Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc

2013

17-Nov-2013 - Manif: Mission accomplie.    [Galerie photos]

L'Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc vient d'organiser sa marche citoyenne « Montée du viaduc des Egratz » ce samedi 16 novembre 2013. Elle a mobilisé 350 personnes au départ de Passy et 450 à l'arrivée à Servoz, montrant la préoccupation de la population de la vallée quant au respect de la qualité de notre environnement et des engagements politiques. L'écho qui en a été fait par les médias a été apprécié. Certes on aurait pu espérer le double, voire davantage. La présence, tout au long de la marche, des maires de Chamonix, Les Houches et Servoz avec d'autres élus ont été un soutien fort.

Cette action avait l'appui des Associations citoyennes de Passy, du Mouvement écologique de la Haute vallée de l'Arve et bien sûr d'Environn'Mont-Blanc.

Le Plan de Protection de l'Atmosphère de la Vallée de l'Arve va entamer sa 3ème année d'existence. Seul le fonds Air-Bois représente ce jour une avancée notable. Mais il reste tant à faire:
Côté transport, le vide: Le Préfet va mettre en place une mesure qu'il dit importante et qui, pour nous, tient du gadget de circonstance. Il s'agit d'interdire, en période de pics de pollution, la circulation des véhicules de plus de 7.5 tonnes classés euro 0, donc les véhicules locaux de plus de 20 ans d'âge. Une fois de plus les PL en transit ne sont pas concernés. Voir doc joint.
Côté écotaxe, les réactions à fleur de peau sur le plan national tiennent davantage de la désinformation et de la soumission aux lobbies routiers que d'une fiscalité raisonnée selon le principe du pollueur payeur. Voir doc joint. La Haute-Savoie échappe au saccage des portiques et bornes de localisation pour la bonne raison que cette "pollu-taxe" ne sera appliquée sur aucune voie, choix du conseil général 74 avec l'appui des députés 74. Leurs homologues savoyards (73) en l'occurence ont fait preuve de davantage de cohérence et surtout de courage puisque en Savoie l'écotaxe sera appliquée. Et si cela avait pour conséquence un transfert de Poids Lourds du Fréjus au Mont-Blanc où ils roulent gratuitement sur la RN 205?

L'hiver est là et avec lui des conditions favorisant l'accumulation des polluants. L'ARSMB et les autres associations vont continuer à agir pour améliorer la qualité de l'air que nous respirons et plus généralement notre cadre de vie en prônant:

Le report des camions les plus polluants euro 3 sur l'Autoroute Ferroviaire alpine à Aiton en Maurienne.
Des contrôles de vitesse sérieux pour tous véhicules en période hivernale pour un respect des baisses de vitesse recommandées sur le périmètre concerné.
Un contingentement sévère des poids lourds toutes catégories euro sur l'A40 et la RN 205.
Une réelle prise en compte du statut de « zone sensible » en vallée de l'Arve et au Pays du Mont-Blanc seule garante de l'amélioration de notre cadre de vie.
L'évaluation du PPA dès la fin de l'hiver prochain selon les modalités prévues par la Loi.
Une réelle participation démocratique des Associations et réprésentants des citoyens dans les décisions à venir.

Le Préfet nous reçoit le 10 décembre: Ces points sont plus que jamais à l'ordre du jour.
 

08-Nov-2013 - ECHO-Taxe 74: La Montagne n’est pas la Bretagne!    [Galerie photos]

Alors que nos représentants nationaux s’étripent sur le waterloo de la T.N.P.L.*, il nous parait nécessaire de remettre les pendules à l’heure de cet hiver sur le sujet, tant au plan national que départemental:
L'ARSMB a toujours soutenu cette initiative européenne appelée « Euro-vignette » destinée à améliorer l’efficacité environnementale du transport routier des marchandises sur la base du principe du « pollueur/payeur ». L’idée première était de viser le trafic lourd transeuropéen pour lequel le mode ferroviaire amenait une réponse pertinente, à condition qu’on lui en donne les moyens. De ce fait, les transports locaux n'étaient pas concernés puisque il s’agissait uniquement d’intervenir sur les camions T.I.R. en transit sur le territoire national et empruntant les grands axes gratuits parallèles aux autoroutes. Le produit de ce rééquilibrage financier de l'usage de nos routes nationales associé aux recettes des peages autoroutiers devait être affecté au financement des nouvelles infrastructures ferroviaires et fluviales. Or en 2006, deux ans avant la transcription de cette directive européenne en droit français, un certain Villepin, 1er ministre, a privatisé les autoroutes privant du même coup l’organisme de financement du transfert modal A.F.I.F.T. **de l’essentiel de ses ressources. Dès lors, pour pallier à ce manque à gagner, cette redevance poids-lourds a été étendue sur la base du volontariat à tout le réseau national gratuit ainsi qu’aux véhicules de + 3,5 t. (loi Grenelle 1 du 21/10/2008 = 526 pour, 21 abst. et 4 contre). C’est alors que les ennuis ont commencé du fait de la complexité du système de collecte à mettre en place, en particulier pour les petits transporteurs et les artisans. Véritable usine à gaz validée par le gouvernement Fillon ( décret du 6 mai 2012 entre les deux tours des élections présidentielles), la patate chaude est refilée au suivant. Après moult péripéties et un nouveau vote validé par le Conseil constitutionnel le 24 juin 2013, la mise en œuvre de la loi préalablement prévue pour 2011(sic!) est reportée à juillet 2013, puis octobre, puis au 1er janvier 2014. On connaît la suite: le rouge est mis pour raison de crise, c‘est Kafka sur la route et la foire d'empoigne en Bretagne. Au point qu’un potentat local*** se permette d‘alpaguer le Premier ministre actuel en ces termes: « L’honneur de la politique c’est d’agir sans avoir à reculer! » alors que cet ex 3ème personnage de l’Etat, du temps où il était aux manettes, rompait le combat chez lui avant de l’avoir mené: Monsieur "74", avec ses condisciples, n’a-t-il pas voté la loi, puis donné son accord pour exempter la Haute-savoie de cette redevance écologique? Alors que nos cousins du 73, eux, ont eu le courage d'aller jusqu'au bout de leurs convictions, et qu'à ce jour les portiques de péage sur l'itinéraire du Fréjus, la V.R.U de Chambéry et la RN 90 (voir photo), sont toujours en place. Pourquoi? Parce qu’à l’échelle locale les élus de Savoie ont identifié leur territoire au regard de sa localisation géographique, de ses spécificités climatiques, dans un espace montagnard perclus de flux routiers sans céder aux sirènes des transporteurs ni bénéficier d'un "Plan de Protection de l'Atmosphère" comme la vallée de l'Arve...
A l'ARSMB nous regrettons et c'est peut dire, qu’au Pays du Mont-Blanc nos députés et conseillers généraux n’aient pas eu le courage de faire de notre département un territoire expérimental exemplaire pour cette redevance environnementale. Paradoxale et stérile posture qui ne nous montre toujours pas le sens de la marche du 74, mais peut être pour qui ils roulent.
Quant aux Entreprises de Transport international routier locales et nationales qui sont vent debout contre cette loi Républicaine, encore faudrait-il qu’elles jouent cartes sur table après avoir obtenu des gouvernements successifs les compensations qu’elles souhaitaient: l'autorisation de passer de 40t à 44t soit un gain de 17% de la charge utile des camions (Merci pour nos routes!); le report du coût de la TNPL sur le client c’est-à-dire nous les consommateurs; le gel de son taux jusqu 2015; la dispense de TNPL pour les véhicules de moins de 4 ans d’âge; ; des aides à l’achat de véhicules neufs et le rétro-fit; etc…N’en jetez plus la cour est pleine!
Oui, la Montagne avec ses reliefs et ses tunnels n'est pas la Bretagne. Oui, les régions périphériques ne sont pas des régions de transit. Il est donc compréhensible que les bretons bénéficient de certaines compensations. Mais la solidarité nationale exige qu'ils participent à l'effort environnemental collectif car leurs production bovine, porcine et laitière passe aussi par les Alpes, les tunnels routiers du Mont-blanc et du Fréjus. Nous sommes tous sur le même bateau France et la même planète Terre. L'art de gouverner ne doit pas être celui de la simulation ni de la dissimulation. Si l'homme est devenu la principale menace pour son environnement et finalement pour lui même, il se doit de réagir intelligemment." Là où croît le péril...croît aussi ce qui sauve", (Hölderlin/Reeves). Attelons nous y ensemble au lieu du chacun pour soi!
J.M. ARSMB
* Taxe nationale sur les poids lourds- ** Agence de financement des infrastructures françaises de transport. ***Le re-devenu député B.Accoyer.
 

08-Nov-2013 - Pour vous rendre à manif du 16 novembre

Nous vous communiquons les modalités d’accès et retour par train à notre « montée du viaduc » du 16 novembre.

Pour l'aller, depuis la vallée de Chamonix
9h53 - Argentière
10h14 - Chamonix
10h32 - Les Houches
10h42 - Servoz
10h51 - Chedde (+ 10 à 15 mn de marche jusqu’à l’aire de régulation)

Pour le retour, depuis Servoz vers le haut de la vallée
16h20 - Servoz
16h33 - Les Houches
16h50 - Chamonix
17h13 - Argentière

Pour le covoiturage:
http://agenda.covoiturage.fr//autre/14343-montee-du-viaduc

Pour le retour depuis Servoz vers Chedde et vos véhicules :
16H3O Train spécialement affrété.
16H39- Chedde.

Pour ceux qui viennent en véhicule personnel, bien préciser aux gendarmes à la sortie de l’autoroute et au rond point du Fayet que vous vous rendez à la manif de l’ARSMB à l’aire de régulation des poids lourds, où nous nous réunirons à 11H30 très précises.
 

16-Oct-2013 - Manif du 16 novembre.    [Galerie photos]

SUBIR OU AGIR
Une nouvelle marche des respects ce 16 novembre 2013:
Pourquoi?
Il y a un an le 17 novembre 2012 nous marchions sur le viaduc des Egratz pour dire OUI au respect de la santé humaine, de l'air, de l'eau, des espaces, du silence, en vallée de l'Arve et au pied du Mont-Blanc.

Hiver 2012
Un P.P.A tronqué!
A ce jour, seul le fonds Air-Bois destiné à aider les particuliers à renouveler leur chauffage au bois peu performant a été mis en place sérieusement.
La réduction de vitesse de 20km/h sur autoroute du 1er novembre au 1er avril n'a pas été efficace faute de contrôles sérieux et permanents.
Quant aux mesures concernant les poids lourds du trafic international routier, elles ont été tout simplement abandonnées.

L'hiver 2013 va-t-il nous asphyxier autant que celui de 2012 ?
Les données d'Air-Rhône-Alpes sont sans appel: La qualité de l'air dans la vallée de l'Arve ne s'améliore pas et a été excécrable l'hiver dernier d'Annemasse à Chamonix et particulièrement en bordure de l'A 40 et de la route blanche: Nous sommes toujours hors la Loi.
Non aux engagements bafoués !
Oui aux engagements pris !
Nous exigeons de la part du préfet et de nos députés le respect des engagements relatifs au Plan de Protection de l'Atmosphère, au contingentement des camions T.I.R sur l'itinéraire du tunnel du Mont-Blanc, au report modal sur l'Autoroute Ferroviaire Alpine des poids lourds les plus polluants, au refus du doublement du tunnel du Mont-Blanc.

La défense de l'intérêt général ne semblant plus être une charge de l'Etat, il nous faut tous ensemble reconquérir le droit à ces Respects.


 

16-Oct-2013 - Tous sur le viaduc ce 16 novembre    [Galerie photos]

Rendez-vous à l'aire de régulation des poids lourds à 11h30.
Marche jusqu'à la gare de Servoz.
Pause en chemin: Cor des Alpes.
Retour en train.
 

25-Sep-2013 - Un P.PA figé.

Document conjoint Environn'Mont-Blanc-ARSMB.

Plan de Protection de l’Atmosphère de la vallée de l’Arve
Le point par les associations, un an après son adoption – février 2013
Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc arsmb.com
Environn’MontBlanc emontblanc.com
Une zone particulièrement sensible
Les émissions dans la vallée de l’Arve ne sont pas
plus élevées que la moyenne de la région Rhône-
Alpes, mais la topographie et les phénomènes
météorologiques peu propices à la dispersion des
polluants en période hivernale, rendent cette
région particulièrement sensible à la pollution de
l’air.
Dépassement des seuils de pollution
Les capteurs de Passy enregistrent des
dépassements réguliers des normes de particules
(PM10) et benzo(a)pyrène (BaP)
• PM10 :
dépassement des 35 jours autorisés par la loi
du seuil de 50 μg/m3 d’air
années 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012
• BaP (famille des HAP) :
2008, taux 4 fois supérieur à la valeur cible
2010, taux 2,5 fois supérieur à la valeur cible
Les capteurs de Chamonix enregistrent des
dépassements réguliers des normes de dioxyde
d’azote (NO2) et occasionnellement de particules
(PM10)
• NO2 :
moyenne annuelle de 40 μg/m3 d’air dépassée
années 2007, 2009, 2010, 2011, 2012
• PM10 :
année 2007
Des impacts sur la santé
La qualité de l’air dans la vallée de l’Arve est
similaire à celle des grandes villes de la région
Rhône-Alpes et a un impact direct sur l’espérance
de vie. D’après la Cellule de l’Institut de veille
sanitaire en Région Rhône-Alpes (InVS), “les
connaissances actuelles sur les effets sanitaires de
la pollution atmosphérique permettent d’affirmer
que les niveaux de pollution mesurés dans la
vallée de l’Arve ont un impact sur la santé des
populations exposées. Il s’agit à la fois d’effets à
court terme survenant rapidement après
l’exposition (irritations oculaires ou des voies
respiratoires, crises d’asthme, hospitalisations
pour motif cardiovasculaire…) et d’effets à long
terme (développement de processus pathogènes
au long court qui peuvent conduire à une
pathologie chronique ou même au décès)”.
Recommandation InVS
“Pour protéger la santé des populations, il
convient de réduire globalement les niveaux de
pollution sur la vallée, toute l’année et pour
l’ensemble des polluants. En effet, la pollution
atmosphérique génère des risques sur la santé,
même lorsque les normes réglementaires sont
respectées et c’est la pollution de fond et non les
pics qui contribue majoritairement à l’impact
sanitaire”.
Les principaux polluants et leurs sources
3 secteurs sont responsables de la quasi-totalité
des émissions générées en vallée de l’Arve : les
transports, le résidentiel et l’industrie.
Dans quels domaines agir ?
Les 3 principaux secteurs concernés doivent
participer à l’effort de réduction des émissions
polluantes sur le territoire. Aucun de ces domaines
ne doit être exonéré. Le respect de la santé
humaine ne doit plus être sacrifié au profit de
l’intérêt particulier de certains secteurs
économiques.
Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc arsmb.com
Environn’MontBlanc emontblanc.com
Bilan des mesures appliquées à ce jour
Un an après l’adoption du PPA par le Préfet de
Haute-Savoie, le bilan de son application est bien
maigre. La mise en place des quelques mesures
décidées par le Préfet à ce jour, n’aura qu’un effet
limité sur la qualité de l’air et il faudra faire preuve
d’ambition au cours des 4 années restantes de ce
Plan pour atteindre les objectifs fixés et retrouver,
dans la vallée de l’Arve, un air qui respecte les
normes en vigueur. De plus, les moyens et les
modalités de mise en application et de contrôle
manquent de précisions, réduisant d’autant plus
l’efficacité des rares mesures en application.
Les transports et l’industrie épargnés
Presque toutes les mesures appliquées à ce jour
concernent les citoyens et leurs pratiques
(chauffage, brûlage déchets, écobuage, vitesse sur
autoroute et feux d’artifices). Les secteurs des
transports de marchandise et industriels n’ont
pour l’instant pas contribué à l’effort afin de
réduire les émissions polluantes sur notre territoire,
dans le cadre du PPA. La seule mesure imposée à
ce jour au transport de marchandises est
l’interdiction de circulation des poids lourds de
norme Euro 2 (datant d’avant 1996) au tunnel du
Mont-Blanc au 1er novembre 2012. Or, ces
derniers ne représentaient plus qu’1% du trafic
poids lourds du tunnel en 2012 !
Financement
Un “fonds de chaleur” a été annoncé, afin de
financer des aides à l’installation de systèmes de
chauffage au bois performants. L’ADEME
apporterait 400 000 euros et cette somme serait
doublée par les collectivités territoriales. Reste à
connaitre les modalités de distribution de cette
aide, pour juger de son efficacité.
Toutes les propositions de financement faites par
les associations ont été rejetées, dont l’idée d’un
sur-péage poids lourd sur le territoire alpin, ou
d’une quote-part de 0,50 € par poids lourd et
0,20 € par véhicule léger au tunnel du Mont-
Blanc...
Mesures transports phares à appliquer
Amélioration des transports publics :
• Retour des trains directs entre St Gervais et les
grandes villes de France.
• Augmentation de la fréquence des trains
locaux.
• Service de bus en complément de l’offre
ferroviaire.
• Parkings relais et parking vélos autour des
arrêts de transports en commun.
Solutions innovantes :
• Développement du covoiturage et de l’autostop
sécurisé.
• Système d’information multi-modale unique.
Marchandises :
• En hiver, transférer les camions les plus
polluants sur le rail (Euro 3), en les dirigeant
vers le service d’Autoroute Ferroviaire Alpine et
la ligne historique du Mont Cenis aujourd’hui
mise au grand gabarit.
• Interdiction aux poids lourds de circuler la nuit,
lorsque les inversions de températures sont les
plus fréquentes, pour une diminution de la
pollution atmosphérique sur 24 h et une
meilleure utilisation du rail.
• Contrôle des poids lourds. Remettre en place, à
l'aire de régulation de Passy, les contrôles
poids lourds initiés au lendemain de la
catastrophe du tunnel du Mont-Blanc, puis
abandonnés. Charge et surcharge, relevés de
pollution aux échappements des poids lourds,
temps de conduite des chauffeurs.
• A long terme, quantifier le nombre de passages
poids lourds acceptables pour la vie humaine et
l’environnement et imposer des quotas :
concept de “Bourse du Transit Alpin” a l’étude
actuellement en Suisse. Le surplus de transport
pourra utiliser le rail, favorisant le report modal.
Une ambition à trouver
Bien peu de mesures concrètes ont vu le jour au
cours de la première année d’application du PPA.
Nous comprenons que la mise en place de
certaines mesures nécessite un grand travail
préalable de préparation, mais il faut maintenant
mettre les bouchées doubles pour espérer
atteindre les objectifs de qualité de l’air définies
par le PPA, d’ici fin 2016. Le temps de l’hésitation
est révolu, il faut passer à l’acte avec une très
grande détermination et mettre en application
effective toutes les mesures définies dans le PPA,
afin de protéger la santé publique et de retrouver,
dans la vallée de l’Arve, une qualité de l’air qui
respecte les normes fixées par la loi.
 

25-Sep-2013 - Un Préfet fermé.

Alors qu'en début de printemps, conjointement avec "Environn'Mont-Blanc", nous demandions une entrevue avec le Préfet, un silence en retour nous était opposé. C'est la première fois qu'un Préfet nous ferme la porte. Ses prédécesseurs, Monsieur Videlaine et Monsieur Derumigny nous ont toujours reçus. Par ailleurs, il semblerait que les Associations aient été écartées du processus de suivi et de propositions du P.P.A. Cela n'est pas admissible. On comprend qu'il soit plus confortable de traiter en douce avec les représentants des transporteurs français ou italiens qui, soit disant, se prévalent de la libre circulation des marchandises. Tant pis pour la santé publique. Et l'Etat baisserait pavillon? Nous ne pouvons le croire. Il est vrai que le député Saddier s'est accaparé les vraies fausses vertus du P.P.A sous l'aura du conseil national de l'air et localement du SM3A avec force communication. Peu importe...
Règlementairement le Préfet doit diligenter une évaluation du P.P.A début 2014, soit après deux ans de vie du plan. Pour cela une réunion préalable de suivi doit être tenue: Nous y serons sans doute invités. Puis une réunion du CODERST (Conseil de l'Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques) doit suivre. Après quoi Air Rhône-Alpes devrait procéder à une évaluation, un bilan en quelque sorte, selon les modalités qui lui seront proposées.
Nous restons disponibles et ouverts à toute participation et propositions positives: Nous continuerons à promouvoir et encourager les mesures intéressantes du P.P.A qui ont trait aux comportements individuels: Fonds-Air-Bois, non brûlage des déchets verts, respect des réductions de vitesse du 31 0ctobre au 31 mars, incitation aux transports collectifs. Mais nous ne lâcherons rien sur les mesures du volet transport transfrontalier, encouragés qui plus est par l'initiative des élus locaux (voir article précédent).
Et comme nous sommes tenaces, voici une nouvelle sollicitation qui vient de partir en préfecture.

Monsieur le Préfet,

Nous revenons vers vous en ce qui concerne les mesures complémentaires du P.P.A à mettre en place à la veille de l'hiver 2013/2014.

De notre point de vue, suite à l’expérience du printemps dernier, et alors qu’à ce jour nous sommes déjà en infraction avec la loi (= 37 jours de dépassements aux PM10), il est absolument nécessaire de mettre en application l'ensemble des « 7 mesures essentielles » définies au P.P.A. Plus particulièrement celles relatives aux émissions polluantes des dyoxydes d'azote (NO2) du secteur des transports. (*)

Dans notre courrier du 20 février 2013 et lors des réunions plénières nous faisions part de nos propositions ainsi que de notre désapprobation relative à votre décision de reporter à plus tard l’interdiction de circulation des camions T.I.R Euro 3 sur l’itinéraire du tunnel du Mont-Blanc. Interdiction qui était destinée à favoriser leur transfert sur l’autoroute ferroviaire alpine de Maurienne. (**)
Or l’application effective de cette mesure au 1er novembre 2012 aurait eu un impact journalier très important sur la diminution de la pollution due au trafic des camions T.I.R. au pied du Mont-blanc = moins 47% des PM10 et moins 11% des NO2. (***)
Nous ne comprendrions pas qu'à nouveau l’hiver prochain, ce type de camions T.I.R. ne soit pas éliminé du tunnel du Mont-Blanc.

Par ailleurs, nous vous rappelons que le seul rempacement des camions Euro 3 par des Euro 4,5 ou 6 ne sera jamais de nature à faire baisser cette pollution trafic. La véritable solution est le contingentement du nombre de camions T.I.R, tant sous le Mont-Blanc que sous le Fréjus, comme s'y était engagé le Ministre des transports Cuviller le 3 decembre 2012 lors de la conférence présidentielle franco-italienne sur la montée en puissance de l'autoroute ferroviaire de Maurienne(l'A.F.A.)
A ce jour, nous ne comprenons toujours pas que cet outil qui a coûté plus d'1 milliard d'euro à la collectivité et dont les ministres successifs nous promettaients monts et merveilles depuis plus de 10 ans, soit à ce point sous utilisé. Et que l'on ne vienne pas nous expliquer qu'agir de la sorte serait porter atteinte à la libre circulation des marchandises entre l'Italie et la France puisque nous ne faisons que substituer un moyen de transport à un autre beaucoup plus énergétivore et polluant. Ceci conformément aux bdirectives européennes en la matière et compte tenu du bilan 2012/74 produit par Air-Rhône-Alpes . (****

Dans l'attente de vos propositions relatives à cette mesure trafic particulière (ex T2), susceptibles de précipiter la réunion du Comité de suivi du P.P.A avant l'hiver prochain, veuillez agréer monsieur le Préfet l'expression de notre sincère préoccupation.
 

25-Sep-2013 - Des élus locaux qui réagissent: Un signal fort.

Les élus de la Communauté de Communes de la Vallée de Chamonix Mont-Blanc (Président Eric Fournier) et ceux de la Communauté de Communes du Pays du Mont-Blanc (Président Jean Marc Peillex) ont voté « une motion commune pour le report modal des Poids Lourds classés euro 3 sur l'Autoroute Ferroviaire Alpine ».
Cette motion commune rappelle «  la nécessité de combattre la pollution atmosphérique de la vallée ». Les élus se réjouissent de « la mise enoeuvre du Fonds-Air-Bois » mais déplorent « l'insuffisance des propositions sur le volet « transports » PPA et rappellent leur insistance à faire des propositions visant à améliorer son efficacité ».
Au vu « d'un bilan 2013 insatisfaisant sans doute aggravé avec l'arrivée de l'hiver prochain », la motion appelle à « une mobilisation accrue ».
« C'est à ce titre que les élus de la CCVMB et de la CCPMB demandent conjointement à l'Etat d'engager cet hiver et au plus tard au 1er janvier 2014, le transfert des PL en transit international encore classés euro 3 sur l'Autoroute Ferroviaire Alpine (reliant Aiton à Orbassano), infrastructure dont les réserves de capacité sont garantes de l'absorption de ce trafic complémentaire ».

Cette motion pèsera de son poids sur les chances de voir aboutir ce report modal des camions les plus polluants, un signal fort auprès de l'autorité de l'Etat et un soutien très apprécié des Associations qui demandaient cette mesure dès le lancement du PPA en 2010. Elle confortera un contingentement à terme de l'ensemble des PL tous classements euro confondus et un report modal au Mont-Blanc et au Fréjus.
 

25-Sep-2013 - Transports Co de la Com Com.

L'Arsmb est inscrite au Comité des Usagers des transports collectifs de la Com Com de la vallée de Chamonix. Ce 19 septembre nous avons participé à une réunion d'information et de suivi au siège de Chamonix-Bus en présence des directeurs de la Société, d'élus, du chargé de mission de la com com et d'usagers. Une occasion d'appréhender les efforts consentis par la collectivité au bon fonctionnement de ce service, à sa complexité (horaires, fréquence, synchronisation, matériels, informations aux usagers locaux ou vacanciers), à son adaptation aux saisons et à son évolution: Transport à la demande par exemple, projet expérimental d'un bus électrique, méga bus de 150 places etc.
Ce comité a aussi pour but de recueillir et soutenir des propositions favorisant la mobilité douce (voies cyclistes, promotion des vélos à assistance électrique etc).
S'informer, s'exprimer, proposer, soutenir.

 

25-Sep-2013 - L'ARSMB cosignataire d'une plainte contre X.

L'Association « Réagir en Maurienne » l'a proposé, l'ARSMB lui a emboîté le pas. Une plainte contre X a été déposée auprès le procureur de Chambéry pour mise en danger de la vie d'autrui.
La plainte s'appuie sur des rapports de l'OMS en matière d'impact du diesel sur la santé et d'exposition chronique aux poussières. Elle fait état des trafics routiers dans les 2 vallées alpines via les tunnels du Fréjus et du Mont-Blanc. Elle fait état de la sous exploitation de la ligne ferroviaire alpine Aiton-Orbassano.
...........................

Toutefois, lorsque la loi le prévoit, il y a délit en cas de mise en danger délibérée de la personne d'autrui.
Il y a également délit, lorsque la loi le prévoit, en cas de faute d'imprudence, de négligence ou de manquement à une obligation de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, s'il est établi que l'auteur des faits n'a pas accompli les diligences normales compte tenu, le cas échéant, de la nature de ses missions ou de ses fonctions, de ses compétences ainsi que du pouvoir et des moyens dont il disposait.
Dans le cas prévu par l'alinéa qui précède, les personnes physiques qui n'ont pas causé directement le dommage, mais qui ont créé ou contribué à créer la situation qui a permis la réalisation du dommage ou qui n'ont pas pris les mesures permettant de l'éviter, sont responsables pénalement s'il est établi qu'elles ont, soit violé de façon manifestement délibérée une obligation particulière de prudence ou de sécurité prévue par la loi ou le règlement, soit commis une faute caractérisée et qui exposait autrui à un risque d'une particulière gravité qu'elles ne pouvaient ignorer.
...........
...............
« Compte tenu de l'ancienneté de l'information publiée par le CIRC largement relayée par la presse et les médias en général,compte tenu des demandes répétées d'associations pour l'utilisation de la voie ferroviaire pour le transport des marchandises.
Compte tenu des investissements effectués sur la ligne ferroviaire pour en augmenter ses capacités,
Compte tenu des déclarations de RFF et LTF et des différents rapports sur la capacité effective de cette infrastructure,
Compte tenu des déclarations du Ministre des transports devant la représentation nationale,
Compte tenu de la forte capacité disponible,
Compte tenu des engagements de la France en matière de réduction des transports routiers.

Il semble que l'absence de mesures concrètes visant à un transport des marchandises au moyen de l'infrastructure ferroviaire existante a pour conséquence directe le maintien d'un fort trafic routier de camions sur les itinéraires menant ou provenant des tunnels du Fréjus et du Mont-Blanc.

Le niveau de trafic poids lourds peut être considéré comme directement responsable de l'apparition de cancer du fait de la surexposition des personnes et notamment les riverains, à des émissions des moteurs diesel des dits poids lourds.

Les responsables de cette situation notamment du fait de leur inaction ou de leur abstention pourraient se trouver sous le coup des dispositions du Code Pénal.

C'est dans ces conditions que nous vous prions, Monsieur le Procureur de la République d'instruire la présente plainte contre X, afin de déterminer les éventuelles responsabilités et leurs auteurs dans une surexposition des personnes aux risques de cancer dont les conséquences sont souvent mortelles.

L'abstention dans la prise de mesure visant à réduire le trafic routier des marchandises alors que l'infrastructure ferroviaire le permet et que la révélation du lien direct entre l'exposition aux émissions des moteurs diesel et la mise en danger de la vie d'autrui ne peut être ignorée des auteurs nous semble pouvoir être qualifiée pénalement conformément à l'article 121-3 du Code Pénal.

Par ailleurs, vous apprécierez l'éventuel lien entre la situation décrite dans la présente plainte et la décision de l'autorité de la concurrence en date du 18 décembre 2012 (pièce 9) qui condamne la SNCF pour avoir sur-réservé des sillons et wagons de transport de marchandises interdisant par cette manœuvre à des concurrents de transporter par le rail des marchandises qui ont probablement circulé sur la route.

Vous apprécierez l'opportunité de toute autre qualification des faits que nous vous rapportons et restons à votre disposition lors de l'enquête que vous ne manquerez pas de diligenter. »........

Des élus se sont joints à cette plainte, élus locaux de Savoie, 4 députés et des mandants citoyens. Cette plainte est ouverte et chacun peut encore la signer. Tout renseignements auprès de l'ARSMB.
 

25-Sep-2013 - ARSMB et ENVIRONN'MONT-BLANC.

L'ARSMB soutient la campagne de l'Association ENVIRONN'MONT-BLANC et entretient sa "complicité" avec cette Association amie aux objectifs complémentaires, dans le respect mutuel des choix et actions initiés.
http://inspire74.com
http://emontblanc.com
 

30-Jul-2013 - Objection M. le député!


ci-dessous notre réaction adressée au Dauphiné Libéré ou "les limites de la récupération politicarde à la limite de l'indécence".....




Objet: Objection.

Chère Madame,

Dans votre article du Dimanche 28 juillet 2013 intitulé « Déjà 100 dossiers pour le Fonds air-bois » vous écrivez:
...
« Il y a trois ans, le Syndicat mixte d'Aménagement de l'Arve et ses abords (SM3A), présidé par le député Martial Saddier, dressait un constat bien triste pour la vallée de l'Arve: le chauffage individuel au bois était la principale cause de pollution de la vallée. L'idée qui a émergé était alors de créer un système incitatif pour que les résidents changent leur ancien apareil de chauffage »....

Les lecteurs de votre quotidien ont droit à une information ni tronquée ni soumise à quelque manoeuvre spécieuse que ce soit, même en période pré-électorale, où le député Saddier use de la récupération. Il ne se passe pas une semaine sans qu'on le voie dans vos colonnes ou sur les ondes vanter les mérites du SM3A qui aurait été à l'origine du PPA et qui en assurerait la mise en place. La vérité est toute autre:

« Il y a cinq ans, au vu des relevés et mesures d'Air APS, de l'inquiétude des populations de la vallée, de plusieurs articles de M. Cortay, l'ARSMB demandait au Préfet de l'époque M. Videlaine, la mise en place rapide d'un PPA car se posait un véritable problème de santé publique. Suite à notre insistance, au constat des organismes en charge de la surveillance de la qualité de l'air, aux réunions publiques organisées par l'ARSMB, le préfet Videlaine annonçait la mise en place d'un PPA. Monsieur Saddier y était opposé. C'est un nouveau Préfet, M. Derumigny qui organisait son élaboration sous forme de 13 réunions successives au cours desquelles des mesures de réduction des divers polluants étaient recherchées en présence du Préfet, des services de la DREAL, des services de Santé, de quelques acteurs économiques concernés, d'Air APS, de quelques très rares élus et de plusieurs Associations. L'ARSMB a participé à TOUTES ces réunions de travail et proposé, avec d'autres, des mesures sur les volets « résidentiels, industriels, transports » . A aucune de ces réunions de travail M. Saddier n'a été présent, ni aucun représentant du conseil municipal bonnevillois, ni aucun membre du SM3A. Ce n'est que lors des deux dernières réunions plénières que M. Saddier s'est manifesté en remettant d'ailleurs en cause bon nombre des mesures actées dans le PPA, notamment celles liées aux transports. Le PPA ayant été acté en février 2012 Le SM3A et son président se sont emparés du dossier avec force récupération communicante, prenant en charge la gestion financière du fonds bois, l'ADEME n'ayant pas le statut juridique pour ce faire, nous dit-on. Il en est de même pour le conseil national de l'air présidé aussi par M. Saddier qui a commencé à s'intéresser aux PPA du territoire national après que celui de la vallée de l'Arve ait vu le jour dans la douleur.
L'ARSMB et les autres associations qui ont beaucoup travaillé sur le sujet depuis 2010, ne tirent aucune gloire de la mise en place du PPA. D'autant qu'à leurs yeux, en l'état et en l'absence de mesures cohercitives et volontaristes, notamment sur le volet transports, ce PPA d'une durée de vie de 5 ans pourrait s'avérer inefficace sur le terrain. Les Associations ont donc joué leur rôle de lanceur d'alerte puis ont travaillé dans un souci consensuel pour l'intérêt général. Elles continuent en participant au comité de suivi de ce plan qui doit se réunir prochainement. En outre l'ARSMB est administrateur d'Air APS et d'Air Rhône-Alpes et de ce fait suit avec attention l'évolution de la qualité de l'Air en vallée de l'Arve et ailleurs.
Que Monsieur Saddier tire les marrons du feu, c'est de bonne guerre, mais l'outrecuidance a ses limites, l'opportunisme également.
Quant à M. Peillex, maire de Saint-Gervais et conseiller général, mis aussi en avant dans votre article, il s'est toujours opposé au PPA, et a toujours remis en cause les travaux d'Air Rhône-Alpes. Dernièrement il nous déclarait dans son bureau: « les associations n'ont plus à s'occuper de qualité de l'air. D'ailleurs il n'y pas de pollution en vallée de l'Arve, il y a seulement une pollution naturelle ».
M.Peillex devait récidiver en notre présence lors de la CLIS de l'usine SGL Carbon en juin dernier. Fort heureusement il a été recadré par le sous-prefet M. Bianchi. »

Veuillez agréer, chère Madame, l'expression de nos sentiments respectueux.


Chamonix Mont-Blanc le 29 juillet 2013.

 

22-Jun-2013 - ça va faire du bruit....

Grain de sel

Dans le cadre du contentieux qui oppose le Maire de Chamonix à la société autoroutière ATMB au sujet du financement d’un éventuel écran acoustique en bordure de la RN 205 au lieu dit "Les Tissières", permettez aux représentants de l’ARSMB du « Comité de suivi de l’intégration environnementale du réseau d’ATMB en haute vallée de l’Arve (secteur 8) » d‘apporter leur contribution susceptible d’éclairer le débat.
Premier point:
- La loi est très précise sur la prise en compte du bruit dans les projets routiers, que ce soit lors de travaux de transformation significative d’une infrastructure existante, comme c‘est le cas de la Route blanche (ex RN205 transformée en 2x2 voies et mise en circulation en 2012) = Le maître d’ouvrage, ( ici l’Etat concédant et ATMB concessionnaire), doit prendre toutes les dispositions nécessaires pour que les nuisances sonores affectant les populations voisines de cette infrastructure (la RN205) soient limitées à des niveaux compatibles avec le mode d’occupation des bâtiments riverains ou des espaces traversés.(*)
- La réglementation qui date de 2005 (?) fixe les valeurs limites maximum de bruit à ne pas dépasser à 68 décibels pour le jour et 62 décibels pour la nuit. Elles sont évaluées pour des conditions moyennes de circulation représentatives de l‘ensemble de l‘année.
Seule l’autorité préfectorale a le pouvoir de faire appliquer la réglementation sur la prévention des risques sonores. Le préfet a aussi obligation d’établir la cartographie d’exposition au bruit des populations et à définir les prévisions générales de son évolution. Sur cette base, il met en place des plans de prévention de cette exposition au bruit et contrôle leur application. (**)
Pour mémoire, la RN205 a été cartographiée « bruit » en 2010 sur la base de données 1998, dans l’attente d’une actualisation. A ce jour, elle est classée de niveau 2, ce qui représente des niveaux sonores compris entre 71 et 81 décibels.
Conclusion: L’ATMB est bien impliquée par le bruit émis par « sa » nouvelle infrastructure dans le secteur des Tissières.
Deuxième point:
- La mise à 4 voies de la Route blanche entre Le Fayet et Chamonix finalisée en 2012 n‘a plus rien à voir avec celle de 1978. Rappelons que les milliards d’euros investis par l’Etat depuis plus de quarante ans, avaient pour finalité d’absorber l’augmentation de trafic générée par la perspective de doublement du tunnel du Mont-Blanc. Ainsi de 1977 à 2012, ce trafic est passé de 1.300.000 véhicules (dont 400.000 Pl) à plus de 1.800.000 (dont 600.000 Pl). Dans le même temps, le trafic sur la RN205 n’a cessé d’augmenter pour atteindre une moyenne journalière de 17.000 véhicules/j sur l’année avec des pics à 35.000 v/j, nuisances sonores comprises. Il reste à savoir si cette augmentation de trafic a engendré un différentiel de bruit supérieur à 2 décibels par rapport à la campagne d’étude de bruit de 1998 (?).
- De même, la réglementation sur le bruit est évolutive, au même titre que celle sur la qualité de l’air qui devient de plus en plus contraignante. Ainsi dans son rapport de juin 2011, la Commission européenne propose d’ici à 2015 d’abaisser encore le seuil de la valeur acceptable du bruit, au motif qu’une part considérable de la population de l’UE est exposée à des nuisances sonores de niveaux moindres qui pourraient bien avoir des effets néfastes sur la santé. Toute liberté étant laissée aux états membres de fixer des exigences plus strictes en cas de besoin (***).
Conclusion: Compte tenu du délai d’exécution des écrans acoustiques à mettre en place sur son réseau, ATMB a beau jeu d’annoncer qu’elle s’aligne sur 66 décibels, soit 2 décibels en dessous de la réglementation actuelle. Elle ne fait qu’anticiper.
Troisième point:
En principe le son s’atténue à mesure que l’on s’éloigne de la source. Mais dans nos vallées de montagne, en raison du phénomène d’écho, du sens des vents, et de certaines conditions atmosphériques telles que les inversions thermiques, le bruit reste piégé dans les couches froides à proximité du sol et se propage sur de plus grandes distances qu’en plaine. Ce qui est le cas sur le canton de Chamonix surtout en hiver.
Conclusion: En pratique, les sites cartographiques étant modélisés numériquement, la plus grande attention devait être portée sur les conditions météorologiques et climatiques lors des campagnes d’études de bruit sur le terrain. Tout en prenant en compte la fréquence de ces situations particulières. Or nous manquons de données précises à ce sujet.
Quatrième point:
Le citoyen est légalement acteur de l’établissement des plans de protection contre le bruit dans l’environnement (PPBE). Ceux-ci sont finalement établis au terme d’une consultation du public, doivent être réexaminés tous les 5 ans, et éventuellement révisés (****).
Conclusion: Il reste à savoir si le processus légal de consultation du public a été respecté?
Cinquième point:
Pour en revenir à l’affaire de l’écran acoustique des Tissières dont chaque partie a pu exprimer ses arguments dans la presse locale (D.L. des 1er et 12 juin ), il semble que le désaccord se situe surtout au niveau financier. Se baser sur un texte législatif relatif à "l'antériorité" et certes juridiquement recevable, mais entre l'esprit et la lettre d'un réglement, il y a une certaine marge de consensus. Or il est vrai que l’ATMB est très à l’aise financièrement malgré la crise économique actuelle, poussant même la générosité jusqu'à désendetter sa consoeur du Fréjus. En clair: à la S.F.T.R.F. une partie des recettes des camions passant par le tunnel du Mont-Blanc sans que cette société autoroutière savoyarde en paye les conséquences environnementales sonores et atmosphériques. En vallée de l'Arve, il y a des limites à l'auto-flagellation!


__________________

Il n’en demeure pas moins que la construction de murs anti-bruit dans nos montagnes n’est pas la solution unique. La véritable solution consiste à diminuer le trafic routier en commençant par les camions T.I.R, dans l’attente de leur suppression.

Ceci étant, alors que le bruit constitue avec la pollution atmosphérique les principales nuisances locales, l’ARSMB restera très vigilante sur les suites que donnera ATMB au plan d’intégration environnementale de son réseau routier et autoroutier, plus précisément en ce qui concerne le secteur de la vallée de Chamonix desservi par la RN 205.



* article 12 titre II de la loi n°92-1444 du 31/12/1992 relative à la lutte contre le bruit.
**transcription le 26/10/2005 de la directive européenne 2002/49/CE du 25/6/2002.
***rapport de la Commission au Parlement européen du 1/6/2011-321 final.
**** voir **





 

30-Mai-2013 - Silence on roule...

Dans le cadre de l'élaboration du plan d'intégration environnemental qu'ATMB a obligation de mettre en place, notre association est invitée à s'exprimer sur chacun des volets pris en compte (voir article du 24 mai ci-dessous).
Voici notre "contribution" sur le volet "Bruit".



ATMB et le BRUIT

Note de synthèse:
A) De quoi s’agit-il?
B) Une réglementation en cours d’application
C) Le cas particulier des vallées de montagne.
_______________


A) De quoi s’agit-il ?

Depuis 2002, la Communauté européenne a adopté un programme préventif contre le bruit généré par le trafic routier sur les infrastructures de plus de 8200 véhicules/jour. En conséquence, la France doit mettre en place dans les zones concernées des P.P.B.E. (Plan de prévention du bruit dans l’environnement) afin d’améliorer la qualité de vie des riverains des grands axes routiers tels que l’A40 et la RN205 dite Route blanche.
Cette pollution aux décibels est tout aussi ressentie que la pollution de l’air, d‘où la nécessité d‘améliorer la synergie entre ces deux composantes surtout en zone de montagnes.
Les nuisances sonores -trafic sont dues:
-au bruit des moteurs,
-aux bruits de roulement (interface chaussée/véhicules),
-aux turbulences aérodynamiques provoquées par la vitesse.
= En ce qui concerne les motorisation des véhicules, la directive du 9/12/2011 exige pour les voitures, camions et bus un abaissement de 2 décibels d’ici à 2014, plus 2 et de 3 décibels de 2014 à 2017. Pour mémoire, un moteur de camion d’une puissance de 350cv équivaut à 4,5 voitures.
= En ce qui concerne les bruits de roulement, à 80/90km/h, le bruit d’un camion (12 pneus sur un 40t) couvre le bruit du moteur, d‘autant plus qu‘en montagne le revêtement de chaussée est plus granuleux( enrobé antidérapant).
= Quant aux turbulences aérodynamiques, plus le véhicule est de gros gabarit plus elles augmentent avec la vitesse.
La prise en compte de ces trois facteurs sonores est intégrée dans la réglementation en vigueur (voir ci-après). (*)

B) La réglementation:
(voir doc)
Se féliciter comme le fait l’ATMB en 2013 de « s’être fixé un objectif de 66 décibels soit 2 décibels en dessous des normes » dans le cadre de son futur programme de construction d’écrans acoustiques (sur 5 ans) n’est donc qu’un artifice de communication à destination des gogos. En outre les seuils réglementaires fixées par l’U.E. sont des valeurs minimales exigibles qui ne tiennent pas compte du fait qu’ une grande part de la population est exposée à des nuisances sonores de niveaux moindres qui pourraient bien avoir des effets néfastes pour la santé. (**)



C) Le cas particulier des vallées de Montagnes:
Dans les vallées de montagne, la lutte contre le bruit pose des problèmes spécifiques dus aux conditions spécifiques de propagation des sons: effet de résonance (écho) et d’inversion thermique qui favorisent la propagation du son. Le trafic des camions assourdit les vallées alpines. (****)

La problématique de la haute vallée de l’Arve:

Comme souligné dans les documents de « L’intégration environnementale de la Route blanche » (page 267 du diagnostic), il est évident que les populations de cette vallée sont lourdement exposées aux nuisances sonores surtout le long des axes de transit…le trafic international de transit étant difficilement compatible avec la sauvegarde de ce site exceptionnel du Mont-Blanc.
A partir de ce constat et dans l’attente d’une solution progressive du transfert modal des camions et marchandises sur les trains, il est donc nécessaire de mettre en place les protections acoustiques réglementaires le long de cette axe routier majeur entre la France et l’Italie que représente la RN 205 entre Passy et Chamonix.
Cette voie express très passante (10.000 à 30.000 véhicule/j) est classée de type 2 dans le Plan de protection contre le bruit préfectoral (2010) ce qui représente un bruit moyen de 71 décibels la nuit à 81 le jour. Ces zones de bruit ont été cartographiées et permettent de localiser les écrans acoustiques à mettre en place au droit des habitations. (*****)
________________


Mais la construction d’écrans acoustiques est-ce la solution?

Il n’en demeure pas moins que la construction de murs anti-bruit le long des routes de montagne n’est pas la solution idéale, les ondes sonores étant simplement réfléchies vers le haut. Par ailleurs si la liaison directe avec la source sonore à proximité du mur est rompue, l’effet protecteur est d’autant plus faible que l’on s’en éloigne.

La véritable solution à ce type de nuisance, à défaut de supprimer tout trafic est donc d’agir sur la source: à savoir diminuer le trafic routier. En commençant par le trafic des camions T.I.R. dans l’attente de sa suppression.

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Petit problème de Certificat d’ études primaires:
« 1 camion de 40/44tonnes = 5 voitures en terme de nuisance sonore.
Sachant que sur la Route blanche du Fayet à la rampe du tunnel du Mont-Blanc le trafic moyen journalier est de 17.500 véhicules dont 1500 poids lourds (*), quelle est en terme d’équivalence voiture/poids lourd la quantité journalière de nuisance Qn dégagée par type de trafic?
Sur quel type de trafic agir prioritairement pour faire baisser cette nuisance? »
(*) camions de 40 tonnes
 

24-Mai-2013 - Plan d'intégration environnemental d'ATMB.

La Société "Autoroute et Tunnel du Mont-Blanc" a mandaté le bureau d'études SETEC pour élaborer diagnostic et projet d'intégration envronnemental du réseau ATMB jusqu'au tunnel du Mont-Blanc. Ce tronçon d'Eloise à Chamonix a été divisé en tranches géographiques avec pour chacune d'elles un diagnostic et un projet remédiation axé sur les actions suivantes: Le bruit, le traitement des eaux, les risques naturels, l'intégration paysagère, la qualité de l'air, les corridors biologiques, les autres modes de transports.
Les Maires des communes riveraines, le conseil général, les députés, les services préfectoraux, des Associations environnementales dont l'ARSMB ont pris connaissance de ce plan en réunion plénière( voir ici ) et ont été invités à faire part de leurs remarques:
Voici celles de l'ARSMB, portées à connaissance d'ATMB, de la SETEC, des maires du haut de vallée et du Préfet:



"Chamonix Mont-Blanc le 21 mai 2013
Qui sommes-nous?
L’ARSMB (Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc agréée Association environnementale par arrêté préfectoral) a pour vocation depuis 1991 de défendre l’environnement du Mont-Blanc en luttant contre les nuisances générées par le trafic international routier des marchandises passant par le tunnel du Mont-Blanc. L’objectif de l’association est d’obtenir un changement radical de la politique des transports, tant au niveau national qu’au niveau européen, avec le transfert des marchandises sur le rail et les voies d’eau.
Notre site informatique : www.arsmb.com

Nos commentaires sur l’Etude d’intégration environnementale du réseau ATMB
2012

Petit rappel historique:
En 1996, ATMB avait déjà lancé un important programme de réflexion et de travaux sur 10 ans destinés à l’amélioration de la qualité architecturale et paysagère de son réseau. Intitulé « Un réseau s’habille de neuf », cette première initiative d’intégration faisant l’objet d’une Charte de la qualité consistait en la création d’aires de repos, la rénovation de gares de péages et d‘ouvrages d‘art, l’installation d’écrans phoniques etc, pour mieux répondre à l’attente de ses clients. (*)
Depuis la réouverture du tunnel du Mont-Blanc en 2003 et le retour au forceps du trafic lourd des camions T.I.R. le contexte a fondamentalement changé: la satisfaction des clients de l’autoroute étant une chose, les nuisances générées aux populations riveraines une autre, vu le contexte avéré de la pollution atmosphérique au pays du Mont-Blanc. ATMB se devait d’intégrer encore plus la dimension environnementale du territoire traversé et mettre le respect de l’écologie au cœur de ses préoccupations. D’où (à priori) cette nouvelle étude environnementale initiée en 2009 par l’Etat lors de la mise en concession de la RN205 dans le réseau d'ATMB. A noter que les prestations intellectuelles de cette opération ont été attribuées à la SETEC, le bureau d’étude qui s’était occupé à la fin des années 90 de la conception et de l’intégration dans l’environnement de l’autoroute A43 de la SFTRF reliant le tunnel du Fréjus au réseau AREA.
Nous sommes en 2013. Cette nouvelle politique environnementale qui se veut « ambitieuse » sur 10 ans est formalisée par ATMB suite au diagnostic d’optimisation de l’insertion environnementale de son réseau routier. Sur cette base, il reste à identifier et lister les projets prioritaires à mettre en œuvre d’ici 2022.
L’ARSMB partie prenante de ce nouveau programme a donc été sollicitée pour avis à communiquer au plus tard le 24 mai 2013.



Nos remarques et suggestions:

De par son historique et son implantation géographique, l’ARSMB s’est plus particulièrement intéressée aux secteurs 7 et 8 de l’étude d’intégration environnementale du réseau ATMB, à savoir l'accès à la haute vallée de l'Arve désservie par l’ex RN205 en direction du tunnel du Mont-blanc.
Sans vouloir négliger les thématiques relatives aux risques naturels, ressources en eau, intégration paysagère, déplacements faunes et autres occupation des sols ou espèces invasives (qui relèvent du champs de compétence d‘autres associations), notre attention s’est surtout focalisée sur les nuisances atmosphériques et acoustiques provoquées par le trafic routier sur la voie express à 2 fois deux voies dite Route blanche Passy/Sallanches à Chamonix/tunnel du Mont-Blanc.( fiche projet 7-AMD-7,1).

1) Nos remarques:
En préalable et de notre point de vue, nous voulons faire remarquer que l’intégration environnementale d’un réseau routier s’étudie et se conçoit en amont de sa réalisation et non pas après coup. Par ailleurs nous considérons que ce problème d’intégration relève d’abord de l’utilisation de l’ouvrage, donc du trafic et des nuisances induites par celui-ci.
C’est pourquoi dès 1991 nous précisions dans le livre blanc fondateur de notre Association (**) , alors qu’il était déjà question de doubler le tunnel du Mont-Blanc et que la RN205 n‘était pas encore totalement transformée en voie express concédée:
« La montagne n’est pas un terrain de jeu pour les irresponsables. Si l’économie de l’Europe de l’Ouest a décidé de transiter sous le Mont-blanc, elle doit se donner les moyens de le faire en respectant le Mont-Blanc qui est aussi son patrimoine. A l’heure où la Suisse et l’Autriche défendent leurs paysages et la qualité de leur accueil, va-t-on continuer à saccager le Mont-Blanc la plus haute montagne de l’Europe? »
Avec cette conclusion prémonitoire:
« Au regard d’un monde qui s’éveille à la fragilité de sa planète, il est de la responsabilité de chaque individu d’être vigilant sur son propre environnement. Cette responsabilité devient un devoir lorsque le site concerné fait partie du patrimoine de l’humanité. Le Mont-Blanc et la vallée de Chamonix n’ont pas pour vocation le transit annuel de centaines de milliers de camions. L’existence de ce trafic commercial lourd est totalement incompatible avec le souci écologique et l’économie touristique de cette région. »
Or nous constatons:
-24 février 2013-
Etude d’intégration environnementale du réseau ATMB dans le site classé « Massif du Mont-Blanc. » (page 267 du diagnostic)
« Le réseau ATMB, notamment à travers la RN205 récemment concédée et à l’A40 menant au site (secteur 8) devrait participer pleinement au développement durable du site du Mont-Blanc. Par sa position centrale au cœur des Alpes, la région de l’Espace Mont-Blanc est un lieu de passage très fréquenté. Elle se situe sur un axe Nord/Sud spécialement parcouru par le trafic international de transit. Celui-ci est difficilement compatible avec l’intérêt des populations locales et la sauvegarde de l’environnement. 
De plus, les habitants des vallées sont fortement dépendants du véhicule privé pour leur mobilité. Sans compter que la beauté des lieux attire également de nombreux touristes autant l’hiver que l’été.
Il est donc évident que les populations locales sont lourdement exposées:
-aux nuisances sonores, surtout le long des axes de transit;
-à la pollution atmosphérique spécialement haute en hiver.
Ainsi l’objectif de limiter l’impact des transports et de leurs infrastructures, dans l’intérêt des populations locales et de l’environnement, représente un enjeu important. »
Bien qu’il ait fallu attendre plus de vingt ans pour que cette évidence soit enfin inscrite noir sur blanc dans un document officiel, nous ne pouvons qu’être d’accord avec ce diagnostic qui analyse l’effet environnemental de cette infrastructure « autoroutière » sur les territoires mais aussi sur les populations du Mont-Blanc.
Sauf qu’il ne doit pas y avoir d’ambiguïté entre les discours tenus par les représentants d' ATMB et le diagnostic ci-dessus énoncé. Affirmer dans sa Charte 2012/2013 que « Grâce à plusieurs actions relatives à l’amélioration de la qualité de l’air dans le tunnel et le long de ses itinéraires d’accès où des mesures de contrôle des taux de pollution et du bruit sont réalisées quotidiennement, les paramètres de la qualité de l’air montrent que les valeurs enregistrées sont inférieures aux limites légales et sont conformes à celles qui ont été enregistrées aux mêmes endroits lors de la réouverture du tunnel…garantissant aux habitants des deux vallées (Aoste et Arve) et aux usagers le respect de taux de pollution à des niveaux très inférieurs à ceux admis par les normes européennes » est mensonger. Il est clair que les données scientifiques transmises par Air-Rhône-Alpes sur la RN205 aux Bossons infirment totalement de telles affirmations. (***)
Il est donc évident que les populations riveraines de la RN 205 sont aussi lourdement exposées à la pollution atmosphérique hiver comme été, spécialement celle due au trafic routier des voitures, des bus et des camions T.IR.

2) Suggestions:

A l’aune de ces constatations, il reste à dégager les priorités au regard des objectifs visés. Ainsi, faut-il privilégier le service rendu à une clientèle avide de mobilité au préjudice de la santé d’une population riveraine? La finalité de ce programme, est-elle d’assurer la durabilité financière de l’entreprise ATMB quels qu’en soient les effets collatéraux environnementaux? Faut-il privilégier un type de trafic plutôt qu’un autre parce que plus rémunérateur? La santé publique doit-elle primer sur des intérêts purement financiers? Tels sont les enjeux à hiérarchiser.
A l’ARSMB, nous considérons que ces choix ne relèvent ni de nos compétences ni de notre responsabilité mais que fondamentalement la santé publique doit primer sur les intérêts économiques d’une société autoroutière concessionnaire d’un service public, qui plus est propriété de l’Etat.
Nos exigences de citoyens en 1991 étaient à terme:
« 1- un réexamen au plus haut niveau des solutions par ferroutage et transports combinés pour le franchissement de l’arc Alpin.
2- que la solution retenue absorbe tout le trafic routier lourd international qui transite actuellement par le Mont-blanc.
3- que les nuisances imposées par le tunnel actuel et ses accès soient réduites puis supprimées. »
Or que constatons nous en 2013 au pied du Mont-Blanc, après la catastrophe de 1999 suivie de 13 années de discours pavés de bommes intentions :
-bon an mal an quelques 600.000 poids lourds internationaux de 40 tonnes (44 tonnes?) continuent de transiter gratuitement par la Route blanche (?) et le tunnel du Mont-Blanc.
-la vallée de l’Arve est depuis 2012 sous l’assistance respiratoire d’un Plan de Protection de l’Atmosphère minimaliste qui tarde à produire ses effets.
-les camions Euro3 ne sont toujours pas interdits sur l’itinéraire international du tunnel du Mont-Blanc alors que dès la fin de l'année 2013 serons mis en service les Euro 6.
-le contingentement du trafic des camions T.I.R est toujours remis aux calendes.
-le ferroutage d’Aiton/Orbassano n’est toujours pas finalisé.
Autrement écrit, c’est toujours la même chanson. Alors que le moyen le plus efficace de réduire les nuisances de tous ordres générées par ce trafic lourd passe par sa diminution, il n'est pas question de laisser respirer les vallées comme elles devraient ni d‘inverser la tendance. Ce que réclament depuis longtemps les élus locaux comme les populations.

Conclusion:
Suite à l’étude des documents qui ont été mis à notre disposition nous constatons malheureusement qu’en ce qui concerne la haute vallée de l'Arve, la fiche projet AMD 7,1 intitulée « Autres modes de déplacement/ qualité de l’air/Etude du développement du réseau de transport en commun pour l’accès à la vallée depuis St-Gervais jusqu’à Chamonix » se présente comme une coquille pratiquement vide, cette thématique ne faisant pas partie de la politique environnementale de l’ATMB (case non cochée)…alors que la priorité retenue du projet est référé de niveau 3 et que seulement 200 Keuros sur 55.000 sont crédités à sa finalité.
Ce constat à lui seul artificialise un plan d'intégration dont la vocation originelle eut été prioritairement d'améliorer la qualité de vie des riverains et de protéger un site unanimement reconnu comme un espace vital de première importance européenne voire mondiale."

Pour nous envoyer un email a ce sujet cliquez ici
 

02-Avr-2013 - Voir ou revoir diesel du poison dans l'air.

Pour voir ou revoir le reportage "diesel du poison dans l'air un scandale sanitaire", dans le cadre de l'émission "Envoyé spécial" sur France 2, en partie tournée en vallée de l'Arve et au Pays du Mont-Blanc, faire sur Google un copier-coller de:
www.youtube.com/watch?v=48xdTnbUsAI
 

26-Mar-2013 - Compte-rendu de l'AG du 08 mars 2013.

Compte-rendu de l'Assemblée Générale ordinaire du 08 mars 2013.

tenue au Majestic à Chamonix Mont-Blanc.
118 personnes présentes + Réception de 91 pouvoirs.
Nombre de cartes d’adhésions en 2012: 391.

Sont présents à la tribune: Simon Métral Président, Jean Martinetti Vice-Président, Maryline Métral trésorière, Philippe Pittet membre du C.A, Gérard Decorps membre du C.A.

Le Président ouvre la séance et annonce le déroulement de la soirée: L'assemblée générale statutaire sera suivie d'un débat portant sur trois thèmes, trafic-intermodalité-tunnels, qualité de l'air et pouvoir citoyen.

1.Rapport moral du Président:
Bienvenue et Merci à toutes et tous de votre présence ce soir pour la 22 ème assemblée générale de l'ARSMB.
Nous excusons les associations de Maurienne « Réagir » et « Vivre en Maurienne », l'atelier équithé , TV Mountain et Tv 8 Mont-Blanc qui a tourné un sujet en début d'après-midi.
Nous remercions les élus de bien vouloir honorer notre assemblée de leur présence (les maires de la communauté de communes de la vallée de Chamonix, le maire de Passy, Le Maire de Salanches, Me Comet conseillère régionale en charge du tourisme et de la montagne, M. Leras, la Cie des guides.
Nous tenons à dire notre gratitude à Eric Fournier maire de Chamonix et ses collègues de la communauté de communes de la vallée de Chamonix pour leurs prises de position à nos côtés et leur précieuse contribution dans les objectifs communs que nous défendons, que ce soit dans leur soutien résolu à défendre des mesures du PPA, des démarches en faveur d'une amélioration environnementale, climat, habitat et déplacements, prise de position sans équivoque et courageuse lors du 50ème anniversaire du percement du tunnel. Il est important pour l'ARSMB, que les services de l'Etat et les élus nationaux se rendent compte que nos doléances et nos propositions soient portées par les élus locaux, et c'est le cas.
Merci aux représentants d'autres associations avec qui nous travaillons et échangeons, Pro-Mont-Blanc, l'AVPAVA, la Frapna, les associations de Passy, d'autres qui militent aussi pour un environnement à préserver. Une mention particulière à Environn'Mont-Blanc et sa présidente Anne Lassman-Trappier à qui nous formulons nos félicitations pour avoir été fraîchement nommée par le ministère de l'Ecologie administratrice de la SNCF.
Enfin merci à vous tous, adhérents et sympathisants, à ceux qui n'ont pu se déplacer mais nous ont fait part de leurs encouragements à poursuivre. Certains d'entre vous cotisent depuis 20 ans. Merci aux présidents successifs avec mention aux fondateurs Christian Mollier et Denis Ducros, toujours là. Denis, ta verve et ton regard averti, nos tous derniers échanges sont restés des traces de guide et notre relais est un devoir à continuer corde tendue. Chacun voit que les préoccupations qui vous habitaient au tout début des années 90 ne se sont pas résolues à disparaître. Vos objectifs de l'époque sont les nôtres d'aujourd'hui. Vous mettiez en garde, nous alertons. Vous aviez crainte d'un second tunnel, la crainte n'a pas écarté le danger. Vous étiez confrontés aux promesses étatiques non tenues, aux louvoiements aux manoeuvres, nous subissons au plus haut niveau de l'état l'inertie, pire, l'imposture et le Mensonge:
Le mensonge, l'art de convaincre le peuple, lui inculquer des faussetés annoncées comme salutaires et conclues macchiavélliquemment comme véreuses.
Galerie de sécurité du Fréjus: Quelle énergie n'avons-nous pas dépensé aux côtés de nos amis mauriennais pour dénoncer le risque établi de voir se transformer l'ouvrage en voie de circulation. Le ministre nous accusa d'un procès d'intention et jura que non, jamais. Chacun a vu ce qu'il en est aujourd'hui.
N'y aurait-il pas grand danger à considérer le mensonge comme parfois licite, voire stratégique à considérer que beaucoup de choses en France se construisent comme si décideurs et électeurs cultivaient la même désinvolture pour la Vérité:
Le Grenelle de l'Environnement, le report modal prioritaire préconisant que toute infrastructure routière ne s'envisagerait que dans l'impossibilité d'autre solution: La vérité est que le trafic ferroviaire ne cesse de décroître et les erreurs du passé sont les erreurs d'aujourd'hui. L'écotaxe qu'on nous annonçait comme un moyen de développer le rail ne sera appliquée sur aucune route en Haute-Savoie, Merci le conseil général. Au point que l'Europe somme dans l'urgence les sociétés autoroutières d'élaborer un plan d'intégration environnementale de leur structure: En résumé le mal est fait atténuons la douleur: 55 millions d'euros à trouver avant 2014 par ATMB pour justifier de prévention contre le bruit, la pollution atmosphérique, celle de l'eau, les risques naturels, les dommages aux paysages et à la faune. Dans le même temps on érige une erreur du futur par la seule optique routière pour désservir le Chablais et la même société autoroutière se précipite au portillon, je veux dire au péage. Tant que c'est le citoyen qu'on berne, lui qui accessoirement est également usager et contribuable.
Toute vérité serait-elle douloureuse à entendre? Pourquoi par exemple nous cache-t-on qu'ATMB et la Société Française du Tunnel Routier du Fréjus ont entrepris une fusion dans le but que la première qui fait de gros bénéfices vienne renflouer la seconde, déficitaire de plus d'un milliard d'euros. L'usager de l'A40 et du tunnel du Mont-Blanc s'offusquerait-il de voir une partie de son ticket de péage partir dans les caisses de la SFTRF et financer le second tube du Fréjus au préjudice de l'autoroute ferroviaire alpine?
La vérité ne finit-elle pas toujours par émerger? En 2009 quand nous dénoncions la non mise en place d'un PPA, le préfet nous accusait de calomnie. Les députés certifiaient que ces plans n'étaient envisageables que dans les villes de plus de 250000 habitants. Aujourd'hui nous accusons l'Etat d'avoir failli à ses obligations en matière de qualité de l'air, en saisissant un magistrat.
Nous aurons besoin de vous pour faire valoir le droit au respect des lois. Nous sommes en déficit de mobilisation. Le 17 novembre, à la marche des Respects, nous étions 450 sur le viaduc des Egratz. Nous aurions dû être 5000.
La tactique du mensonge n'engendre jamais la révolte, au mieux le désabusement. Nous pourrions être désabusés face à la menace d'un second tube au Mont-Blanc, de l'autorisation de circuler pour les 44 tonnes, de voir les crédits attribués à Air Rhône-Alpes à la baisse à l'exemple du conseil général de Haute-Savoie qui estime que les études d'Air Rhône-Alpes nuisent au tourisme, de voir un Plan de Protection de l'Atmosphère inefficace en 2015.

Alors dans ce fatras, quel rôle s'est fixé l'ARSMB?
Nous serons intransigeants sur l 'amélioration de la qualité de l'air. En siégeant au CA d'Air Rhône-Alpes et d' Air APS nous veillerons à ce que les moyens pour assurer une surveillance et des études fiables soient maintenus.
En étant membre du comité de suivi du PPA nous continuerons à peser pour obtenir des mesures plus courageuses notamment en matière de transports.
Nous tenterons de mener à bien notre plainte au pénal, avec les réserves à prévoir dans certaines probabilités de la procédure.
Nous déjouerons les manoeuvres de désinformation concernant les vrais enjeux des trafics routiers et environnementaux dans notre vallée.
Nous userons d'actions de terrain au moment opportun.
Enfin nous continuerons à collaborer avec les autres associations, locales ou nationales, et avec les élus locaux qui ont entrepris comme l'a dit dernièrement Nicolas Hulot ici même « une mise en laboratoire de notre vallée éprouvette ».
Nous conservons l'ambition de défendre un territoire, son environnement et ses habitants. Nous dénonçons la stratégie du fait accompli et nous revendiquons l'accès à un pouvoir citoyen de décision.
Après tout, l'avenir n'est pas si bouché que cela, des portes sont entrouvertes, pour peu que la mobilisation s'amplifie.
Faisons nôtre cette parole de S.Heissel: « Contre l’égémonie de la quantité, de l’avoir, nous devons promouvoir une vaste qualité de la vie, c’est à dire du bien vivre. A cette fin, il nous faut favoriser tout ce qui va à l’encontre des multiples dégradations causées à la qualité de l’air, de la nourriture, des eaux, à la santé et au climat.Fin de citation.

En conclusion, ne nous laissons pas enfermer dans le pessimisme. Le chemin s'ouvre avec vous tous ici, gens de bien.
Just réalist, mais combattifs.
Merci de votre attention !

Le rapport moral est soumis au vote de l'assemblée. Il est approuvé à l'unanimité.

Intervention de M. Eric Fournier Maire de Chamonix Mont-Blanc, Président de la Communauté de Communes de la vallée de Chamonix qui rend hommage aux membres de l'ARSMB pour leur travail devenu essentiel dans la vallée. Il entend bien mener de concert avec elle les actions en faveur des causes envirommentales concernant les transports, la qualité de l'air, le plan climat et le PPA. L'ARSMB est un acteur et la communauté de communes l'intègre aux actions et projets à mener à bien.

2.Rapport d'activités:
Chaque personne présente est en possession du rapport d'activités chronologique de toutes les actions ARSMB. Le Président en énonce le contenu.
L' ARSMB en 2012 c'est:
12 réunions du C.A soit une par mois au local que met à notre disposition la mairie des Houches.
4 réunions publiques d'information sur la qualité de l'air dont 2 à des scolaires.
4 réunions à Bonneville , 1 avec les dirigeants ATMB, 3 autres avec le Préfet la Dreal, des maires.
4 entrevues avec des maires de la vallée.
4 reunions à Bonne au sein du collectif désserte du Chablais.
8 réunions du CA d 'Air Rhône-Alpes et du comité territorial Air APS à Lyon ou Chambéry.
4 participations à des AG d'associations amies.
3 participations à des réunions environnement mairie de Chamonix.
4 journées de tournage télé.
Une douzaine d'interviews à des médias.
Une manifestation de terrain le 17 novembre.
Une rencontre avec un dirigeant du comité transalpine.

Des échanges et courriers avec les services de l'Etat, des élus, des associations locales et nationales, des étudiants.
Je précise que tout cela est bénévole. Nous ne vivons financièrement qu'avec les cotisations et dons de nos adhérents. Nous ne percevons aucune subvention ni sponsoring, ce qui nous laisse toute liberté de choix et d'actions.
Seuls nos frais de déplacementAir Rhône-Alpes nous sont remboursés.
Nous sommes parfois sollicités pour nous investir en d'autres problématiques, mais nous sommes contraints à décliner, sachant que d'autres associations ou instances traitent ces sujets.
Le rapport moral est soumis au vote. Il est approuvé à l'unanimité.



3. Rapport financier:
Chaque personne présente est en possession du rapport financier. La trésorière en résume le contenu et fait les observations qui s'imposent.

Les comptes clos en 2012 montrent une baisse significative de la situation financière malgré nos efforts pour mobiliser nos adhérents. (plusieurs relances en cours d’année).

Les cotisations de ces derniers retrouvent leur niveau de 2010. Elles ont diminué de 17,15% et passe de 9716 euros à 8 293 euros.

Le placement sur un livret bleu de notre trésorerie a dégagé 490 euros.

Nos recettes encaissées s’élèvent donc à 8 899 euros contre 10 164 euros soit moins 1 265 euros.

Parallèlement nos charges d’exploitation ont augmenté de 2 866 euros. Les postes propagande (achat de deux banderoles au moment de notre manif du 17.11.2012), voyages et déplacements ont le plus progressé.

La manifestation du 17/11/2012 nous a coûté 3 500 euros sachant que dans cette somme se trouve l’acquisition de deux banderoles.

Nous constatons une perte pour l’exercice qui s’élève à 1 646 euros. La trésorerie nette se monte à 20 838 euros au 31/12/2012 dont 20 191 euros qui sont placés sur un compte livret bleu ne présentant aucun risque financier.

Dernièrement nous avons lancé par courrier un appel à dons à des établissements hôteliers situés dans la vallée et autres organismes associatifs. A ce jour aucune réponse.






4. Renouvellement du tiers sortant:


Comme chaque année nous souhaitons faire un appel à toute personne désirant intégrer notre Conseil d’administration, nous avons besoin d’une augmentation du nombre de nos membres afin d’élargir le champ de nos interventions déjà fournies.

La diversité des personnes sensibles à notre cause reste un atout majeur pour notre combat.

Nous allons donc maintenant procéder au renouvellement du tiers sortant :

Sont sortants : Madame Métral Maryline, Messieurs Roland Berthet, Philippe Pittet et Nicolas Ponson.

Tous se représentent sauf Nicolas Ponson qui pour des raisons professionnelles quitte notre département. Nous tenons à le remercier sincèrement pour l’aide qu’il nous a apportée tant sur le plan humain que sur le plan informatique et secrétariat. Nous lui souhaitons un bel avenir et nous garderons contact avec lui.


Son poste de secrétaire est désormais vacant, nous déciderons de qui le remplacera lors du prochain CA.
Mr Michel Maniglier a donné sa démission en tant que membre du Conseil d’administration en début d’année 2012.


Cinq personnes nouvelles font acte de candidature à l'entrée au C.A de l'Association:
- Sandra TISSOT résidant à Passy.
- Jacques Julien RIEME résidant à Chamonix Mont-Blanc.
- Erick TIRATAY résidant à Sallanches.
- Joël RAVISCIONI résidant à Chamonix Mont-Blanc.
- Jacques VENJEAN résidant à Cluses et Médecin

Le renouvellement du tiers sortant est soumis au vote de l'assemblée. Il est approuvé à l'unanimité.

FIN DE L'ASSEMBLEE GENERALE STATUTAIRE.
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2ème Partie: Le Débat.

1.Jean Martinetti vice-président présente un diaporama et le commente sur l'intermodalité, les trafics, les doublements des tunnels.

Il rappelle ce qu'est l'intermodalité et montre les carences de la France en matière de transfert du fret sur le rail. Il fait un historique de la structure AFA (Autoroute Ferroviaire d'Aiton) et montre la sous exploitation de la structure.
Puis il évoque la forfaiture politique ayant entraîné le doublement du tunnel du Fréjus et la construction de la fausse galerie de sécurité. Ce tunnel se présentera désormais en bi-tube monodirectionnel de 5 voies au total, avec un trafic moindre qu'au tunnel du Mont-Blanc dû à un déficit sur le réseau SFTRF de VL. Comment alors ne pas craindre alors la menace d'un second tube au tunnel du Mont-Blanc d'autant que les autorités justifient les 500 millions de dépense du second tube par un souci sécuritaire: 7m de voies roulantes au Mont-Blanc et 2 galeries de sécurité de 1,30m la crainte est légitime.
Jean Martinetti expose les fluctuations des trafics sous les deux ouvrages. Puis il expose l'évolution des trafics fret et fait un comparatif Route-Rail en France Suisse et Autriche. La Suisse est le seul où le tonnage rail l'emporte. En Suisse et en Autriche le tonnage fret rail et route augmente en France il diminue.

Question de la salle: Et le Lyon-Turin?
Simon Métral rappelle la position de l'ARSMB sur ce projet:L'ARSMB a toujours défendu le report des marchandises sur le rail. Elle le dit depuis dix ans, oui au Lyon Turin à condition qu'il enlève les camions du Mont-Blanc et de Maurienne, qu'il se fasse dans le respect environnemental et avec l'aval des populations concernées. Aujourd'hui, aucune de ces trois conditions n'est remplie. On sait que ce projet n'enlèvera pas de PL dans l'arc alpin. De plus en 2001 on l'annonçait fonctionnel pour 2012. Aujourd'hui on parle de 2030. Que fait on d'ici là? Cette vaine attente serait elle propice à justifier l'inertie qui pénalise les solutions ferroviaires existantes et leur développement? Pour ces raisons l'ARSMB n'est pas favorable au projet.

Intervention de M. Eric Fournier:
Jamais les membres de la Communauté de Communes ni la plupart des maires en aval n'accepteront un second tube au Mont-Blanc. Ce serait inacceptable et en contradiction totale avec certains engagements et avec la politique de protection mise en place localement.


2.La qualité de l'AIR:
Deux médecins, Cécile Buvry et Jacques Vanjean présentent un diaporama et le commentent.
Le Docteur Buvry rappelle quels sont les polluants concernés, leurs sources et pour chacun, ses effets sur la santé. NOX, particules ou poussières, ozone, COV.
Les effets liés à la pollution au diesel, cancérigène pour l'homme, classée GR1 par le CIRC depuis 2012. Déclinaison de ces effets sur le cerveau, les poumons, la vessie, l'ORL, le coeur, le sang et les vaisseaux.
Le Docteur Vanjean présente les coûts sanitaires liés à la pollution de l'air extérieur (hors coûts environnementaux): 20 à 30 milliards d'euros en France, 232 milliards en europe. L'impacte morbidité mortalité est aussi très lourd et les chiffres présentés sont inquiétants. Présentation est faite des remédiations possibles.
Le Docteur Vanjean déplore un déficit d'information au grand public, notamment lors des pics de pollution (arrêté préfectoral N°2011). Combien de temps encore l'impératif de santé publique s'effacera devant les intérêts économiques?
Diaporama à disposition de toutes personnes qui en feront la demande à valleespropres@arsmb.com
Diaporama à disposition sur le site www.arsmb.com.

Simon Métral expose un rapide diaporama montrant la mise en place de PPA en France et de mesures dès 2002. D'où les carences de l'Etat en la matière en Haute-Savoie.
Philippe Pittet expose alors les raisons qui ont poussé l'ARSMB a déposé plainte au TA de Grenoble et auprès du Procureur de la République, plaintes classées sans suite pour les motifs exposés. Puis Philippe Pittet donne les modalités d'un nouveau dépôt de plainte, cette fois au pénal, donc devant un magistrat. Dossier en cours de montage.

Les questions et réactions sont nombreuses dans la salle:
sur les aides au changement des foyers bois peu performants (aide financière mesure prévue au PPA).
Certains maires sont mis en cause pour leur inaction en matière de transports collectifs.
D'autres pour le non affichage sur les panneaux communaux à messages variables des infos qualité de l'air.
M.Morand Maire de Sallanches appelle à un effort sur l'arrêt de l'écobuage, les feux de jardin et autres mesures.
M.Petitjean Maire de Passy déplore que Passy soit stigmatisé et assure qu'il prend le problème très au sérieux. Il énumère les sources pénalisantes de sa commune, elles sont nombreuses, à commencer par l'aire de régulation des poids lourds dont il demande depuis longtemps qu'elle soit déplacée impérativement.
Me Schmutz Maire de Servoz indique comment elle alerte ses administrés en période de pics de pollution en envois groupés internet.
De nombreux participants se plaignent du non respect des limitations de vitesse sur l'A40 et la RN 205 de la plupart des usagers, en toute impunité, les contrôles radar se montrant très insuffisants, y compris pour les poids lourds.
Est évoqué à plusieurs reprises l'accès difficile aux stations les week-end et périodes de vacances, avec saturation, bouchons et pollutions amplifiées.
Certains dénoncent les insuffisances en offres de transport collectif et le recul des offres sncf.
Réponse de Me Comet conseillère régionale et de M. Leras.
Est évoquée l'irresponsabilité de M. Bouchet conseiller général qui prône le non paiement de la subvention attribuée à Air Rhône Alpes, pour des motifs inintelligents.
La surveillance de la qualité de l'air ne doit pas voir ses moyens à la baisse ni sa capacité d'actions.


3.Le pouvoir citoyen:
L'ARSMB déplore la politique du fait accompli et la non prise en compte d'un pouvoir citoyen responsable au niveau des décisions toujours, et des concertations souvent.
Un échange s'établit avec la salle.
- Josée Krempf EELV prône une union des forces vives, des actifs afin de fédérer mieux les initiatives et les réactions.
- Des propositions d'aide à l'association sont faites pour élargir son champ de communication au profit des adhérents et de la population.
- Laurent Blondaz indique les vertus d'une réelle participation démocratique décentralisée et l'expression collective comme un droit.

Simon Métral clos le débat et invite les participants au casse-croûte et au verre de l'Amitié.
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13-Mar-2013 - Retrouvez la présentation de l'Assemblée Générale

Pour faire suite à la demande de nombreuses personnes, trouvez ci-dessous un document présenté lors de notre assemblée générale. A lire et à diffuser !

 

05-Mar-2013 - Lire le bulletin N°26 de l'ARSMB - mars 2013

Passez en "plein écran" en cliquant sur la rectangle dans le coin en bas à droite de la fenêtre ci-dessous. Vous pouvez également télécharger le bulletin en cliquant sur la flèche, toujours en bas en droite. Bonne lecture et partagez ce bulletin par mail ou encore grâce aux réseaux sociaux. On compte sur vous ce 08 mars, à 20h30 au Majestic à Chamonix, pour l'AG de l'ARSMB.

 

01-Mar-2013 - Pics de pollution....

L'ensemble des vallées de la région Rhône-Alpes est touché et particulièrement la vallée de l'Arve. Ce 1er mars affiche un indice de l'Air de 10/10 sur une échelle de 0 (qualité excellente) à 10 (air dangereux).
Un petit rappel: Les conditions anticycloniques et à fortiori les inversions de températures aggravent la situation en accumulant les polluants en fond de vallée et en les empêchant de se disperser. En aucun cas ces phénomènes ne sont précurseurs ou sources d'émissions. C'est donc sur ces sources qu'il faut agir. C'est ce que devait envisager le Plan de Protection de l'Atmosphère et force est de reconnaître qu'il est pour le moins faillible.
 

22-Fev-2013 - Seuil d'alerte de nouveau atteint.

Les vallées alpines connaissent de nouveau une pollution atmosphérique. Après plusieurs épisodes en janvier, voici que cette fin février voit la vallée de l'Arve placée en seuil d'information durant plusieurs jours. Depuis le mercredi 20, le seuil d'alerte est atteint et devrait être maintenu au moins jusqu'en fin de semaine.
Qui connaît les procédures de déclenchement de ce seuil par le Préfet? Qui connaît les réseaux d'information aux autorités, aux médias, aux établissements scolaires et aux habitants? Qui connaît les consignes à respecter individuellement pour ne pas être trop exposé.
Cette carence d'information doit être comblée. Ce serait plus responsable que d'attendre la mort de l'anticyclone et la venue hypothétique d'une douceur dépressionnaire favorisant la dispersion des polluants.
Ce serait encore plus responsable que de réduire les sources d'émissions. Pour l'instant le Plan de Protection de l'Atmosphère ne l'envisage que pour l'hiver prochain, dans le meilleur des cas. Et avec un manque d'ambition tel que l'amende forfaitaire de 30 millions d'euros infligée par la cour de justice européenne à la France et une astreinte de 300 000 euros par jour est dans sa phase exécutoire.

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05-Fev-2013 - Assemblée Générale de l'ARSMB le 08 mars.

On espère une forte affluence à cette AG tant les enjeux sont importants.
La partie statutaire sera suivie d'échanges qui aborderont les thèmes de la qualité de l'air, le rapport Rail-Route, les enjeux immédiats dans la vallée, les positionnements et intentions de nos interlocuteurs partenaires ou opposants.