer les concentrations relatives de population et d’activité à l’étalement urbain avec une
spécialisation des zones d’habitat et d’activité entraînant de longs trajets, et toujours privilégier la
desserte par transports en commun, ferroviaires et assimilés (tram, métro, bus en site propre…) pour les
voyageurs, la desserte ferroviaire et fluviale plutôt que routière pour les marchandises.
Il n’est évidemment pas possible de mettre en oeuvre une planification urbaine contraignante à l’excès
et insupportable au regard des libertés. Mais orienter les utilisations du sol et les implantations d’activité
est nécessaire, et la programmation des infrastructures doit être conçue dans cette perspective. Tant les
nouveaux principes que les principaux axes de développement devront être débattus et fixés par la loi,
dans une nouvelle loi d’orientation tenant compte des exigences communautaires sur des marchés
désormais ouverts à la concurrence ; la même loi doit permettre aux collectivités territoriales de disposer
d’orientations claires sur les perspectives de développement des infrastructures afin de situer dans ce
cadre leur propre programmation locale de l’usage des sols, tant au niveau régional qu’à l’échelon
intercommunal.
La réorientation immédiate doit reposer sur une préférence collective clairement affichée en faveur des
transports les moins émetteurs en GES (en tenant compte de leur impact réel, incorporant l’énergie grise
de la construction d’infrastructure et les flux associés induits par les nouvelles infrastructures). La loi
devrait ainsi faire du transport routier et aérien les dernière solutions acceptables après avoir épuisé
toutes les possibilités des autres modes ; poser le principe de l’évaluation des infrastructures au coût
environnemental complet, et non sur la base de seuls coûts économiques de marché ; modifier la
réglementation d’usage des infrastructures pour privilégier les utilisations les moins polluantes (ainsi, en
ville, en établissant clairement le primat des piétons, des cyclistes et des transports collectifs) ; favoriser
des politiques tarifaires incitatives en faveur des transports les moins émetteurs de GES ainsi que les
plus respectueux de la biodiversité (c’est dans cette perspective que les groupes de travail ont, par
exemple, proposé de créer des péages urbains).
Rapport

Pour nous envoyer un email a ce sujet cliquez ici
 

05-Jan-2008 - Suite du Grenelle:des partenaires vigilants

Grenelle de l’environnement :
Déclaration commune du collège des associations environnementales
et du collège des organisations syndicales au sujet des transports.
Transports :
Une série de faux départs qui appelle à se ressaisir !
Le collège des associations et celui des organisations syndicales de salariés ont su ensemble, pendant
les travaux de la 1ière phase du Grenelle, faire prévaloir les convergences sur la politique des transports
nécessaire à l’enjeu climatique que la société doit affronter. Ils ont su également mettre en évidence et
faire valoir la corrélation positive d’une telle politique avec d’autres enjeux majeurs : l’amélioration
des conditions sociales attendue par les salariés du secteur et l’amélioration de la réponse aux besoins
de mobilité attendue par l’ensemble des citoyens dans le cadre du droit au transport pour tous.
Le Grenelle a avancé des propositions fortes dans ce sens, confirmant l’urgence d’agir , crédibilisant le
changement radical et impératif de conception de nos transports. Un espoir !
Le texte récapitulatif de la table ronde des 24 et 25 octobre est de ce point de vu
explicite :
- Il contractualise l’obligation de rupture avec notre modèle d’organisation des transports ;
- Il affirme la nécessité d’abandonner le système actuel fondé sur le développement séparé des
modes et infrastructures et l’ambition d’aller vers une logique de développement intégrée,
multimodale, dans laquelle la route et l’avion deviennent des solutions de dernier recours
imposées par l’état des technologies ou la géographie… ;
- Il affirme une cohésion d’ensemble pour les infrastructures de transport et une concertation avec
les parties prenantes en vue de réaliser, d’ici mars 2008, un schéma national des nouvelles
infrastructures qui constitue une révision du CIADT de décembre 2003 en évaluant leur impact
sur l’environnement… ;
- Il retient la déclaration d’intérêt général pour le développement du fret ferré, maritime et fluvial et
son inscription dans la loi (LOTI).
Les propos conclusifs du Président de la République sont tout aussi clairs :
- « Tous les grands projets publics, toutes les décisions publiques seront désormais arbitrés en
intégrant leur coût pour le climat, leur « coût en carbone »…Très clairement un projet dont le coût
environnemental est trop lourd sera refusé » ;
- « Nous allons renverser la charge de la preuve…Ce sera aux projets non écologiques de prouver
qu’il n’était pas possible de faire autrement…C’est une révolution dans la méthode de
gouvernance de notre pays totale et nous allons appliquer immédiatement ce principe à la
politique des transports. Le Grenelle propose une rupture eh bien, je propose de la faire mienne.
La priorité ne sera plus au rattrapage routier mais au rattrapage des autres modes de transports. »
Les associations et les organisations syndicales revendiquent cette volonté de réorientation.
Les premières et principales décisions en matière de transport vont à contre sens :
- Le budget 2008 du secteur, en cours de discussion au Sénat, ne dégage pas les financements en
conséquence. Pire il n’infléchit pas les choix même à finances constantes. Il ne dynamise pas le
service public y compris pour le transport collectif ;
- Le 1ier ministre et le secrétaire d’Etat aux transports viennent d’annoncer le lancement de
plusieurs chantiers d’autoroutes en projet (doublement St Etienne-Lyon, Langon-Pau…) sans
tenir compte des engagements et des modalité de révision du CIADT de décembre 2003 ;
- Le secrétaire d’Etat annonce de nouvelles compensations financières et fiscales pour le transport
routier de marchandises ainsi que des réductions supplémentaires de péages autoroutiers ;
- L’annonce favorisant les compagnies aériennes Low-cost pour desservir la Corse a de forte
chance d’exacerber leur développement ailleurs et la concurrence ;
- Avec l’appui du secrétariat d’Etat aux transports, la SNCF, outil public national de transport, met
en oeuvre depuis novembre son plan d’abandon du wagon isolé dans 262 gares. La SNCF jette
ainsi des dizaines de milliers de camions sur les routes et met en difficulté l’activité de
nombreuses PME, parfois contraintes à délocaliser. Cette mise en oeuvre est en contradiction
totale avec le s propos du Président repris ci-dessus.
Sur ce dernier point, la « suspension de la fermeture » assortie d’un débat public et de négociations,
n’a pas pu être entérinée dans la table ronde finale qu’à la seule opposition du secrétaire d’Etat aux
transports et du représentant de l’Assemblée Nationale par ailleurs membre du CA de la SNCF.
Toutes les autres parties y étaient favorables. Cette suspension reste une demande forte du Grenelle. Il
est justement possible de faire autrement.
Dans tous les cas, comme sur l’Eco-pastille (pour laquelle les modalités insuffisantes retenues ne sont
pas fidèles à celles du Grenelle ), les méthodes de décision ne respectent pas les engagements de
nouvelle gouvernance. Les décisions réduisent le Grenelle à des déclarations de bonnes intentions.
Cela risque de discréditer le processus. Pire le risque de porter atteinte à l’appropriation d’une cause
que nous réaffirmons être éminemment juste et impérative est réel.
Les associations et les organisations syndicales, sans remettre en cause le rôle de maître
d’oeuvre propre au gouvernement, demandent à ce dernier de se ressaisir. Il est encore
temps !
Elles souhaitent :
- Une révision substantielle des orientations du budget 2008 et le dégagement de moyens
supplémentaires ;
- Le retrait des annonces autoroutières et l’ouverture du processus, « associant les parties
prenantes », pour élaborer un schéma national des nouvelles infrastructures de transport tous
modes ;
- La suspension de la fermeture des gares à l’activité wagon isolé de la SNCF ; une négociation au
cas par cas impliquant sur le terrain les collectivités, les industriels usagers, la SNCF et l’Etat ;
ainsi qu’une négociation interne à la SNCF sur l’organisation de sa production en proximité,
comme le demandent tous les syndicats de l’entreprise. A partir de là un engagement de
l’entreprise publique sur une organisation de proximité adaptée pour le fret ferroviaire ;
- La mise en place rapide d’une éco-redevance poids lourds sur l’ensemble du réseau routier non
concédé, conformément au texte récapitulatif de la table ronde et pas seulement sur le national,
avec affectation des ressources au financement des infrastructures alternatives. Rapidement une
évolution de cette taxe intégrant, au delà des coûts d’infrastructure ceux de pollutions et de
nuisances y compris alors sur le réseau concédé.
- Une position officielle du gouvernement sur la norme européenne d’émission moyenne de
CO2/km pour le parc de véhicules particuliers neufs : 120 g d’ici 2012 et 80 d’ici 2020.
Les associations et les organisations syndicales veulent croire que la dynamique nécessaire peut
repartir du bon pied. Elles fondent espoir en ce sens dans la table ronde annoncée par le
ministre pour le 20 décembre. A l’inverse, elles ne manqueront pas de prendre des initiatives.
Elles agiront pour que les citoyens, les salariés et les organisations de la société civile s’en
mêlent. Elles travailleront pour qu’ils soient informés des suites du Grenelle de l’environnement
et fassent entendre leur voix. Elles réaffirment ainsi leur volonté de poursuivre au mieux ce
travail commun en faveur d’une cause d’intérêt général majeure .

Pour nous envoyer un email a ce sujet cliquez ici