Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc

2011

10-Déc-2011 - Entretien avec le Préfet ce 08 décembre.

Communiqué de Presse.
09 décembre 2011.


Suite au blocage du viaduc des Egratz par des associations, médecins et citoyens, samedi dernier 3 décembre, face à une pollution de l'air chronique inacceptable, des représentants de l'ARSMB et d'Environn'MontBlanc ont été longuement reçus par le Préfet de Haute-Savoie hier, 8 décembre.

Cette pollution de l'air ayant atteint des niveaux hautement illégaux dans la vallée de l'Arve, les associations veulent s'assurer que les mesures qui seront mises en place prochainement par le Plan de Protection de l'atmosphère de la vallée de l'Arve soient véritablement efficaces.  Elles ont rappelé au Préfet les attentes très fortes des citoyens vis a vis de cette situation qui ne cesse d'empirer au fil des années, confortant un risque sanitaire avéré.

Pour Jean-Pierre Comeliau, Président de l'ARSMB: "il serait criminel d'attendre 2013 ou 2014 pour simplement constater que les mesures mises en place auraient été inadéquates ou trop peu ambitieuses. Il faut au contraire s'assurer que les mesures soient efficaces dès 2012".

Certaines mesures incontournables doivent donc impérativement être appliquées dès début 2012, afin d'obtenir une amélioration rapide de la situation:
-Interdiction de circulation des PL dès le 1er jour de pic de pollution, avec report obligatoire sur la ligne ferroviaire de AITON (pas de report sur le tunnel routier du Fréjus).
- Le report sur le rail, de manière permanente, des poids lourds les plus polluants (Euro 2, puis Euro 3).
- La limitation de la vitesse de 20 km/h pendant toute la période hivernale (110 au lieu de 130 km/h sur autoroutes et 70 km/h au lieu de 90 sur les routes nationales) apportera d'importants bénéfices pour la qualité de l'air. Partout où elle a été imposée, en France comme en Europe, cette mesure a prouvé son efficacité sur l'amélioration de la qualité de l'air.
-Une véritable volonté politique dans la mise en place, l'application, le suivi et la budgétisation des mesures contenues dans les volets industriel et résidentiel ainsi que pour la réhabilitation et le développement d'une réelle offre ferroviaire pour le transport des personnes, en permanence, et soutenue lors de pics (gratuité).

Les mesures retenues par le Préfet dans le PPA de la vallée de l'Arve seront exposées en réunion plénière le 19 décembre 2011, à l'Agora de Bonneville. Nous saurons donc rapidement si l'enjeu de santé publique et le respect de la Loi primeront sur l'intérêt particulier de certaines corporations ou institutions et si les demandes des associations et des citoyens auront été entendues.

Les Associations environnementales de la vallée.

Contacts: Jean Pierre Comeliau 0626393178
Simon Métral 0610518053
Anne Lassman-Trappier 0604078163
 

04-Déc-2011 - Pollution de l'Air: 160 indignés bloquent la route.    [Galerie photos]

Ce 03 12 2011, à l'appel de l'ARSMB, d'Environn'Mont-Blanc, de Pro-Mont-Blanc, de l'Association des Victimes de la Pollution en Vallée de l'Arve, de l'Association républicaine et citoyenne de Passy, du Mouvement Ecologique de la Haute Vallée de l'Arve, de l'atelier Equithés, d'élus ou militants de partis politiques écologistes, 160 personnes se sont présentées sur l'aire de régulation des poids lourds à Passy.
Le président de l'ARSMB a rappelé le sombre épisode de pics de pollution que la vallée venait de subir et conforté en conséquence l'idée d'un Plan de Protection de l'Atmosphère à minima au vu de l'augmentation chronique des sources d'émissions. Une situation inadmissible du 10 novembre au 3 décembre avec des taux de polluants records. Mais également un bilan alarmant pour l'ensemble de l'année 2011.
Au moment où ce PPA va devenir effectif après les résultats de l'enquête publique, les associations ont donc lancé un coup de semonce afin de mettre en garde contre l'insuffisance de certaines mesures du plan. La colère et l'indignation des participants étaient palpables, la crainte aussi pour la santé publique, d'autant que les chiffres du trafic émis par ATMB montrent durant la période de pics, qu'au tunnel, le nombre de poids lourds T.I.R est supérieur à celui des VL hors les samedi et dimanche.
Le cortège s'est alors naturellement mais énergiquement dirigé vers le viaduc des Egratz pour bloquer la route d'accés au tunnel. Une bonne heure d'interruption du trafic, le temps que soit obtenu et garanti un rendez-vous avec le préfet. Il sera question de proposer des mesures plus strictes, de s'assurer de l'efficacité et du financement de l'ensemble des propositions pour les trois secteurs concernés (industrie, résidentiel, transports), d'avoir la garantie que rien ne sera retoqué avant la dernière réunion plénière dont on a appris par la seule voie de presse qu'elle se tiendrait le 19 décembre. Nous demandons à y être officiellement invités, idem pour le comité de pilotage. A suivre de très près.
Les manifestants se sont alors dispersés sans le moindre incident, mis à part le comportement zélé d'un patrouilleur d'ATMB vite rappelé à ses prérogatives par les forces de l'ordre.
A noter la présence de quelques élus et des médecins.
voir la galerie photos.


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30-Nov-2011 - Manif ce 03 12: Pollution on crève

Communiqué.
Une pollution de l'Air inadmissible.

La pollution atmosphérique est alarmante dans les vallées alpines. En vallée de l'Arve elle atteint le stade de l'inadmissible, sauf à accepter les risques les plus graves pour notre santé.
Sur l'ensemble de l'année, des taux de polluants battent les records et pulvérisent les seuils légaux, plaçant la vallée de l'Arve dans l'illégalité totale. Le constat d'Air de l'Ain et des Pays de Savoie est implacable, au point de recommander aux enfants de ne pas sortir en récréation et aux sportifs de cesser leur activité.
Pour exemple: A Passy les 35 jours de dépassements autorisés de 50µg/m3d'air des PM 10 sont largement bafoués et au 29 novembre on arrive à 60 jours, avec des pics jamais relevés. Annecy , Annemasse et la partie médiane de la vallée connaissent sensiblement les mêmes dépassements.
Pour le dioxyde d'azote (NO2), polluant à imputer pour 75% au trafic routier, à la station des Bossons on relève une moyenne depuis le 1er janvier de plus de 50µg/m3 d'air, la loi imposant de ne pas dépasser les 40µg, seuil non respecté non plus à distance des axes routiers.
Et on ne parle pas des HaP ou de l'ozone l'été ni des taux médiocres en permanence hors pics.
Alors que fait-on? On attend que le Plan de Protection de l'Atmosphère tente d'inverser la tendance? Au vu de la frilosité de certaines mesures, on attend de faire le même constat début 2013?
Nous les Associations environnementales et les 33 médecins ayant donné l'alerte, organisons un Rassemblement ce samedi 03 décembre 2011 à 14h00 à l'aire de régulation des poids lourds de Passy pour rappeler leurs devoirs aux autorités et notre droit à respirer un air qui ne nuise pas à notre santé.
POLLUTION: ON CREVE

Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc.
Collectif de médecins.
Pro-Mont-Blanc.
Association des Victimes de la Pollution de l'Air.
Association Citoyenne et Républicaine de Passy.
Atelier Equithés.
Mouvement Ecologique de la Haute Vallée de l'Arve.

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21-Nov-2011 - Air APS contraint à fusionner.

Grâce à sa ténacité et implication, l'ARSMB est devenue administrateur de la nouvelle structure centralisée "Air Rhône-Alpes" qui regroupe désormais les 6 AASQA de la Région.
Nous serons donc 32 administrateurs, dont le préfet de région, le préfet de l'Isère et le préfet de Haute-Savoie, la DREAL ( 8 pour collège1), les conseils généraux et autres élus locaux (8 pour collège 2), les acteurs économiques (8 pour collège 3) et les associations environnementales(2) les médecins, les chercheurs (8 pour collège 4).

Air APS (Air de l'Ain et des Pays de Savoie)avec un autre administrateur sera donc représenté de façon équitable, à la plus grande satisfaction de son directeur Didier Chapuis lui même impliqué dans les 2 gouvernances et de son Président M. Claret.
L'ARSMB a défendu l'idée d'une spécificité montagne, zones sensibles, vallées alpines, pays du Mont-Blanc.
Par ailleurs l'idée du comité territorial fort (hélas sans financement), où Air APS conserve ses choix d'actions, a été actée. L'ARSMB restant aussi administrateur de ce comité territorial au sein d'Air APS.

L'enjeu est de taille afin de ne pas réduire surveillance, efficacité, réactivité, en matière de qualité de l'air dans les vallées, au profit des grandes villes Lyon, Grenoble, Valence Saint-Etienne Chambéry....L'état a donc imposé sa réforme de centralisation des AASQA, mais Air APS s'est défendue bec et ongle pour faire survivre sa spécificité et une liberté d'action. Il est normal que l'ARSMB les y ait aidés pour sa modeste mais utile part, cela ne faisant en rien baisser une pollution atmosphérique pour le moins inquiétante, dont les sources ne cessent de proliférer.
Il ne faudra surtout pas laisser casser le thermomètre de ce malade qu'est l'air.
 

20-Nov-2011 - Grosse pollution de l'air.

En cette mi-novembre, la vallée de l'Arve et le pays du Mont-Blanc connaissent une pollution atmosphérique telle, que le Préfet de Haute-Savoie a dû placer notre région en niveau d'alerte. A savoir, une réduction obligatoire de 20km/h sur tous axes routiers, une incitation pour les sportifs à ne pas pratiquer, pour les enfants et les personnes fragiles à rester confinés.
Sauf que sur le terrain c'est une autre histoire: Les feux de déchets verts fleurissent sur les deux versants de la vallée d'Annemasse à Chamonix, en toute impunité. Lorsque en bon citoyen vous roulez avec votre voiture à 70 km/h de la Vigie au Pont Sainte- Marie, quelle n'est pas votre surprise de voir les poids lourds vous dépasser par la gauche, parfois avertisseurs sonores et doigts majeurs déployés.
Alors qu'est-ce qu'on fait? On attend la providentielle perturbation avec son flot de basses pressions mettant un terme provisoire à cette satanée inversion des températures? On attend la mise en place du PPA, tout en se disant qu'il en faudra du courage pour inverser la tendance? Ou alors on se dit que de toute manière les 35 jours de dépassements autorisés de PM 10 étant depuis belle lurette hors la loi, un peu plus ou un peu moins...Tout de même, on est mi-novembre à 50 jours de dépassements pour 2011 et on va flirter au 31 décembre avec 60 jours, peut-être 70. Et puis au 1er janvier 2012, les compteurs seront remis à zéro. La ventoline a encore de beaux jours devant elle, et la recrudescence des cancers du poumon itou. On a de l'argent pour s'acquitter des amendes que nous inflige l'Europe pour non respect de la loi sur l'Air.
Bon d'accord on ne va pas rester sur une note pessimiste, ni crever la bouche ouverte...La justice va se prononcer sur notre plainte contre l'Etat, le PPA va naître de l'arrêté préfectoral que nous attendons. Ajoutons à cela, juste un peu de bon sens en l'absence de révolte...qui éclate toujours au moment où l'on s'y attend le moins.

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11-Oct-2011 - Réunion publique d'information PPA ce 17 10 2011

Nous organisons une réunion publique d'information ce lundi 17 octobre 2011 à 20h30 à la salle du Bicentenaire de Chamonix.
Le PPA:
-son contenu (diagnostic, état des lieux, périmètre concerné, mesures de réduction des émissions de polluants, impacts sur notre santé, évaluation, gains espérés).
-les enjeux ;
-votre contribution à l'enquête publique.
-Débat.

VENEZ NOMBREUX!
 

28-Sep-2011 - Accéder au bulletin 23 d'octobre 2011.

Pour lecture de notre dernier bulletin, cliquez sur ce lien:

le bulletin 23

 

10-Sep-2011 - Enquête publique PPA: EXPRIMEZ-VOUS!!!

plan de protection de l'atmosphère (PPA) de la vallée de l'Arve
avis d’ouverture d’enquête publiquePar arrêté préfectoral n°2011242-0003 en date du 30 août 2011, une enquête publique est prescrite dans les communes de Amancy, Araches-la-Frasse, Arenthon, Ayze, Bonneville, Brison, Chamonix-Mont-Blanc, Chatillon sur Cluses, Cluses, Combloux, Contamines sur Arve, Cordon, Cornier, Demi-Quartier, Domancy, Eteaux, La Chapelle-Rambaud, La Roche sur Foron, Le Petit Bornand-Les Glières, Le Reposoir, Les Contamines-Montjoie, Les Houches, Marignier, Magland, Marnaz, Megève, Mont-Saxonnex, Nancy sur Cluses, Passy, Praz sur Arly, Saint Gervais-Les-Bains, Saint-Laurent, Saint Pierre en Faucigny, Saint Sigismond, Saint Sixt, Sallanches, Scionzier, Servoz, Thyez, Vallorcine, Vougy, pendant 33 jours, du lundi 26 septembre 2011 au vendredi 28 octobre 2011 inclus, sur le projet de plan de protection de l'atmosphère (PPA) de la Vallée de l’Arve.

La décision susceptible d’intervenir à l’issue de la procédure est un arrêté préfectoral.

Pendant toute la durée de l'enquête, un exemplaire du dossier sera mis à la disposition du public :

à la sous-préfecture de Bonneville (122, rue du Pont - boîte postale 138 - 74136 Bonneville cedex)
à la direction départementale de la protection des populations (9, rue Blaise Pascal - boîte postale 82 - 74603 Seynod cedex)
ainsi que dans les mairies des 41 communes mentionnées ci-dessus.
La commission d'enquête désignée par le président du tribunal administratif de Grenoble est composée de :

président : Raymond MAUBUISSON
membres titulaires : Michel MESSIN et Yves CASSAYRE
membre suppléant : Bernard CHEVALLIER-GAUME
Elle se tiendra à la disposition du public aux lieux, dates et heures ci-dessous :

calendrier lieux dates heures
mairie de
BONNEVILLE lundi 26 septembre 2011 (salle du Môle) 09 heures à 12 heures
samedi 1er octobre 2011 (salle du Môle) 09 heures à 12 heures
mardi 11 octobre 2011 (salle consulaire) 16 heures à 20 heures
jeudi 27 octobre 2011 (salle consulaire) 14 heures à 18 heures
mairie de
CHAMONIX-MONT-BLANC lundi 26 septembre 2011 09 heures à 12 heures
samedi 8 octobre 2011 09 heures à 12 heures
mercredi 19 octobre 2011 16 heures à 20 heures
mercredi 26 octobre 2011 14 heures à 18 heures
mairie de
CLUSES lundi 26 septembre 2011 (salle des sociétés) 09 heures à 12 heures
samedi 1er octobre 2011 (salle des sociétés) 09 heures à 12 heures
jeudi 13 octobre 2011 (salle des mariages) 16 heures à 20 heures
mercredi 26 octobre 2011 (salle des sociétés) 14 heures à 18 heures
mairie de
LA ROCHE SUR FORON lundi 26 septembre 2011 14 heures à 18 heures
samedi 15 octobre 2011 09 heures à 12 heures
jeudi 20 octobre 2011 16 heures à 20 heures
mardi 25 octobre 2011 14 heures à 18 heures
mairie de
PASSY mardi 27 septembre 2011 09 heures à 12 heures
mardi 4 octobre 2011 16 heures à 20 heures
samedi 15 octobre 2011 09 heures à 12 heures
jeudi 27 octobre 2011 14 heures à 18 heures
bureau d'état-civil du Fayet
49 rue de la Poste – Le Fayet
SAINT-GERVAIS-LES-BAINS lundi 26 septembre 2011 14 heures à 18 heures
samedi 1er octobre 2011 09 heures à 12 heures
mercredi 12 octobre 2011 16 heures à 20 heures
mardi 25 octobre 2011 14 heures à 18 heures
salle des Aiguilles de Warens
bâtiment Saint Eloi
147 rue Pellissier
SALLANCHES lundi 26 septembre 2011 14 heures à 18 heures
mercredi 5 octobre 2011 16 heures à 20 heures
samedi 22 octobre 2011 09 heures à 12 heures
vendredi 28 octobre 2011 14 heures à 18 heures
mairie de
SCIONZIER mardi 27 septembre 2011 (salle Virgile) 09 heures à 12 heures
jeudi 20 octobre 2011 (salle Virgile) 16 heures à 20 heures
samedi 22 octobre 2011 (salle Blaise Pascal) 14 heures à 17 heures
mardi 25 octobre 2011 (salle Virgile) 14 heures à 18 heures

Pour les Associations qui ont participé aux travaux d'élaboration de ce PPA, l'impact résidentiel (chauffage et surtout chauffage au bois) a été surévalué par rapport aux impacts industriels et surtout transports.Certes les mesures officielles ne sont pas figées. Mais ce PPA, évalué chaque année, ne sera efficace que si les trois domaines de sources d'émissions (résidentiel, industriel et transports) sont considérés à leur juste niveau de responsabilité, ce qui n'est pas le cas en l'état actuel du dossier. Par ailleurs ces mesures sont davantage de la responsabilité de l'état que des collectivités locales, même si ces dernières ont un rôle à jouer notamment au niveau de l'information et de la" pédagogie".

Les mesures « transports »proposées par les associations environnementales dans le PPA : transfert des camions TIR sur l'autoroute ferroviaire d' Aiton (AFA) en période de pics, interdiction des euros 3 l'hiver puis à terme des euro 4, réduction obligatoire des vitesses, développement des modes alternatifs, co-voiturage, pistes cyclables, contrôles des poids lourds, application d'une vraie écotaxe dédiée au rail, surtaxe des camions TIR en zone de montagne.

Il est temps que les populations locales s'expriment dans le cadre de l'enquête publique: Donnez votre avis, exprimez vos exigences. Respirer un air qui ne nuise pas à votre santé est un Droit.

Rappel: La plainte contre l'Etat pour non respect de la loi sur l'air est instruite. L'ARSMB a été entendue dernièrement par Monsieur le Commissaire enqêteur de la police judiciaire des 2 Savoie.
Pour prendre connaissance du projet de PPA:
cliquez ici pour prendre connaissance du ppa

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29-Jul-2011 - Non Monsieur le député....

Dans le Messager Faucigny du 07 juillet 2011, Monsieur Saddier, député-maire de Bonneville, récemment nommé président du Conseil National de l'Air s'exprime au sujet de la pollution atmosphérique en vallée de l'Arve, dans un article titré « Pollution: le problème N° 1, c'est le chauffage ».
L'ARSMB, au fait de ce dossier depuis 2006, qui est à l'initiative du Plan de Protection de l'Atmosphère, depuis peu membre du conseil d'administration d'Air de l'Ain et des Pays de Savoie, dépositaire d'une plainte contre l'Etat pour non respect de la loi sur l'Air, tient à apporter les précisions suivantes:

Le chauffage a sa part de responsabilité dans les émissions de particules fines (PM10), mais il n'est pas le seul générateur. De plus, même s'il est avéré que les pics de pollution se produisent en hiver, notamment lors des périodes d'inversion de températures, les mesures d'Air APS, montrent qu'en été les taux de PM10 ne sont pas satisfaisants alors que personne ne se chauffe en été. Il existe donc d'autres sources d'émissions que le chauffage, classées dans deux grands domaines par les organismes en charge de la surveillance de l'Air: l'impact industriel et l'impact transports.
Par ailleurs, l'Institut de Veille Sanitaire que nous consultons régulièrement n'a de cesse d'alerter: « Le danger pour la santé publique ne réside pas tant les épisodes de pics que dans une exposition chronique, au quotidien, à des taux médiocres voire moyens ».

Les PM10 présentent des taux hors la loi depuis 2007: Au-dessus de 35 jours par an de dépassement de 50micro/gramme par m3 d'air en moyenne journalière, la loi n'est pas respectée: A titre d'exemple, sur la seule station de Passy, le nombre de jours de dépassements a été pour 2007: 54 jours, 2008:51 jours, 2009: 39 jours, 2010: 52 jours. Pour 2011, déjà au 15 mars on déplorait 41 jours de dépassements. Et d'autres lieux que Passy ne sont pas mieux lotis.
De plus, ramener la pollution en vallée de l'Arve et ailleurs aux seules PM10 (dont certaines sont cancérigènes), c'est faire l'impasse sur d'autres polluants tout aussi nocifs et dangereux:

1. Le dioxyde d'azote (NO2) est régulièrement au-dessus de la valeur limite, depuis 2003, notamment aux Bossons, à Saint-Gervais et en tous points de la vallée à proximité des voies routières. Le NO2 provoque une hyperactivité bronchique et des altérations pulmonaires graves. La source d'émission de ce NO2 est le transport routier (voitures et poids lourds) pour 80% de ses émissions. Le chauffage n'est que très peu générateur.
2. Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et notamment le Benzo a Pyrène (BaP) qui a suscité l'indignation générale de la population à l'annonce des taux relevés en 2008, à savoir 4 nano/grammes/m3 d'air alors qu'on est hors la loi au-delà de 1 nano/gramme. En 2010, si on relève une amélioration de l'ordre de 30%, on est encore à 2,6, encore soit 2 fois et demi au-dessus du seuil légal. Les HAP, comme les PM 10 augmentent les risques cardiaques et certains sont cancérigènes. Le principal émetteur de ce polluant est le secteur industriel. Le chauffage n'est que très peu générateur.
3. L'ozone (O3) n'est pas un polluant primaire. Il naît sous l'action du soleil et de la chaleur de transformations complexes photochimiques des composés organiques volatils (COV) et surtout du NO2 issu du trafic routier. Il provoque des irritations occulaires et des altérations pulmonaires pouvant être graves. La valeur cible de 25 dépassements par an est régulièrement dépassée notamment à Chamonix et à la station de l'Aiguille du Midi. Il n'est présent que l'été, en action sur les COV et le NO2. Le chauffage n'est pas du tout générateur.


Prétendre que le chauffage est le problème N°1 de la pollution atmosphérique, c'est soit méconnaître le dossier, soit s'engoufrer dans le déni. A l'ARSMB nous optons pour la seconde solution. En effet:
1. Il est plus aisé pour un décideur ou un élu, d'incriminer le citoyen moyen qui n'a pas d'autre solution l'hiver, que de chauffer sa demeure. Il est plus délicat de dénoncer à sa juste responsabilité, un acteur industriel, même s'il a déjà fait des efforts pour améliorer une situation qui reste préoccupante. Il est enfin beaucoup trop douloureux et risqué d'affronter avec un minimum de courage le lobbie routier tout puissant et les Sociétés autoroutières.
2. L'ARSMB a déjà ressenti ce malaise lors des réunions d'élaboration du Plan de Protection de l'Atmosphère. Haro sur le chauffage et "pédale douce" sur les transports de la part des services de l'état qui se joignaient à nos arguments en séances de travail mais rejoignaient les doléances de l'ATMB ou du principal syndicat des transporteurs routiers lors de réunions "off" évidemment.
3. Pour nous, il est clair que ce PPA sera efficace si des mesures fortes sont prises à l'encontre des 3 secteurs d'émissions de polluants, chacun à son juste niveau de responsabilité: résidentiel (chauffage), industriel et transports. Sauf à devoir payer des amendes pharaoniques infligées par l'Europe à la France, comme celle de 12 millions d'euros sans doute payables en 2011( les PM10) et 2012 (les NO2), pour laxisme après une première mise en demeure en 2008. Il est fort dommageable de respirer un air qui nuit à sa santé, mais si de surcroît le contribuable doit payer pour ce faire, la responsabilité de chacun est engagée, et il faudra bien un jour rendre des comptes. C'est pourquoi la plainte déposée par l'ARSMB et l'AVPAVA demeure activée.
4. Les mesures « transports »proposées par les associations environnementales dans le PPA : transfert des camions TIR à Aiton en période de pics, interdiction des euros 3 l'hiver, réduction obligatoire des vitesses, développement des modes alternatifs, co-voiturage, pistes cyclables, contrôles des poids lourds, application d'une vraie écotaxe dédiée au rail, surtaxe des camions TIR en zone de montagne doivent être maintenues.
5. Pour sûr, de telles mesures gênent nos élus locaux favorables au tout routier, députés et conseillers généraux d'un département qui est le 2ème actionnaire de l'Autoroute A40 et du Tunnel du Mont-Blanc.

Alors il est plus que temps pour les associations locales de remettre les pendules à l'heure: oui le chauffage pollue, les voitures et les utilitaires légers aussi. Mais très curieusement les 3000 poids lourds TIR qui sillonnent journellement notre vallée de l'Arve( dont les 3/4 générés par le tunnel du Mont-Blanc) ne font plus partie des statistiques.
Disparus, envolés, alors qu'un 40 tonnes pollue 8 fois plus qu'une voiture et 100 fois plus que le rail.
Oui, comme l'affirme notre député local: "Le premier enjeu c'est l'information car la pollution ne se voit pas."Mais cette information ne doit pas être de l'enfumage, ni prétexte à se défausser sur le seul citoyen.


ARSMB
AVPAVA

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29-Jul-2011 - Non Monsieur Accoyer....

A lire Bernard Accoyer notre député haut-savoyard local, Eva Joly aurait commis un crime de lèse majesté en s’attaquant à notre sacro-saint défilé national. Qu’un tel projet de défilé populaire « soulève des questions politiques et idéologiques », soit. Seulement son argumentaire ne tient pas et monsieur le Président de l’Assemblée nationale devrait revoir son histoire de France: la forme militaire de ce défilé ne date pas de 1789 ni de l’an II mais de 1880 date d’anniversaire de la réconciliation du peuple français avec son armée suite à la débâcle de Napoléon III en 1871. Dont acte.
Plus inquiétante est sa diatribe sur Europe Ecologie les Verts: « Un parti d’extrême gauche qui à ce titre remet en cause l’essentiel de ce qui a fait et fait la Nation ». Diantre! On a beau être en campagne électorale, c’est pousser un peu loin le bouchon d’affirmer que voter écologiste (le 2ème du département aux élections dernières) c’est faire le lit des soviets. A croire que le mur de Berlin est toujours en place…
Peuchère, comme on dit chez nous, faut y arrêter! Y en a marre d’être pris pour des caves. En tant qu’environnementaliste de conviction, j’attends des représentants d’une Union qui se veut populaire autre chose que des postures politiciennes et des tactiques de division.
Jean Martinetti.

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22-Jun-2011 - ATMB: Des routes en OR.    [Galerie photos]

Compte-rendu de la réunion ATMB-ARSMB du mardi 21 juin 2011 au Majestic.

ATMB: Autoroute et Tunnel du Mont-Blanc.
ARSMB: Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc.

Présents: Monsieur Hourdin PDG ATMB Conseiller d'état.
Monsieur Chaumont Directeur général ATMB.
Monsieur Comeliau Président ARSMB.
Messieurs Martinetti et Métral Vice-présidents ARSMB.

But de la rencontre:
Un double objectif: faire connaissance du Conseiller d’Etat/Président de l’ATMB H.Hourdin (pour nous le 4ème) et prendre acte de nos différences de vues principalement sur 4 dossiers qui nous tiennent à cœur (l’hypothèse du prochain doublement du TMB-la problématique trafic routier des TIR- l’application du PPAtmosphère en 2011-les modalités pratiques de l’Eurovignette en 2012- ) au pays du Mont-Blanc et en vallée d’Arve.


M.Comeliau après présentation d'usage aborde directement l'aspect environnemental de notre combat, signifiant que faire passer quotidiennement 2000 à 3000 camions dans cette vallée et dans ce site est simplement inacceptable et que cet état de fait nous indigne. « Nous ne sommes pas des écolos intégristes, mais nous demeurons déterminés face à cette politique du tout routier et face à l'absurdité du système ». Nous défendons des intérêts opposés à savoir appel de trafic pour ATMB et diminution du trafic pour ARSMB.
M. Hourdin se défend du terme « tout routier » opposant des initiatives telles que les parkings de covoiturage, ce à quoi il est répondu que ces initiatives restent « routières » et que les alternatives résident dans dans « rail ».

1er thème abordé: Les risques d'un doublement du tunnel du Mont-Blanc:

M.Comeliau énonce les raisons qui nous font craindre ces risques: Une concession accordée à ATMB jusqu'en 2050, une pression de certaines autorités italiennes, des travaux pharaoniques des 2 côtés du tunnel ayant débouché sur deux couloirs à camions menant à un boyau confiné de 7m de large, le doublement du tunnel du Fréjus, la galerie de sécurité de 1,40m de large au Mont-Blanc, le leurre du Lyon-Turin-Ferroviaire.
« Un enfant de 5 ans comprendrait que le doublement est inéluctable »
Messieurs Hourdin et Chaumont répondent de concert et de façon formelle « qu'il n'y a aucun projet de doublement du tunnel ni projet de creusement de galerie dite de sécurité ». L'ARSMB réitère ses craintes évoquant les manoeuvres de l'état et ses mensonges dans la forfaiture du Fréjus.

Un échange s'installe alors sur la situation actuelle:
a) Il est clairement annoncé que les investissements sur la RN 205 sont payés par les augmentations des tarifs au péage du tunnel. M.Martinetti s'inquiète de la non transparence de « qui paie quoi ». Dans la pratique, une partie du péage à Cluses et une partie du péage tunnel financent les 30 millions d'euros de travaux de la RN205 qui devient de fait payante donc qui convoite le statut d'autoroute. D'ailleurs, sur les panneaux à messages variables, il a été constaté ce jour que cette RN 205 est assimilée à une autoroute, à la lecture du message suivant au niveau de Servoz: « A40 travaux à 7 km prudence ». Imparable.
Par ailleurs un usager qui fait le trajet Chamonix-Aoste ou Aoste Chamonix paie pour la RN 205 (A40) qu'il n'emprunte pas.
Un usager qui paie à Cluses et s'arrête à Sallanches ou Passy paie pour une RN 205 (A40) qu'il n'emprunte pas.

En ce qui concerne le trafic des camions TIR, il serait impossible de fixer des limites quantitatives à ce trafic, au nom de la liberté de circulation des marchandises. Donc pour ATMB, pas question de fixer des quotas sauf si l’Etat le décidait.
Ce à quoi nous avons répondu qu’au tunnel on arrêtait bien des personnes (les émigrés), les marchandises de contrefaçon, voire la drogue…et qu’encore une fois il s’agissait d’une volonté politique de faire respecter la législation européenne sur l’environnement. On ne peut pas à la fois déplorer les atteintes à la santé, élaborer tous les plans de protection de l’atmosphère et de l’environnement, et ne rien faire en conséquence.
Nous avons donc proposé au président-Conseiller d’Etat de l’ATMB d’intervenir auprès de qui de droit pour au moins faire appliquer la règle simple du pollueur-payeur en s’appuyant sur la norme Euro des véhicules. Il est inadmissible d’attendre pendant 10ans que les camions hors norme disparaissent du parc des transporteurs (les Euros 0 et 1) pour les interdire postérieurement…alors qu’aux dires de nos interlocuteurs, la rotation des parcs est de l’ordre de 4 à 5ans.
Il semblerait statistiquement que le trafic des Pl se stabilise à 5 à 600.000 unités/an, ce qui bien sûr ne nous satisfait pas.


b) M. Métral fait état de la politique nationale en matière de transports, toute dédiée à la route, politique clairement et unanimement reprise en Haute-Savoie par l'ensemble des décideurs locaux avec l'aval voire l'encouragement d'ATMB. Cette société ne s'est-elle pas spontanément portée premier sponsor de la candidature Annecy 2018? M. Hourdin en convient.
ATMB n'est -elle pas partie prenante dans le désenclavement du Chablais? M. Hourdin en convient en apportant les précisions suivantes:
ATMB réalise une étude de faisabilité Douvaine-Thonon, 1ère tranche du désenclavement, afin d'éviter « ces routes actuelles d'un autre âge ». Puis viendra l'étude du Carrefour des Chasseurs à Douvaine . Enfin La stucture devra réaliser la jonction Carrefour des Chasseurs-A40. M. Métral demande si cette jonction « empruntera » le plateau de Loëx, communes de Nangy Arthaz Bonne. En l'état actuel, 3 itinéraires sont à l'étude. L'ARSMB demande que les 3 dossiers lui soient transmis. Accordé.

c) ATMB a financé à hauteur de 1 million et demi d'euros le tram-train. M. Hourdin et M. Chaumont ne cachent pas leur implication dans le but de devenir opérateur de ce tram-train. La candidature d'Annecy aux JO 2018 a été une opportunité. Et si ATMB avait des vues sur la liaison CEVA- haut de vallée? Sourires...

d)Sur tous ces sujets, M. Hourdin et M. Chaumont s'abritent derrière le respect de décisions et de choix venant de l'état. M. Martinetti fait remarquer qu'un conseiller d'état comme son nom l'indique peut infléchir des options et que ce statut réfère un positionnement de décideur et pas seulement d'exécutant. M. Hourdin en convient.

2ème thème abordé: le Plan de Protection de l'Atmosphère:
M.Métral fait état de l'implication de l'ARSMB dans la décision de mise en place du PPA et dans son élaboration. Il est rappelé la plainte contre l'état pour non respect de la loi sur l'air, les amendes que la France va payer à l'Europe pour les mêmes motifs, les niveaux de relevés pour chaque polluant et la responsabilité de chacun des émetteurs dont le trafic routier.
ATMB défendra-t-elle les mesures proposées pour faire baisser les émissions, notamment la baisse de vitesse lors des pics, le transfert des PL vers Aiton et l'interdiction des PL euro2 et euro 3?
M. Hourdin assure qu'ATMB a contribué à l'élaboration des mesures (hors réunions intergroupes???). Sur ce sujet aussi il se positionne en tant qu'exécutant d'ordres venus de l'état et du préfet. Pour ce qui est de la réduction de vitesse sur les nationales, cela lui paraît bien compromis, de l'avis de M. Monteil président du conseil général.
L'ARSMB demande à ce que ATMB dès la mise en place du PPA lui fasse parvenir en instantané les décisions prises en cas de pic ou en mesure pérenne. Accordé.

3ème thème abordé: Eurovignette 3 et Ecotaxe:

M.Coméliau et M. Martinetti rappellent dans quelles conditions la RN 205 a échappé à l'application de l'écotaxe. Sur le département cette application sera très réductrice. M. Chaumont rappelle l'amendement rejeté de M. Saddier à l'Assemblée Nationale. Il pense nous consoler en rappelant que les PL contribuent de par l'augmentation du péage tunnel. Erreur fatale de discernement qui lui est opposée, les recettes évoquées sortant complètement de leur vocation, à savoir le financement d'infrastuctures alternatives. C'est ATMB qui encaisse ces recettes et non l'état ni l'AFFITF.
M.Martinetti demande si ATMB est en possession d'une carte « bruit » sur son réseau comme l'y oblige la loi. Il semble que l'état ne l'ait pas communiquée sans doute au vu du respect des préconisations en la matière.
En bref, après 7 années de tergiversation et de contorsion européenne, l’Etat français s’est enfin engagé à faire sienne la directive européenne du 7-6-2011 ( facultative) qui introduit les « coûts externes » de pollution atmosphérique et de bruit sur les réseaux routiers nationaux et les couloirs transeuropéens. Elle sera applicable en fin 2012. Nous avons donc demandé à l’ATMB quelles dispositions elle comptait prendre pour appliquer cette directive sur son réseau.
Mais pour être clair, il faut faire un rappel historique et différencier le réseau autoroutier de l’ATMB ( l’A40 Genève Tunnel du Mont-Blanc chez nous) de la RN 205 (route blanche) ex route nationale concédée à cette même ATMB en 2010.
Antérieurement à 2010, l’A40 était soumise à péage au titre du « droit d’usage », le montant de ce péage étant exclusivement consacré à l’entretien, à la sécurité et au développement du réseau autoroutier concerné. Quant à la RN 205 du Fayet à Chamonix, Cluses,Bonneville…, de tout temps elle était « gratuite », non soumise à péage du fait que son entretien, sa sécurité et son développement (mise à 2x2 voies du tronçon le Fayet-Chamonix)) relevait de la charge de l’Etat donc financée par nos impôts. L’usager local ou étranger à Savoie/Mont-Blanc avait donc le choix de 2 itinéraires pour se rendre à Chamonix: l’A40 payante jusqu’au Fayet ou la RN 205 gratuite jusqu’à Chamonix.
Postérieurement à 2010 et en théorie rien n’a changé.
Sauf que 1ère arnaque: le tronçon Le fayet-Chamonix de le RN 205 a été « concédé » à l’ATMB, et que l’application prochaine de l’Eurovignette la rendra à péage pour les camions et que certaines voitures payent déjà…au travers de l’augmentation des péages de 4,96% du tunnel du Mont-blanc pendant 5 ans, voitures et camions compris, le produit de ces péages étant destiné au remboursement des sommes investies par l’ATMB sur la route blanche jusqu’en 2014. Heureux usagers du tunnel, chamoniards ou touristes, français ou étrangers qui n’empruntez pas la RN 205 Le Fayet-Chamonix, merci encore…
Deuxième arnaque: l’ARSMB s’est battue pendant 8 ans pour qu’enfin les camions TIR payent leur dû par rapport aux nuisances qu’ils génèrent dans la vallée et alors qu’ils roulaient gratuitement sur le tronçon de la RN205 Le fayet-Chamonix. Nous avons travaillé dur avec d’autres associations, à Paris, à Bruxelles, pour obtenir que l’Eurovignette s’applique au pays du Mont-Blanc sous sa forme d‘Ecotaxe, applicable sur les routes nationales « non concédées ». Même que le député Saddier a fait voter un amendement sur le sujet. Peine perdue,l’ATMB et l’Etat complice nous ont grillé la politesse: l’Ecotaxe ne peut s’appliquer qu’aux réseaux routiers non concédés.


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23-Mai-2011 - Compte-Rendu de notre AG 2011.

COMPTE RENDU DE L’AG DU 09 MARS 2011
Majestic_ Chamonix Mont-Blanc



Cette AG célébrant les 20 ans de l’association a réuni un peu plus de 100 personnes au Majestic. 100 pouvoirs ont été récoltés pour un total de 420 adhérents. Le quorum statutaire étant atteint, l’AG est déclarée ouverte.
A la tribune sont présents : Jean-Pierre Coméliau, Jean Martinetti, Simon Métral, Maryline Métral et Philippe Pittet.
Les élus présents dans la salle : M. Eric-Fournier, Maire de Chamonix accompagné de 2 adjoints - Messieurs Verdier et Didillon - ; Madame Laure Shmutz, Maire de Servoz.
Les invités : M. Patrick Gabarrou, M. Georges Unia, M. Denis Ducroz.

La parole est donnée par Jean-Pierre Coméliau à Denis Ducroz. Ce dernier, premier Président de l’ARSMB, dresse un historique de l’association. Il y a 20 ans, un petit groupe interpelé par le projet de doublement du tunnel du Mont-Blanc envoie des courriers aux élus du territoire en espérant que cette inquiétude puisse être relayée plus haut et plus visiblement.
Avec le 2ème Président, Christian Mollier, commencent les manifestations. L’accès au Tunnel est barré. Après 3 ans de lutte le projet est ajourné. Il s’agit d’une première (demie) victoire. A ce jour, le spectre du doublement rode toujours.
L’ère G. Unia et J-P Trichet a donné une dynamique et une visibilité nouvelle à l’association. C’est à cette époque qu’arrive la catastrophe du 24 mars 1999 au tunnel du Mont-Blanc. Le drame conduit les habitants de Chamonix en particulier et de la vallée à se mobiliser et à manifester. Plus tard les manifestations prendront une couleur « musique et saucisses ». La 3ème équipe a abordé une phase compliquée : pas toujours entendue, elle développe de nouvelles stratégies.
G. Unia profite de la parole qui lui est donnée. Il rappelle que chacun a fait de son mieux pour sensibiliser et éveiller les consciences. Il dit que le travail doit continuer mais qu’il ne s’agit pas, selon lui, d’être dans une opposition systématique. Il s’agit d’entendre les arguments des « puissants » et ne pas jeter la pierre…
Laure Shmutz prend la parole à son tour. Elle insiste sur le devoir d’exemplarité que chacun doit avoir notamment en direction des jeunes si nous voulons qu’ils prennent le flambeau à leur tour.

Le rapport moral de l’année est soumis par Jean Martinetti à l’assemblée qui l’adopte à l’unanimité.

Le rapport financier est présenté par Maryline Métral, chacun ayant à son siège dans la salle une copie des éléments financiers présentés.


RECETTES
Cotisations 8 308,00
Produits annexes 170,50
Dons 88,00
Produits financiers 383,46
TOTAL DES RECETTES 8 949,96
DノPENSES
Mat駻iel de propagande (banderoles...) 1191,56
Fournitures administratives et petit 駲uipement 114,13
Locations mobili鑽es 239,20
Assurances multirisques 544,07
Documentation 342,00
Honoraires 1 315,60
Tracts, affiches, autocollants 1 579,28
T-shirts, combinaisons 174,00
Frais d’animation des manifestations 1 319,63
Sponsoring 300,00
Impression des bulletins d’informations 2251,06
Voyages et d駱lacements 811,76
Affranchissement 1 842,00
T駘駱hone 672,39
Internet 430,80
Cotisations aux associations 517,00
Dotations aux amortissement 490,78
Charges exc駱tionnelles: 1 500,00
- Participation aux frais d’avocat de
l’association REAGIR: 500,00€
- Participation aux frais d’avocat de Monsieur
MANIGLIER: I 000,00€
TOTAL DES DノPENSES 15 635,26
RノSULTAT -6 685,30

Le rapport financier est adopté à l’unanimité par l’assemblée.

Le Président profite de questions dans la salle pour rappeler que l’ARSMB a reçu l’agrément officiel d’association de protection de l’environnement. La demande de défiscalisation, elle, en toute contradiction, a été refusée !
Aucune candidature ne se manifeste en réponse à l’appel de Maryline Métral pour de nouvelles candidatures au Conseil d’administration de l’ARSMB.
Le tiers sortant est renouvelé. Maryline Métral soumet la composition du nouveau CA à l’assemblée. Le CA est élu à l’unanimité.


L’AG se poursuit avec le débat qui aborde différents sujets : pollution de l’air/ RN 205/ JO 2018.
En introduction au débat, Patrick Gabarrou intervient en amoureux de la montagne. Il nous rappelle que nous avons un devoir de responsabilité, de conscience qui s’impose à tous pour protéger cette montagne. Il intervient sur l’importance des associations en citant Mountain Wilderness. D’abord méprisée par les pouvoirs publics, cette association est aujourd’hui un interlocuteur reconnu. Une vague de fond est là, il faut continuer à agir face au cynisme venu d’en haut. Les associations comme l’ARSMB sont là, déterminées… Le combat n’est jamais inutile.

Simon Métral présente un diaporama sur le thème de la pollution de l'air en vallée de l'Arve et sur la base des documents transmis par Air APS, faisant état des mesures relevées par polluants: PM10, NO2, HaP, Ozone. Le constat est implacable, l'air de notre vallée nuit à notre santé.
Simon Métral fait le lien entre ce constat et la mise en place du PPA dont l'ARSMB est à l'origine ainsi qu'avec la plainte déposée contre l'Etat pour non respect de la loi sur l'Air et l'Usage Rationnelle de l'Energie.
Maître le Soleuz prend ensuite la parole et explique les différents temps qui ont accompagné notre dépôt de plainte contre le préfet.
2 axes sont à considérer :
a) axe administratif : la requête auprès du tribunal administratif a été rejetée. Le préfet s’étant positionné avec la mise en place du PPA.
b) axe pénal: il s’agit de rechercher la responsabilité pénale du préfet qui n’a pas pris les mesures qui s’imposaient depuis 2007 alors que les résultats liés à la quantification des polluants présents dans l’atmosphère étaient connus.

Eric FOURNIER prend la parole
Il reconnaît que 42 communes qui participent est une bonne chose mais regrette l’absence de déclinaison du PPA par sous secteur. Il approuve l’idée de baisser les limitations de 20 km/h en cas de pic de pollution. Il précise qu’au niveau de la communauté de communes de la HVA un travail est mené sur la question du chauffage et de l’habitat urbain public et privé d’une part et sur le transport collectif d’autre part. Dans 2, voire 3 ans, un train circulera toutes les 30 minutes entre Servoz et Vallorcine.
Eric Fournier défend l’idée d’un transport collectif gratuit accompagné de mesures dissuasives sur l’utilisation de la voiture. Il s’agit, par exemple, de mettre en place un stationnement dont le prix est majoré.
Simon Metral prend la parole et appelle les maires concernés à participer massivement à la prochaine séance plénière du PPA. Jean-Pierre Coméliau rappelle que notre plainte est confirmée pour non-respect de la réglementation, européenne relative à la loi sur l’air.
Différentes questions de la salle se succèdent et sont l’occasion de préciser où se trouvent les stations de mesure de la qualité de l’air dans la vallée. Quelqu’un intervient pour dire qu’il pense qu’il serait temps de cesser de dénigrer le bois comme moyen de chauffage et rappelle qu’il s’agit d’un puits à carbone. Une autre intervention donne l’occasion de préciser que des stations mobiles de mesure de la qualité de l’air se mettent en place.
Nous souhaitons que lors des pics de pollution le nombre de PL empruntant le tunnel soit limité de manière drastique sans être transférés sur la Maurienne. G. Unia pense à l’inverse que le renvoi vers la Maurienne du trafic routier pourrait faire réagir les élus et les associations locales de Maurienne…
L’ARSMB rappelle par la voix de son président qu’elle reste vigilante, prudente et précise que le PPA est un des outils d’amélioration de la qualité de l’air, encore faut-il qu’il soit réellement efficace.
Nous n’aurons pas le choix d’une certaine sobriété énergétique, de mettre en place de nouvelles contraintes d’isolation pour les bâtiments et de contrôle des installations dans le temps.
Il est rappelé à l’assemblée présente que la plainte contre l’Etat s’accompagne d’une lettre commune cosignée par plus de 30 médecins dénonçant la pollution de l’air en vallée de l’Arve. Le train apparaît comme une autre des solutions pour lutter contre la pollution. Quelqu’un dans la salle regrette que les élus ne soient jamais présents aux différents comités de lignes.
Philippe Pittet prend alors la parole pour présenter « le collectif agir contre la pollution », les actions et pétitions en cours. Quelqu’un dans la salle tient à souligner qu’il trouve que les élus paraissent bien conciliants avec (selon ses mots) « l’oligarchie du lobby routier ».

Le débat s’intéresse alors à la CONCESSION DE LA RN 205.
Jean Martinetti rappelle à l’assemblée que notre bulletin apporte des informations précises sur le sujet. Pour rappel : 4 jours par semaine plus de 2 000 PL franchissent le tunnel. On dénombre 2 350 PL le mercredi ! Les consommateurs ont un rôle à jouer pour limiter le transport de marchandises. Cela est vrai mais culpabiliser les citoyens est facile te ne peut être le seul levier pour agir sur le plan environnemental. Nous attendons des instances nationales qu’elles agissent. Il est grand temps !

Le dossier des JO 2018
Jean Pierre Coméliau prend la parole et rappelle la position de l’ARSMB. L’association s’est clairement posée contre les JO tels qu’ils sont proposés sans être, et nous insistons, anti sport ou anti compétition.
Les JO « modernes » se présentent comme un projet de financiers et de fric au détriment du sport et des habitants qui devront supporter les travaux, les jeux et les coûts qui en résulteront. Environnement et économie sont 2 domaines que les jeux mettent en péril localement. La mise en place d’un PPA n’est pas compatible avec l’accueil d’une compétition à envergure internationale. Eric Fournier expose l’historique qui a conduit la ville de Chamonix à sauter le pas d’une candidature pour accueillir cet évènement. Il rappelle que comme Maire il avait, au départ du projet qui lui était présenté 3 choix possibles :
- subir
- refuser
- faire infléchir et imposer sa vision
C’est cette 3ème voie qui a sa préférence. Il est persuadé d’être en mesure « d’avoir les clefs ». Il rappelle que les jeux ont « un effet cliquet » pour les projets de la vallée, il s’agit d’un « accélérateur de projets » selon ses propres mots. Des réactions se font entendre et beaucoup ne croient pas qu’un maire, quel qu’il soit, soit en mesure de s’imposer face à un CIO qui ne brille pas par son honnêteté en matière de finance en particulier. Les exemples au cours des dernières décennies sont nombreux. G. Unia s’emporte face à une intervention d’une représentante d’Europe Ecologie – les Verts qui a interrompu E. Fournier pendant sa longue prise de parole. G. Unia rend la parole à E. Fournier.
Les propos d’E. Fournier sont contestés par une représentante du comité anti-olympique sur la base de plans des infrastructures olympiques en sa possession et différents de ceux d’E. Fournier !.

L’Assemblée Générale se termine à 23h50 par un buffet.

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13-Avr-2011 - Le Préfet présente le Plan de Protection de l'Atmosphère.    [Galerie photos]

Communiqué du 12 avril 2011
Plan de Protection de l'Atmosphère : réunion plénière ce 11 avril 2011
Sous la présidence du préfet de Haute-Savoie, en présence du sous-préfet de Bonneville, du
député, de maires, des représentants des services de l'état, de la région, d'acteurs économiques
et des associations, s'est tenue la seconde réunion plénière destinée à présenter les grandes
lignes du PPA.
La pollution de l'air semble enfin mobiliser l'ensemble de nos décideurs, qui sont confrontés à
l'ampleur de son étendue, de ses impacts dangereux pour la santé publique et, surtout inquiets
face à la menace de redressement de la France par l'Europe, sous forme de fortes amendes, pour
des niveaux de particules hors la loi. 16 zones en France sont concernées, dont la vallée de
l'Arve. Certains décideurs commencent également à se demander si leur responsabilité va être
engagée dans ce dossier, comme elle peut l'être pour les maires en cas de catastrophe
naturelle… Les procès de demain seront-ils ceux de l'air contaminé, dautant que les PM10 ne
sont pas seules en cause, les NOX, HAP et autres COV sans oublier l'ozone, s'avérant plus que
préoccupants ?
Si les transporteurs ont demandé la prise en compte des coûts économiques des mesures
proposées, les médecins ont rappelé que les coûts sanitaires de cette pollution de l'air devaient
aussi être intégrés : ceux engendrés par les soins pour la sécurité sociale, par les jours de travail
perdus pour l'économie, mais aussi ceux de la diminution de l'espérance de vie et de la mortalité.
Une personne vivant toute sa vie dans une zone comme la nôtre, voit son espérance de vie
réduite de 10 ans, a affirmé le député Saddier, nouvellement nommé Président du Conseil
National de l'Air.
Les associations saluent l'évolution des discours et la volonté de mettre en place des mesures
portant sur l'ensemble des secteurs responsables de cette mauvaise qualité de l'air. Elles
considèrent qu'une part de responsabilité trop large soit placée sur le chauffage au bois, alors que
les mesures retenues pour le secteur du transport de marchandises risquent de s'avérer très
insuffisantes. "Nous sommes contre le report du trafic de la route vers la route, du Mont-Blanc
vers le Fréjus et vice-versa, en cas de pics de pollution, mais très favorables au report vers le rail
des camions, surtout en période sensible, tel que l'hiver ou la nuit" a rappelé Jean-Pierre
Comeliau, président de l'ARSMB.
Par leur vigilance, leur insistance et leur connaissance du dossier, les associations ont montré
qu'elles étaient un partenaire sérieux de ces négociations. "Les autorités organisatrices ont sans
doute compris que le chemin qui nous conduira à l'amélioration de l'air se ferait avec les
associations, nos rappels à l'ordre fréquents et notre travail infatigable pour que l'intérêt général
prévale enfin sur les intérêts particuliers et corporatistes", assure Anne Lassman-Trappier,
présidente d'Envrionn'MontBlanc. A l'initiative du projet et ayant largement contribué à son
élaboration, écoutées en cela par les services DREAL et Air APS, les associations ne sont pas
prêtes de s'essouffler et entendent bien peser encore dans les étapes suivantes, l'enquête
publique, le suivi et les évaluations du Plan.


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31-Mar-2011 - PPA: Lettre au Préfet.

L'élaboration du Plan de Protection de l'Atmosphère arrivant bientôt à son terme, les Associations inquiètes ont écrit au Préfet: En effet, les mesures essentielles qu'elles ont proposées en matière de transport ont été écartées pour la plupart: Force est de constater une fois de plus, que plutôt que de prendre des décisions courageuses et efficaces, c'est le citoyen moyen qu'on incrimine et qu'on culpabilise: L'impact du trafic routier a été largement minimisé au profit du chauffage résidentiel, collectif et surtout individuel, notamment le chauffage au bois.
Si les mesures retenues pour l'instant, à quelques jours de la réunion plénière du 11 avril, devaient en rester là, les Associations émettent les plus grands doutes sur l'efficacité du Plan. Nous ne nous contenterons pas d'un constat faillible au moment d'évaluer ce plan. Il s'agit de faire respecter la loi. Il est en effet insupportable de respirer un Air qui nuit à sa santé et de devoir payer à l'Europe des amendes faramineuses pour non respect de ladite loi.

Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc
Maison de la Montagne
74400 Chamonix

Environn’MontBlanc
40, chemin du Pierrier de la Croix
74310 Les Houches

Association des Victimes de la Pollution de l’Air en Vallée de l'Arve
357, route de Reninge
74700 Sallanches

Mouvement Ecologique de la Haute Vallée de l'Arve
1565, route du Crêt
74700 Sallanches

Monsieur le Préfet
Préfecture de Haute-Savoie
8 rue 30e Régiment d'Infanterie
BP 2332
74034 Annecy Cedex

Chamonix, le 29 mars 2011

Objet: mesures transports du Plan de Protection de l'Atmosphère de la vallée de l’Arve.


Monsieur le Préfet,
Après une très mauvaise année 2010 pour la qualité de l’air au pays du Mont-Blanc (confirmant
les résultats déplorables de 2006 à 2009), la fin de l’hiver 2010/2011 s’est avérée calamiteuse :
12 jours d’alerte à la pollution continus en mars, déjà 41 jours de dépassements des seuils de
valeur limite (PM10) à Passy au 1er trimestre 2011, pour 35 autorisés sur l’année, et une valeur
limite de NO2 en moyenne annuelle nettement dépassée aux Bossons (+25%), site de proximité
routière.
Outre le fait que cette situation pérenne de la pollution soit grandement préjudiciable à notre
santé (18 000 décès annuels en France dus aux seules particules des transports selon l'OMS),
son contexte d’illégalité est inacceptable d‘un point de vue de citoyen et d'autorité responsable.
Faudrait-il en plus payer pour respirer un air qui nuit gravement à notre santé ? Les montants des
amendes infligées à la France par l'Europe pour non respect de la loi sur l'air seraient
accablantes (30 millions d'euros payables en juillet 2011 et jusqu'à 300 000 euros par jour de
dépassement).
Conscients de la gravité de cette situation, nous avions déjà attiré votre attention par courrier, du
16 mars dernier, sur les réserves que nous émettions quant à l’efficacité future du volet
« transport » du Plan de Protection de l'Atmosphère en cours d'élaboration, tant les mesures de
réduction des émissions retenues par vos services nous paraissaient inconséquentes et hors
nature à satisfaire la vocation originelle du Plan qui était de « réduire les émissions des polluants
visés ».
C’est pourquoi nous rappelons à votre attention les mesures « transport » qui doivent
impérativement figurer dans le PPA, outre les diverses mesures déjà inscrites afin de réduire
l'impact de la circulation de véhicules légers, à savoir :
1. D’une manière générale, dissuader les camions les plus polluants d’emprunter la vallée de
l’Arve, par une interdiction de circulation des poids lourds Euro II et III pendant la période
hivernale, et / ou une tarification des péages plus contraignante en fonction des normes
Euro.
2. En cas de pic de pollution, transférer les poids lourds sur la Ligne ferroviaire historique du
Mont-Cenis (ferroutage d’Aiton et à terme, chargement plus en amont, à Ambérieu).
3. Réduction du trafic poids lourds la nuit, par des restrictions de circulation et / ou la
majoration des péages la nuit, avec transfert sur le rail (Aiton).
4. Application de l’écotaxe sur les couloirs routiers de la vallée de l’Arve.
5. Demande à la Région Rhône Alpes d’appliquer la possibilité qui lui est offerte de majorer la
TIPP pour financer les infrastructures ferroviaires.
6. Majoration du péage du tunnel du Mont-Blanc de 0,50 € / PL et 0,20 € / VL pour financer les
mesures du PPA ou imposer une redevance pour l’accès routier à la vallée de l’Arve au titre
de la « surtaxe zone de montagne ou zone sensible ».
7. Réaliser une étude d'impact pour toutes infrastructures routières, voie nouvelle.
8. Droit de regard sur les ventes par RFF à des collectivités locales ou autres de terrains
dédiés au fret ferroviaire.
Ces propositions de mesures dans le domaine de la pollution due au trafic sont à nos yeux
incontournables, d’autant qu’elles s’inscrivent parfaitement dans l’objectif du Plan de s’attaquer à
l’ensemble des polluants et non pas de privilégier les PM10. Nous vous rappelons à ce sujet notre
souhait exprimé, lors de la réunion intergroupe du 22 mars à la préfecture d’Annecy, que la
Gouvernance du Plan apporte une plus grande importance, dans sa réflexion, aux émissions de
NO2 (dioxyde d’azote), véritable traceur de la pollution routière, mais aussi principal générateur
de l’Ozone (O3) en été, polluant secondaire également nocif pour la santé…en l’absence de
chauffage hivernal.
Inquiets de la situation sanitaire des populations de la vallée d’Arve, comme de l’efficacité des
mesures à intégrer au Plan de Protection de l’Atmosphère, au même titre que les médecins et les
services sanitaires départementaux et régionaux, nous ne comprendrions pas que des intérêts
particuliers, voire corporatistes, se substituent à l’intérêt général.
Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de nos sentiments respectueux.


 

01-Mar-2011 - Assemblée Générale 2011 de l'ARSMB

L'Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc a 20 ans: 1991-2011

L'ARSMB tiendra son Assemblée Générale
le 09 mars 2011 à 20h30 au Majestic Chamonix avec la présence des Présidents fondateurs
et la participation de Patrick Gabarrou

Assemblée Générale statutaire
Débat Public: La Pollution et le Plan de Protection de l’atmosphère ;Les camions et l’Ecotaxe ;Le bilan du Grenelle ;Les J.O. et bien d’autres sujets….
 

16-Fev-2011 - Nouvelle plainte contre l'Etat déposée par l'ARSMB.

A.R.S.M.B.
Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc
Maison de la Montagne
74400 Chamonix


Monsieur le Procureur de la République
Tribunal de Grande Instance
18, quai Parquet
74130 BONNEVILLE


Chamonix, le 15 février 2011.

Monsieur le Procureur,

L’Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc (A.R.S.M.B.) - connue de longue date pour son action citoyenne - voulait pacifiquement exprimer son opinion sur les Jeux Olympiques de 2018

en profitant du passage de la Commission CIO ce vendredi 11 février 2011 dans notre vallée.

Nullement opposés au caractère sportif des J.O., nous souhaitions dénoncer la dérive commerciale, mercantile et affairiste du Comité Olympique, et ses conséquences catastrophiques sur l’environnement.

C’est à ce titre qu’une banderole avait été posée sur le rond point de la Vigie à Chamonix.

Aucune entrave à la circulation et aucune agressivité de notre part, ni dans le texte (« J.O.= usine à gaz »), ni dans l’attitude des deux militants présents.

Pourtant, quelques minutes avant le passage de la délégation officielle, une dizaine de gendarmes ont confisqué la banderole et les ont obligé à quitter les lieux. Nous avons immédiatement dénoncé l’attitude inadmissible - non pas de la Gendarmerie qui ne faisait qu’obéir aux ordres reçus - mais des hauts responsables de l’Etat.

Il est en effet scandaleux qu’on ne puisse plus dans ce pays afficher une simple opinion !

Les évènements du 11 février dernier le prouvent : déploiement démesuré des Forces de l’Ordre, accès interdit sur le site de Passy, collèges et écoles entourées de gendarmes, contrôle d’identité des citoyens venus en spectateurs, fouille des véhicules, surveillance aérienne du site, intimidation en tout genre et menace de mise en ‘garde à vue’ pour toute personne exprimant son opposition aux J.O.

Ceci représente un véritable déni de démocratie car ce qui se passe aujourd’hui pour les Jeux Olympiques se reproduira demain pour n’importe quel autre motif, ce qui à nos yeux, est excessivement grave.

C’est la raison pour laquelle l’A.R.S.M.B. dépose plainte auprès du Procureur de la République pour atteinte à la liberté d’expression.

Hélas, vingt années de militantisme nous ont rendus méfiant vis-à-vis de la Justice !

Comment en serait-il autrement lorsque les Procureurs et les Préfets sont nommés par l’Etat, et que c’est contre l’Etat et son représentant que nous déposons plainte ?

Nous craignons par conséquent, Monsieur le Procureur, que vous jugiez cette plainte comme ‘irrecevable’. Bonnes relations obligent…

Certes, un tel soupçon est irrespectueux mais fondé.

Pourquoi aurions- nous confiance et respect envers un Etat qui ne respecte pas lui-même les fondements de la démocratie et de la République ?

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de croire, Monsieur le Procureur, en notre considération distinguée.


Pour le CA de l’A.R.S.M.B.,
J.P.Comeliau
Président



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13-Fev-2011 - Venue de la commission JO: Les forces du désordre!    [Galerie photos]

RAFLE AU VAL D'HiV.....

L'ARSMB voulait pacifiquement et citoyennement exprimer son avis sur ce que seront probablement les J.O Annecy-Chamonix 2018, profitant du passage de la commission du CIO. Une usine à gaz. Affichage hors voie de circulation.
C'était sans compter sur le déploiement démesuré de forces de l'ordre (devenues les forces du désordre): Accès interdit sur le site de Passy, Collèges et écoles entourées de cordons de gendarmes, contrôles d'identité de toute personne ressemblant vaguement à un militant citoyen, fouille des coffres de nos véhicules suspects, hélicoptère sur la plaine de Passy, surveillance à distances de nos moyens de communication, intimidation en tous genres, et comme le montrent les photos jointes, confiscation (vol) manu-militari de nos banderoles, avec les commentaires d'usage: " si résistance ou rébellion, alors outrage et garde à vue".
Nous en sommes donc rendus à ce point en France et plus spécialement en Haute-Savoie! Qui sont les commanditaires, qui sont les acteurs, les complices de ce déni de démocratie? Notre force est de le savoir...
Consolation d'importance cependant: ni les Bornandins, ni les Passerands ni les Chamoniards ont cru bon de se déplacer en masse pour prendre part aux festivités. Prémices d'un désavoeu, ou prise de conscience républicaine ?
Pour sa part l'ARSMB compte bien ne pas en rester là.

RAFLE AU VAL D'HiV: Ce territoire est aussi le nôtre....


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01-Fev-2011 - Ecotaxe: Notre position.

Ecoredevance: Le droit d’hauteur

En ce début d’année 2011, les militants de l’ARSMB refusent de se laisser enfumer par toute forme de « greenwashing »(*) destinée à rendre notre cerveau encore plus disponible à la dissimulation de la vérité. Et puisque toute la presse locale bruisse de cette fameuse « écotaxe » sur les poids-lourds qui provoque tant d’urticaire chez les corporations concernées essayons d’élever le débat.
D’abord un peu d’histoire: Dès 1999, la Communauté européenne s’était inquiétée de la disparité des régimes de péages des infrastructures routières au sein de ses pays membres. Afin d’éliminer les discriminations portant atteinte à la libre concurrence de la circulation des marchandises sur la route, un texte sur l’encadrement des péages sur le réseau autoroutier européen fût voté à l’époque sous le nom d’Eurovignette I. Ces droits d’usage liés au coût des infrastructures autoroutières étaient basés sur le principe de « l’usager/payeur ». En 2006-2008, dans le cadre de la loi Grenelle 1, cette directive devenue Eurovignette II a été complétée par l’élargissement des péages et droits d’usage au réseau de routes européennes, toujours sur la base des coûts liés aux infrastructures, mais avec la possibilité d’affecter une partie des recettes au transfert modal ( train, fluvial, maritime) et de moduler les péages en tenant compte des niveaux de pollution des véhicules (Euro 1, 2, 3...). Chaque pays était libre de déterminer la consistance de son réseau taxable, le montant de la redevance et l’affectation du produit de celle-ci; étant entendu que cette redevance garde pour but fondamental d’inciter les pays membres à un report modal du transport des marchandises par la route vers des modes plus respectueux de l’environnement.
En 2011 nous sommes en régime préparatoire de la version Eurovignette III qui concerne les tronçons du réseau routier français supportant plus de 800 poids lourds/ jour avec un début d’application courant 2012.
Alors qu’en est-il de cette nouvelle transcription du droit européen?
D’abord rappeler que le Gouvernement français s’est déjà exprimé sur le sujet:  « Il n’est plus possible de rester neutre  face aux enjeux environnementaux…Nous mettrons en œuvre cette euro-vignette pour que les poids lourds qui circulent sur nos routes ne le fassent pas en toute franchise fiscale alors qu’ils engendrent des nuisances, des risques et des coûts en infrastructures. » (**).
Préciser que le 15 octobre 2010 les ministres européens des transports, dont le notre, ont voté un texte qui permet aux états membres qui le souhaitent d’imposer des frais de péage supplémentaires sur les axes nationaux et transeuropéens aux poids lourds de plus de 12 tonnes en raison de la pollution et des nuisances sonores qu’ils génèrent. Pour faire simple: aux autoroutes des sur- péages et aux routes une écotaxe. Il reste à ce projet de directive d’être soumis au Parlement européen dans les prochains mois, ce qui explique la nervosité des transporteurs routiers.
Il est vrai que cette RPLP(***) française survient dans un contexte de fin de crise économique et sociale qui les rend particulièrement sensibles et réactifs. Surtout les petites entreprises qui ne peuvent pas lutter contre leurs homologues françaises au long cours basées à l’étranger. D’autant que les sociétés autoroutières privées ou locale comme l’ATMB ne se privent pas de faire valser les péages avec l’autorisation de l’Etat. Mais LTFet consorts devraient jouer cartes sur table: n’ont-ils pas obtenu du gouvernement en contrepartie de cette future imposition, une augmentation de 15 à 20% du tonnage de leurs camions suite à l‘autorisation généralisée des 44 tonnes sur toutes les routes françaises (décret du 18 janvier 2011) sans augmentation de la taxe à l’essieu, l’exemption de cette redevance pour les camions Euro 5 (déjà en circulation depuis 2009) jusqu’en 2014, la non imposition des véhicules de 3,5 à 12 tonnes ? Sans compter les petits arrangements entre amis sur la détaxe du gazole et autres allègements.
Vous l’avez compris, à l’ARSMB nous sommes plus que favorables à l’application de cette éco-redevance en général, et plus précisément au Pays du Mont-Blanc.
Elle est équitable parce qu’elle oblige les professionnels du transport des marchandises par la route à payer le juste prix de l’usage qu’ils en font, participant de ce fait au rééquilibrage de la concurrence rail/route. Elle est un levier nécessaire à une meilleure organisation de leur logistique afin de minimiser les trajets à vide tout aussi polluants, de transporter mieux et différemment. Car pour nous, il s’agit bien de réduire les nuisances générées par ce mode de transport en site sensible de montagne. Nous considérons que se préoccuper de la défense de notre environnement relève de l’intérêt général et non pas d’intérêts corporatistes. Il est temps que le transport routier se comporte en secteur responsable et non comme un adolescent grincheux et perpétuellement insatisfait.
Quant au périmètre du réseau taxable dans le 74, si l’usine à gaz proposée n’est pas de notre compétence, il est clair que le Conseil général a baissé culotte devant les routiers, se repliant sur des positions arrières non encore avancées. Passons. L’urgence c'est le couloir routier de la vallée de l’Arve (l'itinéraire européen E25) qui englobe la Rn205 et l’A40, de l’agglomération franco-genevoise au tunnel du Mont-Blanc. Nous serons très vigilants à ce que non seulement les vraies charges d’infrastructure soient intégrées à l’Eurovignette III mais surtout que les coûts externes de pollution, de bruit et d’atteinte à la santé des populations riveraines soient pris en compte au nom du principe du pollueur/payeur. En prenant garde que le produit de ces recettes soit affecté au transfert modal et non au financement des routes sous prétexte de sécurité routière.
En conclusion, les mises en place de sur-péages sur l’autoroute et de l’écoredevance au Pays du Mont-Blanc sont pour nous une première étape qui préfigure la disparition du trafic des camions TIR longue distance de la vallée d’Arve grâce au transfert modal des marchandises sur les trains.
Toutefois nous savons d’expérience que rien n’est jamais acquis d’avance. Il serait paradoxal que nos élus et le Gouvernement se contredisent une fois de plus et fassent des choix minimalistes dans le domaine environnemental. Ne pas avoir la volonté de faire acquitter aux transports routiers leurs vrais coûts sociaux et environnementaux dans nos régions sensibles de montagnes, ne pas prévoir au futur Plan de Protection de l’Air préfectoral les dispositions qui s’imposent: ce serait une faute en responsabilité. Si tel devrait être le cas, nous en tirerions les conséquences.



*technique de marketing qui consiste à peindre en vert tout ce qui bouge, se vend et rapporte.
**discours de F.Fillon à l’Assemblée nationale le 3 juillet 2007.
***Redevance Poids Lourds liée aux Prestations appliquée en Suisse depuis 2001.


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13-Jan-2011 - L'ARSMB et les JO

J.O. Annecy 2018 :
Atmosphère! Atmosphère!…
L’ARSMB est une association libre et indépendante agréée par le Préfet
« Association de protection de l’environnement ». Elle rayonne
principalement sur la vallée de l’Arve (de Genève à Chamonix-
Mont-Blanc) et en partie sur le territoire national.
Dernièrement, elle a été sollicitée par divers organismes, associations et élus pour donner son avis dans le cadre du
projet d’organisation des Jeux Olympiques d’hiver « Annecy-2018 ».
Ainsi le 7 0ctobre 2010, à l’initiative de Monsieur Fournier Maire de Chamonix, Président de la Communauté de
communes (et Conseiller régional), s’est tenue en mairie une réunion destinée à regrouper les avis des différentes
associations locales de défense de l’environnement sur le nouveau projet de redistribution des activités olympiques au
pays du Mont-Blanc.
Après avoir pris connaissance de la motion du Conseil municipal du 24-9 qui précise notamment: « la qualité de l’environnement
doit être prioritaire avec aucune atteinte aux sites vierges…et les éventuels équipements collectifs doivent
s’insérer dans les programmes existants ou prévus dans le développement de la vallée », la discussion s’est engagée
sur les nouveaux aménagements demandés par le CIO et acceptés par les élus. Suite à ce nouveau projet et en plus des
épreuves prévues dans sa première version , la vallée de Chamonix/les Houches récupère la patinoire de 10.000 places
et le village olympique (prévus initialement à Passy), les épreuves de slalom et le Centre multi-médias.
La position de l’ARSMB s’est fondée principalement sur deux arguments:
- la donnée factuelle et indiscutable de la pollution atmosphérique en hiver non seulement dans la vallée
de Chamonix reconnue hypersensible mais aussi dans la plaine de Passy/Sallanches ( cf. les données Air APS de ces
derniers hivers) rend cette initiative contre nature. Nous pensons qu’au moment où le Préfet a décidé la mise en place
justifiée d’un Plan de Protection de l’Atmosphère, il est mal venu d‘augmenter cette pollution de fond par un surplus
d‘urbanisation (+ 1400 lits à chauffer) et une inflation de déplacements routiers fatalement polluants((50.000 véh/jour en
sus du trafic des camions TIR toujours pas solutionné). N’oublions pas qu’en ce qui concerne les modes de transport,
seule l’ATMB est partenaire officielle de ces jeux.
- notre grande expérience de la duplicité de l’Etat pour qui les promesses n’engagent que ceux qui les croient.
Nous en savons quelque chose avec le retour au forceps des camions dans la vallée, le Grenelle de l’Environnement qui
fait pshhhitttt!, le report de la taxe sur les poids-lourds, le doublement du tunnel routier du Fréjus. Autant de dénis qui
ne nous incitent pas à faire confiance aux instances gouvernementales ni au CIO.
Nous avons donc transmis à l’assemblée présente notre position prise en Conseil d’administration le 16 Septembre
2010: “Tout en reconnaissant aux élus locaux et à Monsieur Fournier leur volonté déclarée pour minimiser
les impacts environnementaux de ces éventuels JO, la « feuille de route » trop floue de ce dossier ne nous
convient pas. C’est pourquoi, compte tenu des raisons de fond et de forme énoncées ci-dessus, nous ne
sommes pas favorables au projet d’organisation de ces Jeux d’hiver au pays du Mont-Blanc”.


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13-Jan-2011 - La route est longue!

OK, il se confirme qu’en
matière d’infrastructures
de transport, le Grenelle
de l’Environnement n’aura été
qu’un « attrape couillon » au
service du verdissement d’une
politique éco-prédatrice avariée.
Trois ans après 2007 les masques
tombent : exit la contribution
Climat/Energie, report de la taxe
poids lourds, rejet de l’intégration
des coûts externes, autorisation
de circulation des 44 tonnes (dans
l’attente des 60 tonnes), abandon
programmé du fret ferroviaire de
proximité, construction immédiate
de 287 km d’autoroutes dans
l’attente des 879 autres à long
terme, etc… N’en jetez plus la
cour est pleine!
Face à cet amoncellement de
décisions contre nature, alors
que nous devions être « à l‘aube
d‘un changement de paradigme »,
force est de constater que les
pieds dans le bitume nos ministres
BORLOO et BUSSEREAU nous ont
pris pour des c…
Nous confirmons avec colère que
la petite phrase du Président de
la République sur « l’Ecologie ça
commence à bien faire » sonnait
bien le glas du Grenelle -voir édito
de notre bulletin n°20.
En proposant sur le plan
national une relance massive du
programme routier et autoroutier
qui favorise les déplacements
motorisés et s’affranchit des
contraintes climatiques et énergétiques,
l’Etat pérennise un modèle
de développement insoutenable
pour notre avenir, notre planète et
les générations futures. Cet Etat
prisonnier volontaire du lobbying
des betonneux, des transporteurs,
et des sociétés autoroutières
privées qui engrangent des
bénéfices pharamineux (ente 18 et
20%) renie donc ses engagements,
ses grands discours en matière
écologique n’ayant vocation qu’à
dissimuler la faiblesse de ses
actes. Il est plus que temps de
mettre un terme à cette incurie
politique.
Au plan local, c’est du pareil
au même : ATMB rallonge sa
concession à 2050, absorbe la RN
205 (au point de faire disparaître
son tracé des documents de
vulgarisation du dossier des JO
d’hiver 2018), ouvre les vannes
aux camions (+ 12% depuis le
début de l’année), veut bien
participer au développement des
nouveaux modes de transport
alternatifs (hors rail) à condition
de passer par la case péages
augmentés d‘autant. Faut pas
croire, agir pour l’environnement
a un coût : bassins de rétention,
murs anti-bruit, passages pour la
faune, aménagements dits verts
(et variés) alourdissent d’autant
la facture de cette autoroute
«écolo». Mais qu’à cela ne tienne,
pourvu que ça roule routier au
pays du Mont-Blanc. Et tant pis
pour nos poumons !

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13-Jan-2011 - L'ARSMB...Niche fiscale!!!

Forts de notre agrément préfectoral
obtenu le 03 juin 2009, nous
classant désormais officiellement
« association environnementale »,
nous avons sollicité auprès des
services compétents la défiscalisation
au profit de nos adhérents
et sympathisants pour les sommes
versées au titre des adhésions et
des dons. Nous avons joint à notre
demande un dossier comptable
et tous documents montrant notre
vocation environnementale et
d’intérêt général.
La Direction des Services fiscaux
de Haute-Savoie nous l’a refusée
en date du 27 04 2010 au seul motif
que « nous défendions des intérêts
professionnels et particuliers ».
Bien entendu nous avons fait appel
de cette décision dans le délai de
deux mois qui nous était imparti et
reconstitué un dossier.
Nous avons été convoqués à Lyon le
21 09 2010 pour un second examen
devant un collège compétent
composé de cinq personnes
(costume trois pièces cravates)
directeurs inter-régionaux des
Finances, d’un médiateur (costume
deux pièces cravates) services
fiscaux de Haute-Savoie, d’une
secrétaire rapporteuse des débats
( tailleur deux pièces sans cravate)
et d’un assesseur qui ne nous a
pas été présenté ( jean-baskets).
Nous avons retracé l’historique
de l’ARSMB, depuis 1991, nos
démarches, nos avancées, nos
déboires, nos actions locales,
nos partenariats, L’euro-vignette,
l’écotaxe, le PPA, la TIPP, la
RPLP, l’AFITF, et enfin le SASUFI,
argumentaire interrompu toutes
les cinq minutes par un lancinant «
où est l’intérêt général? ».
Au bout d’une heure, constatant
que la décision de refus était
prise depuis longtemps (ordres
venus d’en haut de s’en prendre
à ces niches fiscales associatives
dévastatrices pour l’économie),
nous nous sommes résignés
non sans entendre cet argument
imparable:
«Il y a une antinomie dans
votre démarche. L’Etat ne
peut vous accorder une faveur
fiscale alors que vous allez
vous opposer à lui quand il
aura décidé du percement d’un
deuxième tube au tunnel du
Mont-Blanc ».
Comme quoi, ce projet est bien
toujours dans les cartons...
Petit rappel cependant: deux
associations environnementales
de Maurienne ont la chance de
bénéficier de la défiscalisation.
Nous le savons, un reçu nous est
fait chaque année lors du renouvellement
de notre adhésion. Il est
vrai que là-bas, le percement du
deuxième tube est bien avancé....
Antinomie antinomie !!!

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13-Jan-2011 - Le PPA avance: quelques pistes.....

L'ARSMB a participé à TOUTES les réunions de travaux de mise en place du PPA en présence d'autres associations, des services de l'état, de représentants du monde industriel et économique. Rappelons que ce PPA a pour but de réduire les émissions de polluants dans la vallée de l'Arve. Son périmètre englobe 42 communes de La Roche sur Foron à Vallorcine qui devront l'approuver par délibération dès que les termes définitifs des mesures prises seront arrêtés. Au printemps une enquête publique permettra à la population de s'approprier ce plan et de signifier toutes remarques utiles. Le 11 avril prochain se tiendra à l'Agora de Bonneville la seconde réunion plénière de mise en place du PPA, présentant le projet en présence du préfet, du sous-préfet, des élus, des services de l'état, des acteurs économiques et des associations.
Voici, pour le volet transport, les mesures proposées par l'ARSMB en étroite collaboration avec l'Association Environn'Mont-Blanc.


Mesures proposées au PPA de la vallée de l'Arve:volet transport .

Pour le transport des personnes
Pour améliorer la qualité de l’air dans la vallée de l’Arve, il faudra agir sur la circulation automobile. Une amélioration très significative du transport ferroviaire est indispensable, pour compenser les dégradations inexorables que ce service connaît en Haute-Savoie depuis une quinzaine d’années.
           
Améliorer la desserte ferroviaire et les transports en commun:
Remettre des trains directs au départ de St Gervais, pour Paris, Grenoble, Nice, Bordeaux etc., en toutes saisons. Bellegarde et Annecy sont aujourd’hui en train de devenir les gares d’arrivée pour l’ensemble de la Haute-Savoie, alors qu’elles se situent à l’extrémité du département. Les correspondances ferroviaires ne sont pas toujours assurées et quand elles le sont, elles comportent souvent des changements.
Améliorer les fréquences des trains locaux. Penser à tous les types de trajets: maison-travail, étudiants, tourisme, loisirs. Etoffer ces services les week-ends d’hiver par  un train ski pour acheminer les skieurs de la région vers les sations. A plus long terme, construire de nouvelles remontées mécaniques dans la basse vallée de l’Arve pour acheminer les skieurs vers les pistes (par exemple entre Magland et Les Carroz-Flaine et entre Le Fayet et St Gervais et avec l’optimisation du Tramway du Mont-Blanc entre Le Fayet et les Houches/St Gervais). Prévoir un train rando sur le même principe en été.
Mettre en place une offre en transports en commun à l’année pour toutes les villes / villages non désservis par le rail (St Gervais, Megève, Passy…), avec bus réguliers ou transports à la demande.
Pour le financement de cette mesure : la Loi de Finances 2010 permet aux régions de majorer la TIPP de 0,73 € par hectolitre pour les carburants sans plomb et de 1,35 € pour le gazole. Les recettes collectées devront être exclusivement affectées au financement d’une infrastructure ferroviaire ou fluviale (art. 11 et 12, loi 2009-967 de programmation de mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement).
Information multi-modale et harmonisation de la billetterie:
Afin de favoriser les déplacements autres qu’en voiture particulière, il est indispensable de mettre en place un outil unique d’information, où il sera possible d’avoir une vue panoramique sur tous les services proposés (train, car, bus, transport à la demande) et les horaires, pour toute la Haute-Savoie. Tous les trajets doivent pouvoir être visibles en une seule recherche, par exemple Chamonix/Samoëns ou St Pierre en Faucigny/Combloux.
Pour l’aspect pratique, il serait utile, dans un deuxième temps, de proposer une tarification unique (ou pass) pour tout le réseau de transports en commun.
Covoiturage efficace
Mettre en place un système très dynamique de co-voiturage, utilisant toutes les technologies de communication (dont le téléphone portable), pour une communication possible à très court terme. Exemple: ma réunion se termine, j’envoie une communication depuis mon portable pour offrir un trajet Bonneville/Chamonix dans 1/2h. A noter que le Conseil Général de l’Isère est en train de tester un tel service: http://www.isere.fr/2349-ecovoiturage.htm
Parkings relais près des gares ou sur autoroute:
Pour favoriser le covoiturage ou les trajets en partie en voiture et en partie en transports en commun, proposer des parkings gratuits en des points stratégiques. Prévoir aussi des parkings à vélos près des arrêts de transports en commun.
Pour le transport des personnes et des marchandises
Diminuer la vitesse en hiver avec contrôles radar:
Lorsque les inversions de températures sont les plus fréquentes (de novembre à avril), réduire de façon obligatoire  de 20 km/h la vitesse de tous les véhicules. Cette mesure doit cesser d’être une simple recommandation, elle doit être associée à l’implantation de radars voitures et poids lourds (puisque cet équipement existe enfin). Pour une efficacité plus grande, mettre en place des radars qui calculent la vitesse moyenne entre deux points.
La réduction de la vitesse a un effet positif mesurable sur la qualité de l’air.
A Oslo, ville qui, comme la vallée de l’Arve, souffre d’inversion des températures, la vitesse a été réduite sur deux axes routiers pendant l’hiver. La diminution constatée de la vitesse a été de 12 km/h, avec une diminution mesurée de 36% de PM10 sur l’année et de 13% de NO2. A Stockholm, des tests  de réduction de la vitesse ont été effectués dans un tunnel routier. Les PM10 diminuent de 10% pour un abaissement de 10 km/h de la vitesse.
Pour le succès d’une telle mesure, il est indispensable de faire un travail d’information auprès des citoyens pour qu’ils comprennent pourquoi une telle mesure a un grand intérêt.
Pour le transport de marchandises
Pour l’amélioration de la qualité de l’air dans la vallée de l’Arve, en particulier en amont du péage de Cluses, il faudra impérativement agir sur la circulation des poids lourds et amorcer un report vers le rail. Alors que le fret ferroviaire augmentait de 10% dans l’Europe des 25 entre 1995 et 2005, il diminuait dans le même temps de 15% en France. Par ailleurs, la part du fluvial est quasi-inexistante en France.
En hiver, transférer les camions les plus polluants sur le rail:
Lorsque les inversions de températures sont les plus fréquentes (de novembre à avril), interdire les camions les plus polluants au tunnel du Mont-Blanc: EURO I, II, III (les EURO 0 sont déjà interdits). Afin d’éviter de reporter cette pollution vers d’autres vallées ou cols, il faudra obliger ces poids lourds à traverser les Alpes par le rail (Autoroute Ferroviaire Alpine, à Aiton). Cette mesure doit être prise conjointement avec les autres passages alpins (Fréjus et tous les cols), si l’on veut qu’elle soit efficace sur la qualité de l’air globale et pour éviter un simple report de ce trafic poids lourds sur d’autres secteurs, ce qui serait jugé irresponsable et égoïste.
D’autre part, cette mesure entre pleinement dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, qui demande que la part du fret non routier et aérien passe de 14 à 25% d’ici 2020 (rail et fluvial). Elle est d’autant plus réaliste, qu’après de longues années de travaux, la ligne historique du Mont Cenis, offre des possibilités de report modal décuplées dans le nord des Alpes françaises.
Il faudra également demander aux instances compétentes de développer la plate-forme d’Ambérieu, pour le chargement plus en amont et en plus grand nombre, des camions à moyen terme.
Pour le financement du transfert modal : appliquer un sur-péage poids lourd sur tout le territoire alpin (déclaré zone sensible), autorisé par la Directive Eurovignette. C’est aussi de cette manière que la Suisse finance en partie les tunnels ferroviaire du Loëtschberg et du St Gothard (Redevance Poids Lourds liée aux Prestations – RPLP).
Interdiction aux poids lourds de circuler la nuit
Les inversions de températures sont fréquentes la nuit, toute l’année. Une interdiction aux poids lourds de circuler la nuit pourrait avoir un effet positif sur la pollution globale et sur le report vers le rail.
En Autriche,  la circulation des camions est interdite la nuit sur l’autoroute de la vallée de l’Inn, entre 22 h et 5 h, depuis 2003. La diminution constatée de la pollution atmosphérique sur 24 h est significative.
En Suisse, les marchandises ont interdiction de circuler la nuit depuis 1932. Cette mesure participe au développement du transport ferroviaire et au respect des normes de qualité de l’air. D’autre part elle réduit les nuisances sonores nocturnes pour les riverains des routes et améliore les conditions de travail des chauffeurs routiers. La nuit, le rail représente une alternative bien utilisée pour le transport de marchandises en Suisse.
Contrôle des poids lourds:
Remettre en place, à l'aire de régulation de Passy, les contrôles poids lourds initiés au lendemain de la catastrophe, puis petit à petit abandonnés:
a) Charge et surcharge: un poids lourd de 39t normalement chargé sur des rampes identiques à celles Passy – tunnel du Mont-Blanc peut consommer 100 litres de gazole aux 100 km.
b) Relevés de pollution aux échappements des poids lourds, même euro 5. Des mesures sont effectuées aux cheminées de Sgl Carbon SA et des incinérateurs, pourquoi donc ne pas contrôler également les échappements des poids lourds ?
c) Temps de conduite des chauffeurs.
A long terme: quantifier le nombre de passages poids lourds acceptables:
L’idée d’une “Bourse du Transit Alpin” a vu le jour il y a de plusieurs années en Suisse et est étudiée à l’heure actuelle par le gouvernement suisse et par les ministres des Transports des pays alpins (dont la France, dans le cadre du “Suivi de Zurich”). Elle constiste à indendifier le nombre de passages de poids lourds dans les Alpes, qui serait supportable pour l’homme et la nature. Ces passages prédéfinis seront ensuite vendus ou octroyés aux transporteurs, mais ne pourront pas être dépassés. Les marchandises supplémentaires devront traverser les Alpes par le rail.
Eviter les dégradations futures de la qualité de l’air
Gel des ventes par RFF, à des collectivités territoriales ou autres, de terrains limitrophes de voies ou de gares.
Gel de toute future infrastructure routière, voie nouvelles, nouveau projet d’urbanisme d’envergure et de zones commerciales, afin de réliser une étude prévisionnelle détaillée des émissions polluantes qui seront engendrées par ces nouvelles installations.
Implantation d’une seconde station fixe à proximité immédiate du trafic, sur la rampe d'accès au tunnel par exemple Une seule station fixe Air APS (aux Bossons) ne suffit pas.
Financement du PPA
Les PPA déjà en place sur le territoire national manquent souvent d'efficacité dans le suivi d'évaluation, par manque de moyens financiers: Il pourrait être demandé pour chaque passage tunnel du Mont-Blanc une quote part de 0,50 euro par poids lourd TIR et 0,20 euro par véhicule léger. L’organisme chargé de la gestion des recettes serait à définir, ainsi que celui dévolu à des études de transfert route-rail.
Conclusion
Si le PPA de la vallée de l’Arve n’améliore pas le service ferroviaire pour les passagers et n’amorce pas un transfert vers le rail pour le transport de marchandises, il sera un échec. Le transport est, par ailleurs, le premier émetteur de CO2 en France et il convient, pour la protection du climat, d’agir en priorité sur ce secteur.


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